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Brian Eno › Music for films

cd • 18 titres • 41:00 min

  • 1Aragon01:37
  • 2From the Same Hill03:00
  • 3Inland Sea01:24
  • 4Two Rapid Formations03:23
  • 5Slow Water03:16
  • 6Sparrowfall [1]01:10
  • 7Sparrowfall [2]01:43
  • 8Sparrowfall [3]01:23
  • 9Alternative 303:15
  • 10Quartz02:02
  • 11Events in Dense Fog03:43
  • 12There is Nobody01:43
  • 13Patrolling Wire Borders01:42
  • 14A Measured Room01:05
  • 15Task Force01:22
  • 16M38602:50
  • 17Strange Light02:09
  • 18Final Sunset04:13

enregistrement

Basing Street Studios, Londres, Angleterre, 1975-1978

line up

John Cale (violon), Phil Collins (percussions), Rhett Davies (trompette), Brian Eno (synthétiseur), Robert Fripp (guitare), Fred Frith (guitare), Percy Jones (basse), Bill Maccormick (basse), Dave Mattacks (percussions), Rod Melvin (piano électrique), Paul Rudolph (guitare)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
ambient

Sans contestation possible, "Music for Films" fait partie de mes albums préféres de Brian Eno. Mais pour trouver les raisons qui m'ont amené à une telle certitude, je n'ai d'autres choix que de me replonger dans ce disque. Chose que je fais avec toujours le même enthousiasme. Les pièces sont généralement très courtes et évoquent les passages instrumentaux de "Another Green World", voire les tout aussi nébuleux "Silent Sorrow in Empty Boats" et "Ravine" de l'excellent "The Lamb Lies Down on Broadway" de Genesis, album auquel - on le sait - Brian Eno participa sans que son rôle ait été jamais proprement défini. Traduire ce que l'on ressent au travers des mots est quelque chose de terriblement difficile. Et plus que jamais avec ce disque, j'ai toutes les peines du monde à y parvenir. Peut-être est-il là, après tout, le mystère de "Music for Films" ; un album secret, un album miroir dans lequel viendra se refléter ce que chacun voudra bien y projeter. Il y fait aussi lumineux qu'il peut y faire sombre. On y trouve autant de sources de chaleur que de courants d'air glacés. Chaque plage est un univers à part entière, serti de percussions délicates ou de nappes éthérées, et c'est bien la somme de ces différents mondes qui en rend l'expérience si unique, et donc si singulière à définir. La deuxième partie du disque est moins ténébreuse que la première, et fait plus volontiers usage des talents de ses nombreux invités (Percy Jones, Phil Collins, Paul Rudolph, John Cale, Rhett Davies, Fred Frith... ) pour dépeindre cette fois des climats légèrement chaotiques ("A Measured Room", "M386"). D'ailleurs, certains retrouveront ici sans aucun doute quelques uns des éléments primordiaux qui ont fait de la deuxième face de l'album "Heroes" la réussite que l'on sait. "Music for Films" ramène la philosophie de l'esthétique ambient à des proportions plus humaines, si bien qu'il se parcourt comme un album souvenir dont les photos se mettraient au diapason de ce que l'on ressentirait sur le moment. Un album magique, tout simplement.

note       Publiée le jeudi 21 juillet 2005

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notes

Note moyenne        9 votes

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zugal21 › mercredi 3 janvier 2018 - 19:00  message privé !

Pourquoi 4 boules ? Parce que oui, on touche au très bon souvent et à l'excellentissime parfois ( Alternative 3 ) , mais l'objet est, fatalement, inégal, avec des trucs pas terribles . Joués par de sacrées pointures.

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › vendredi 28 janvier 2011 - 16:30  message privé !

Oui celui-là j'ai du mal aussi... Quelques bons morceaux qui peuvent rappeler Another Green World mais dans l'ensemble ça me laisse indifférent.

Note donnée au disque :       
Kid A › vendredi 28 janvier 2011 - 15:49  message privé !

Cette fois-ci, le "presque rien" tend vers le néant, et non pas vers l'infini. Ces minuscules bouts d'essai au clavier sont totalement dénués de pouvoir de contemplation ou d'évocation. Encouragé par vos commentaires, je retente le coup, plein de bonne volonté... Mais quand ça veut pas, ça veut pas. Certains de ces fragments auraient peut-être pu apparaître sur "Another Green World", c'est une hypothèse : quoi qu'il en soit, mis bout à bout, ils s'avèrent parfaitement soporifiques. Comme les lucioles de "Apollo" ? Nein. Question d'ennui, pas d'envoûtement.

kaplan › samedi 22 janvier 2011 - 11:54  message privé !

En fait, une succession de morceaux instrumentaux qui n'ont pas trouvé leur place dans "another green world" et "before and after science". M386, par exemple qui ouvrait l'album vinyl, est un peu un croisement entre "sombre reptiles" et "no one receiving", avec percy jones et phil collins (l'excellent batteur de brand x lol)... Celà dit, cet album est tres homogène et plutôt sombre. On y trouve des morceaux magnifiques, comme le suite de variations "sparrowfall" (surtout la 1ère) ou bien "patrolling wire borders" avec John Cale (Trimalcion s'il te plaît, fais nous une rétro de Cale!!! lol) morceau tres inquiétant... superbe album...

Note donnée au disque :       
merci pour le fusil... › mardi 29 janvier 2008 - 22:38  message privé !
"music for more films" (une suite ?? chutes de studio??) vaut il le coup ??