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King Crimson › Live in Orlando 1972

9 titres - 79:09 min

  • 1/ Pictures of a City (10:12)
  • 2/ Formentera Lady (8:24)
  • 3/ The Sailors Tale (6:57)
  • 4/ Cirkus (9:20)
  • 5/ Ladies of the Road (6:07)
  • 6/ Groon (16:09)
  • 7/ 21st Century Schizoid Man (11:05)
  • 8/ Earthbound (6:31)
  • 9/ Cadence and Cascade (4:24)

enregistrement

Orlando, Floride, USA, 27 février 1972

line up

Boz Burrell (basse, chant), Mel Collins (saxophone, flûte, mellotron), Robert Fripp (guitare, mellotron), Peter Sinfield (VCS3), Ian Wallace (batterie)

chronique

Tout a déjà été dit, je pense, sur cette incarnation particulière et transitoire du Roi Pourpre. Chose amusante, la série King Crimson Collector's Club semble se focaliser sur celle-ci : sur vingt trois publications, c'est la cinquième à leur rendre justice. Bien malin celui qui pourra dire jusqu'où on ira dans le défrichage de ces bandes, apparemment nombreuses. Quoi qu'il en soit, ce "Live in Orlando" (enregistré le 27 février 1972) vient compléter à merveille le "Live at Jacksonville", qui le précède d'un jour, et publié il y a un bon moment maintenant. Le Crimhead convaincu se fera donc un plaisir de s'envoyer les deux à la suite, histoire de reconstituer chez lui, en toute quiétude, une page d'histoire, dans son ordre chronologique. On le sait, ces sources sonores sont rarement d'excellente qualité, et bien que de gros efforts aient été faits dans ce domaine, cela reste parfois assez limite. Mais la qualité d'interprétation est, elle, optimale et bouillonnante d'intensité. Rien d'étonnant à ce que ce soit sur base de ces deux dates que l'on choisira le matériel qui fera son apparition sur le mal aimé "Earthbound". Je ne le dirai jamais assez, il faut croire que Fripp avait à cette époque des envies d'homicide pour faire gueuler sa gratte comme ça. Acide. Vicieux. Possédé. Malin. Monstrueux. On reste étonné que ces mecs ne se soient jamais mis sur la gueule ; au lieu de cela, ils se défoulaient sur scène. "Et tiens, prends-toi ça dans la gueule"... "Attends, écoute mon sax ; en pleine poire"... "Fumier, tu ne perds rien pour attendre... Bouffe ce larsen !". À cette époque, ce King Crimson ne vivait que par les tourments qui l'habitaient. Cette incarnation n'est peut-être pas celle qui en représentait le mieux l'esprit, mais c'est précisément en cela que cette période cruciale se montre toujours, et à chaque témoignage, aussi riche en émotions fortes. "Live In Orlando" ne déroge pas à la règle et n'apporte à cela aucun démenti.

note       Publiée le mardi 28 octobre 2003

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