Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesKKing Crimson › Happy with what you have to be happy with

King Crimson › Happy with what you have to be happy with

10 titres - 34:33 min

  • 1/ Bude (0:26)
  • 2/ Happy With What You Have to Be Happy With (4:12)
  • 3/ Mie Gakure (2:00)
  • 4/ She Shudders (0:35)
  • 5/ Eyes Wide Open (4:08)
  • 6/ Shoganai (2:53)
  • 7/ I Ran (0:40)
  • 8/ Potato Pie (5:03)
  • 9/ Larks' Tongues in Aspic Part IV (10:26)
  • 10/ Clouds (0:29)

enregistrement

StudioBelew, The Tracking Room, Pat's Garage, DGM World Central, Nashville, USA, 2002

line up

Adrian Belew (chant, guitare), Robert Fripp (guitare), Trey Gunn (warr guitar), Pat Mastelotto (batterie)

remarques

Il existe également une version japonaise (cartonnée) du même disque avec une pochette différente, toujours signée P.J.Crook, s'intitulant "Shoganai".

chronique

Pour répondre à la sortie de ce nouveau mini album annonciateur d'un "Power to Believe" attendu pour le premier trimestre 2003, il y a deux alternatives : le considérer sous un angle isolé, soit le replacer dans le long contexte historique du groupe. C'est un fait certain, on ne pourra jamais reprocher à King Crimson de bâcler son travail. Qu'il s'agisse de ses expérimentations introspectives ou ses tentatives réussies d'écrire un rock hors normes, jamais le groupe ne fut pris en défaut. Ce savoir faire indéniable tient autant à leur grand professionnalisme qu'à leur talent inné. Ces trente nouvelles minutes l'attestent. Il n'empêche que plus que jamais, King Crimson, dans la mise en perspective de son devenir, semble définitivement perdu. La force, le sens profond du groupe reposait tout entier sur sa manière inégalée d'aborder la musique. Le Roi Pourpre, Belzébuth (dérivé de l'arabe "Belzebeb" signifiant l'homme qui a un but), n'en a plus ! Cette suite de dix titres (dont plus de la moitié sont des intermèdes expéditifs au vocoder) compte aborder l'aspect vocal du groupe qui avait été négligé sur "Level Five" paru un an plus tôt. Eyes Wide Open crie comme une évidence que le groupe n'est ni plus ni moins réduit au backing band d'Adrian Belew. Potato Pie, un nouvel exercice de style dispensable dans la lignée de "ProzaKc Blues"... Mais quand laissera-t-on ce genre une fois pour toutes aux artistes black qui ont sué sang et eau et qui n'en font pas une affaire d'esthétique mais de tripes et de cœur ! La plage titre repose sur ces structures complexes qui ont fait la réputation du groupe mais est-ce bien nécessaire quand on n'a plus assez de doigts pour compter le nombre de groupes qui font de même aujourd'hui avec bien plus d'entrain, de conviction et de pugnacité ? Une nouvelle version en concert de la quatrième partie de "Larks' Tongues in Aspic", certes bien relevée, vient combler de ses longues dix minutes le peu de créativité que le groupe, bien malgré lui, n'a eu de cesse de divulguer. La carrière de King Crimson ne fut jusqu'à présent qu'une successions d'étapes différentes visant le même projet. Contrairement à ce que l'on croit, c'est King Crimson, et non l'auditeur, qui a toujours revendiqué cette prétention à une perpétuelle mise en abyme qui le pousse à progresser, à évoluer vers des paliers toujours plus hauts, en avance sur son temps et sur les modes. Quand rien de tout cela ne transparaît, il n'est point nécessaire de s'étonner que l'on soit déçu ; King Crimson est devenu un groupe comme les autres.

note       Publiée le jeudi 12 décembre 2002

partagez 'Happy with what you have to be happy with' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Happy with what you have to be happy with"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Happy with what you have to be happy with".

ajoutez une note sur : "Happy with what you have to be happy with"

Note moyenne :        6 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Happy with what you have to be happy with".

ajoutez un commentaire sur : "Happy with what you have to be happy with"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Happy with what you have to be happy with".

Tango Mago › dimanche 1 janvier 2006 - 23:08  message privé !

C'est pas aussi mauvais que d'autres vieilles gloires prog, mais parti du plus haut la chute n'en est que plus douloureuse. "Un groupe comme les autres". Progmonster a tout dit.

Note donnée au disque :       
Nicko › vendredi 13 décembre 2002 - 09:42  message privé !
avatar
Je l'aime bien ce mini... En tout cas meilleur que le précédent album, plus accessible, mais toujours créatif. Bien sûr, ça ne vaut pas les alabums des années 70, mais il est bien sympa qd même !
Note donnée au disque :