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King Crimson › USA

9 titres - 67:09 min

  • 1/ Walk On...No Pussyfooting (0:35)
  • 2/ Larks' Tongues in Aspic Part II (6:24)
  • 3/ Lament (4:21)
  • 4/ Exiles (7:23)
  • 5/ Asbury Park (6:53)
  • 6/ Easy Money (7:11)
  • 7/ 21st Century Schizoid Man (8:10)
  • 8/ Fracture (11:19)
  • 9/ Starless (14:53)

enregistrement

Tournée américaine, The Record Plant, New York City, juin 1974

line up

Bill Bruford (batterie, percussions), David Cross (violon, claviers), Robert Fripp (guitare, mellotron), Eddie Jobson (overdubbs violons et claviers), John Wetton (basse, chant)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Qu'y a-t-il de fondamentalement nouveau à écrire sur ce disque, "USA", répudié pendant des années par Fripp et dont la republication cd nous avait pourtant été promise depuis 1996 ? Six ans plus tard, et dans l'intervalle de nombreux problèmes, ... Attendez une seconde ! Mais n'ai-je pas déjà débuté une de mes chroniques ainsi ? "USA" et "Earthbound", les deux seuls albums en concert jamais publiés par King Crimson annonçant chacun la fin d'une période (ce n'est pas un hasard si l'on trouve "r.i.p." au dos de la couverture), n'ont jamais été, en soi, ce que le groupe produisit de plus indispensable. Si "Earthbound" pêchait par une trop pauvre production, "USA" souffre exactement de l'effet inverse. Pour publier un produit fini, les parties de violons, voire de piano, de David Cross ont été pour la plupart retravaillées en studio par Eddie Jobson (Roxy Music, Frank Zappa, U.K.) et le son général est polissé à l'envi ; seules quelques interventions choisies du public nous remémorent qu'il s'agit - ou qu'il est supposé s'agir - d'un live. Maintenant que le disque refait à nouveau surface dans le bac des disquaires, on a gonflé le disque de trois inédits : l'intro expéditive et habituelle de leurs concerts d'époque ("Walk On...No Pussyfooting") mais surtout, évidemment, les deux pièces maîtresses que sont "Fracture" et "Starless". Malgré les efforts consentis à la restauration et à la réhabilitation tardive de ce disque, rien n'atteindra jamais plus l'intensité du coffret 4 cd "The Great Deceiver" que je n'aurai de cesse de recommander à ceux désireux de se voir confronter à l'âme turbulente et trouble de King Crimson. Même "The Night Watch - Live at the Amsterdam Concertgebouw" ou, pour ceux qui peuvent se le procurer, le "Live in Central Park, NYC 07-01-74" paru dans le cadre du King Crimson Collector's Club, sont de bien meilleurs et de bien plus fidèles ambassadeurs.

note       Publiée le jeudi 5 septembre 2002

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mmyassaisonfirex › dimanche 27 juillet 2008 - 10:18  message privé !
Oui !! Tout ça pour dire que je trouve que ce disque arrache bien plus (j'imagine) que n'importe quel concert de groupe de "métal", des années 90. J'avoue avoir réfléchis trop vite au sujet des 30ans. En concert ça devait décoiffer sévère, même s'il y a des flottements, des poussées de voix pas super contrôlées, mais c'est bien rock'roll au final ! Ce Asbury Park !!! Trop bien !!!
Note donnée au disque :       
Dioneo › dimanche 20 juillet 2008 - 12:19  message privé !
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"I like smoke and Lightening/Heavy Metal Thunder", Steppenwolf, Lester Bangs, William Burroughs etc pour le terme. Encore un débat sans fin donc bof pour m'y engager vu qu'il y a toujours moyen de produire des preuves irréfutables contre la thèse irréfutable avancée un instant plus tôt... Une vraie Nasse à Tritons. (À trve-evil-tritons même).
empreznor › dimanche 20 juillet 2008 - 12:12  message privé !
haha je l'avais pas vu ce comm. Allez encore un petit compromis et on remonte un peu plus loin. A Pete Townshend ado detruisant son premier ampli, ça a du faire un bruit metallique.
Dioneo › dimanche 20 juillet 2008 - 11:38  message privé !
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Ben en général on fait remonter les débuts du metal aux années 60/70 oui. Blue Cheer, Black Sab', Led Zep etc... Histoire lisible à peu près partout. Après les appellations changent avec le temps et si ça se trouve dans vingt ans, Burzum on appellera ça du Hard Rock. Chaque époque s'approprie le truc en fait, histoire de dire "on est le début d'une ère nouvelle". Ceci dit je ne suis pas non plus un métalleux et je me fous aussi pas mal des classifications ultra-précises pratiquées dans le genre. C'est juste que ça m'a fait bizarre que tu situes la naissance du métal en 2004. Après y'a pas outrage, hein. Au moins on peut pas dire que tu sois tiède avec les disques (et les groupes) que tu aimes.
yog sothoth › dimanche 20 juillet 2008 - 11:30  message privé !
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bah si on est généreux et qu'on omet Black sabbath (1970), on peut situer la naissance du Heavy Metal avec Iron maiden soit grossièrement entre 1975 et 1980