Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesKKing Crimson › Discipline

King Crimson › Discipline

cd | 7 titres | 42:03 min

  • 1 Elephant Talk [4:43]
  • 2 Frame by Frame [5:09]
  • 3 Matte Kudasai [3:47]
  • 4 Indiscipline [4:33]
  • 5 Thela Hun Ginjeet [6:26]
  • 6 The Sheltering Sky [8:22]
  • 7 Discipline [5:13]

enregistrement

Londres, Angleterre, 1981

line up

Adrian Belew (guitare, chant), Bill Bruford (batterie électronique), Robert Fripp (guitare), Tony Levin (basse, chapman stick)

remarques

Troisième réédition pour King Crimson, cette fois en HDCD et sous pochette carton (miniature vinyle) en tirage limité. Cette fois, un bonus est inclus ; une version alternative de "Matte Kudasai" (3:50)

chronique

Alors promis à l'oubli, Robert Fripp décide une nouvelle fois de ressusciter sa créature. Ou plutôt, selon ses dires, elle décide de se manifester à nouveau. Garant d'une exigence à l'éthique sans faille, cette fois, elle nous revient sous les formes d'un monstre high-tech. C'est clair, ça a dû faire un choc pour ceux qui sont passés directement de "Red" à ce fantastique Discipline. Pour tous ceux qui n'ont pas perdu une seule miette des cheminements parfois obliques de la carrière du guitariste pendant ce long hiatus de six ans, le nouveau King Crimson s'inscrit dans la suite logique des événements ; on y retrouve à la fois son jeu tricoté et inimitable, mis en exergue au sein de The League of Gentlemen, sa soif d'expérimentations par le biais des Frippertronics, qu'il utilisait déjà en 1973 aux côtés de Brian Eno, et les traces de ses collaborations passées (Talking Heads en tête). Pour le seconder aux guitares (une première !), il finit par embaucher celui qui, à plus d'une reprise, venait le remplacer après ses passages chez les Talking Heads, justement, ou David Bowie : j'ai nommé l'ex-Zappa Adrian Belew. Bill Bruford revient aux fûts et, chose suffisamment rare pour être soulignée, repense complètement son jeu de batterie (le charleston, par exemple, y est proscrit) ! L'incomparable Tony Levin vient compléter le tableau en s'armant d'un redoutable instrument qui fait déjà couler beaucoup d'encre : le Chapman Stick, à mi-chemin entre la basse et la guitare, et qui a le privilège d'ouvrir le bal dès les premières notes d'Elephant Talk. Derrière le travail technique colossal de cette musique, il est vrai, moins sombre que par le passé, resurgit malgré tout l'esprit dément du Roi Pourpre, et pour s'en convaincre, il n'y a qu'à se laisser imprégner par un titre comme Indiscipline qui devrait définitivement clouer le bec aux plus sceptiques. Une fois encore, selon nos attentes respectives, on se sentira largué ou séduit, mais King Crimson nous prouve que, contrairement à bien de ses contemporains, à chaque fois qu'il resurgit du néant, c'est bien parce qu'il a quelque chose à dire. Mais je précise : quelque chose de nouveau. Ce n'est pas donné à tout le monde.

note       Publiée le jeudi 6 décembre 2001

partagez 'Discipline' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Discipline"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Discipline".

ajoutez une note sur : "Discipline"

Note moyenne :        75 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Discipline".

ajoutez un commentaire sur : "Discipline"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Discipline".

saïmone › jeudi 17 janvier 2019 - 16:29  message privé !
avatar

The Sheltering Sky est totalement teubé

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › jeudi 17 janvier 2019 - 14:28  message privé !

Tiens, c'est marrant, ça me fait le même effet quand je me lance dans cette période de KC (j'adore la face A de Three of a perfect pair).

Note donnée au disque :       
Rastignac › jeudi 17 janvier 2019 - 13:14  message privé !
avatar

Il s'écoute en boucle, faut que je fasse gaffe, j'oublie tout le reste.

Aladdin_Sane › lundi 8 octobre 2018 - 08:34  message privé !

On sait, il les a même recraché sur les 2 albums suivants ;-)

Note donnée au disque :       
(N°6) › dimanche 7 octobre 2018 - 15:32  message privé !
avatar

Eh, y a Robert Fripp qu'a mangé les Talking Heads !