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King Crimson › Thrak

15 titres - 56:30 min

  • 1/ Vrooom (4:38)
  • 2/ Coda marine 475 (2:41)
  • 3/ Dinosaur (6:37)
  • 4/ Walking on air (4:38)
  • 5/ B'boom (4:11)
  • 6/ Thrak (3:59)
  • 7/ Inner garden I (1:47)
  • 8/ People (5:53)
  • 9/ Radio I (0:43)
  • 10/ One time (5:22)
  • 11/ Radio II (1:03)
  • 12/ Inner garden II (1:15)
  • 13/ Sex sleep eat drink dream (4:50)
  • 14/ Vrooom vrooom (5:50)
  • 15/ Vrooom vrooom coda (3:03)

enregistrement

Realworld studio, Bath, Angleterre, octobre - décembre 1994

line up

Adrian Belew (guitare, chant), Bill Bruford (batterie), Robert Fripp (guitare, soundscapes, mellotron), Trey Gunn (warr guitar), Tony Levin (basse, chapman stick), Pat Mastelotto (batterie)

chronique

C'est donc sans trop de délai que survient la suite au mini album "Vrooom". Leurré, dans un premier temps, au moment de sa sortie, par l'enthousiasme débordant de retrouver une des meilleures formations d'avant rock de tous les temps, seule une écoute avec le recul nécessaire permettra de statuer sur la véritable place de Thrak dans la longue et tortueuse histoire de King Crimson. Si les qualités du groupe restent intactes, si le potentiel des forces en présence est gargantuesque, Thrak ne permet pourtant pas de parler d'un nouveau départ, comme ce fut le cas à chaque fois que le phœnix renaissait de ses cendres. Il se contente désormais de réadapter au goût du jour ce que le groupe nous a toujours démontré. En ce sens, Thrak apparaît plus comme un résumé, relifté pour l'occasion, du King Crimson de 1973-1975 joué par le King Crimson de 1981-1984. Du sur mesure pour les nostalgiques aux pavillons quand même un tout petit peu plus développés que la normale. Mon point de vue peut-être mal interprété, mais à l'instar de "Red", avant de faire l'analyse du disque, il faut se demander avant toutes choses comment se positionne-t-on face à ce groupe qui est devenu hors normes par le biais de sa seule volonté ? Quand on prétend mettre la barre si haut, on est bien obligé de rendre des comptes. Thrak est esthétiquement et techniquement réussi. Il est bien équilibré aussi, avec un savant dosage de titres de genres différents, dans un ordre précis, qui ne rend jamais le parcours fastidieux. Il n'empêche que pour la première fois de son histoire, King Crimson, "l'homme qui a un but" selon la traduction littérale du mot arabe d'où il a puisé son nom, revient sans plans précis sous le bras. Ce n'est pas gênant en soi. Le problème, c'est que ça s'entend.

note       Publiée le jeudi 6 décembre 2001

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Le justicié true rock in opposition › vendredi 5 janvier 2018 - 11:22  message privé !

Faut l'embauché sur Guts lui, il a des choses a racontez !

fonfongre › jeudi 4 janvier 2018 - 21:02  message privé !

Craignez le fantôme de Bobbywayne

CrimsonTangerineDreamTheater › jeudi 4 janvier 2018 - 18:49  message privé !

Effectivement je pensais à la fois à Tangerine Dream et Dream Theater, 2 formes de rêves que j’aime bien alterner. Le premier détend pour rééquilibrer la violence sonore du second (violence qui n’empêche pas la grandeur de ce groupe qui a pondu un nombre impressionnant de suites denses, cohérentes et virtuoses). Avec King Crimson, il y a toujours un équilibre de violence et douceur, comme par exemple les fins apaisées de Heaven and Earth ou Deception of the Thrush). Quant à Vroom Vroom Coda, c’est phénoménal que le son soit si doux malgré la violence du propos. Ce morceau a lui seul montre que Thrak n’est pas qu’un recueil de resucées, même si Vroom Vroom est carrément simulaire à Red dans sa construction... Concernant le passage de musicien amateur à professionnel, je fais par ailleurs un boulot pasionnant, et le négationisme musical qui règne en France m’a découragé de professionnaliser ma musique qui en outre part dans tous les sens (je n’ai pas choisi entre DT et TD par exemple, je suis aussi pas mal influencé par Univers Zero), ce qui peut être mal accepté (peu de gens sont ouverts à osciller entre des mondes si opposés). Je ne disais pas ça pour me vanter de toutes façons, juste pour exprimer l’approche visuelle des différentes parties, qui doit participer à mon sentiment que Level 5 et Elektrik sont du même acabit que LTIA 4 et Frakctured, avec un meilleur son et un meilleur Mastelotto mais moins d’audace créative. J’ai bien repéré le lien entre Devils Triangle et Dangerous Curves, mais le côté très rythmé donne un aspect vraiment nouveau qui sort du cadre des travaux de Thrak et TCOL, il me semble. Le négationisme musical en France, c’est le non respect total du rock progressif, qu’il tende vers le jazz (KC, Magma, UZ...) ou non (DT, Yes, Genesis etc).

Note donnée au disque :       
bubble › mercredi 27 décembre 2017 - 09:12  message privé !

@CrimsonTangerine DT ... Marrant qu'avec l'oreille absolue et tes super-pouvoirs visuels de musicien amateur , tu n'as pas remarqué que a dangerous curve etait un "reformatage" de the Talking drum avec une pincée de devil's triangle...

fonfongre › dimanche 24 décembre 2017 - 15:59  message privé !

Tout va bien y a un Dream Theater avec six boules par ici