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Robert Fripp › The gates of paradise

4 titres - 59:37 min

  • 1/ The Outer Darkness I (23:37)
  • 2/ The Gates of Paradise I (14:00)
  • 3/ The Outer Darkness II (10:19)
  • 4/ The Gates of Paradise II (11:41)

enregistrement

The Music Room, Discipline Global Mobile, Angleterre, 9 juin 1994 - 9 mars 1996

line up

Robert Fripp (guitare, soundcapes)

chronique

Styles
ambient
ovni inclassable
Styles personnels
soundscapes

Comme on peut le lire dans les notes qui accompagnent le livret de "November Suite", dès 1994, David Singleton et Robert Fripp firent cause commune pour promouvoir la technologie des Soundscapes, travaillant secrètement sur un projet intitulé "The Gates of Paradise". Le résultat est publié trois ans plus tard, enrichi des expériences en public qui servent encore ici de trame de fond à certains titres. Pour l'heure, il s'agit là de la version la plus up-to-date qui puisse exister de cette approche technologique. De "No Pussyfooting" en 1973 avec Brian Eno, en passant par ses derniers Frippertronics au sein de la League of Crafty Guitarists ("The New World" sur "Live !" en 1986), ses tous premiers essais Soundscapes avec David Sylvian sur "The First Day" ("Bringing Down The Light"), jusqu'à "1999", tous ont, sur plus de vingt ans de recherches, contribué à la longue progression, la longue évolution d'une musique qui ne ressemble à aucune autre. "La meilleure façon de faire beaucoup de bruit avec une seule guitare" nous dit encore l'intéressé. "The Gates of Paradise" s'est bâti sur la durée et, fait unique dans cette longue quête - preuve aussi peut-être qu'il en incarne l'acmé - est le seul à avoir été développé en studio. Ici, la part d'écrit a donc son importance, si bien que vous ne trouverez sur aucun de ses autres disques de sentiments aussi exacerbés que ceux présentés ici. L'imposant "The Outer Darkness" s'aventure bien au-delà des frontières d'une expérience post-mortem. Son titre d'ailleurs est suffisamment explicite. Le premier mouvement, faisant plus de vingt minutes, oscille avec maestria entre moments de tensions sourdes et éclairs effroyables d'épouvante. Sa deuxième partie ne déroge pas à la règle et adopte, comme c'était le cas pour "November Suite", le choix de l'alternance puisque cette imposante pièce est entrecoupée par deux suites un tout petit peu plus courtes qui donnent leur nom à l'album. Là aussi, comme sur le disque précité, les sentiments véhiculés par cette plage vont à l'exact opposé de ce qui nous était conté jusqu'ici. Rédemption et douleur désormais inséparables, "The Gates of Paradise" clôt pour l'instant, et de bien belle manière, le chapitre le plus mystique du guitariste émérite.

note       Publiée le jeudi 11 novembre 2004

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Stalker › mardi 13 juillet 2010 - 19:20  message privé !

Un album vraiment terrifiant, un trip mystique complètement barré... Fripp en solo, c'est vraiment différent, il fait beaucoup plus d'ambient et celui-ci en est vraiment le bilan et le plus efficace. D'un point de vue technique, c'est un album de guitare, au départ, elle a ensuite été soumise à des déformations sonores pour donner ce son fabuleux.

Une merveille d'ambiance, à écouter seul dans le noir, frissons garantis. Nouveau chef d'oeuvre.

Note donnée au disque :       
toliveistodie › samedi 8 janvier 2005 - 15:27  message privé !
Enfin les autres morceaux... je parlent des "the gates of paradise" uniquement.
toliveistodie › samedi 8 janvier 2005 - 15:25  message privé !
Ca y est je l'ai eu cet album. Je ressors tout juste du premier morceau... Effrayant, dans le noir, seul : on en imagine des choses... Les autres morceaux sont plus "fantastiques". Je suis agreablement surpris.