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King Crimson › Earthbound

5 titres - 45:34 min

  • 1/ 21st Century Schizoid Man (11:38)
  • 2/ Peoria (7:22)
  • 3/ The Sailor's Tale (4:49)
  • 4/ Earthbound (6:14)
  • 5/ Groon (15:31)

enregistrement

Tournée américaine, février - mars 1972

line up

Boz Burrell (basse, chant), Mel Collins (saxophone, mellotron), Robert Fripp (guitare), Ian Wallace (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Qu'y a-t-il de fondamentalement nouveau à écrire sur ce disque, "Earthbound", répudié pendant des années par Fripp et dont la republication cd nous avait pourtant été promise depuis 1996 ? Six ans plus tard, et dans l'intervalle de nombreux problèmes, cet album en concert qui fait office de premier bootleg officiel de l'histoire de la musique pop resurgit au moment où on ne l'attendait plus. Depuis, Robert Fripp a créé le King Crimson Collector's Club auprès duquel n'importe qui peut se fournir en matériel enregistré en concert, dans la plupart des cas de bien meilleure qualité que le présent disque. C'est néanmoins dans cette rugosité, cette âpreté que se loge tout le charme de ce disque à l'image de cette version apocalyptique du "21st Century Schizoid Man" qui ouvre l'album ; crasse, lourde, enragée comme jamais. La meilleure version jamais enregistrée de ce titre (à mon sens). Elle immortalise la fin d'une époque et l'agonie d'une bête bicéphale qui voit s'opposer son mentor au reste du groupe, moins réceptifs aux digressions en tout genre et définitivement ancré dans le terroir blues. Même les escamotages sonores en bout de course sur une relecture de leur seul inédit "Groon" ne rivalise pas avec l'inventivité de leurs essais futurs, se contentant d'assurer dans des exercices de styles, certes osés, mais aussi très faciles. Certains trouveront justement là matière à se réjouir dans les improvisations que sont "Peoria" et "Earthbound", éloignant volontairement le Roi Pourpre de ses figures d'équilibristes qu'on a vite fait de cataloguer d'intellectuelles et pour lesquelles il est pourtant encore aujourd'hui reconnu, troquant plutôt alors son habit pour une mouvance nettement plus groove et plus carré qu'on ne lui connaissait pas. Cela, on le doit au tandem Boz Burrell, Mel Collins et Ian Wallace qui érigent littéralement le groupe en réponse insulaire au Grateful Dead. C'est un épisode parmi tant d'autres de l'histoire de cette entité. Une parenthèse. Une mise à mort orchestrée et préméditée au moment même où l'âme du groupe le quitte.

note       Publiée le jeudi 5 septembre 2002

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ericbaisons › mardi 13 juillet 2010 - 23:39  message privé !

Ya pas à chier, ya bon solo de saxo sur Peoria et Groon. Le son est moche comme une suzuki rose, mais ça ne gène vraiment que sur 21st century schizoid man.

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Stalker › mardi 13 juillet 2010 - 19:40  message privé !

Son indigne! Voilà ce que je retiens le plus de ce live. Franchement, c'est à la limite du supportable. En dehors de ça, c'est un live assez violent (mon dieu cette version de "21st century schizoid man" est carrément dantesque). Sinon, rien de bien exceptionnel, on retiendra toutes fois la version très moyenne de "the sailor's tale". Dans l'ensemble, earthbound est lui aussi un live pour fanatiques crimsoniens.

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effreet › mardi 26 mai 2009 - 18:19  message privé !

Un live tout simplement monstrueux, dommage que la prise de son soit si mauvaise!

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dju21 › mercredi 24 septembre 2003 - 16:38  message privé !
On m'avait bien recommandé sur ce disque avant que je l'achète que le son etait de basse qualité. Je ne m'attendais néanmoins pas à ce que le son soit aussi crade mais après quelques minutes de 21st, je me suis fait au son pour découvrir cette formation très tourmentée. Il est assez surprenant d'entendre les scats et les gimmicks blues de Boz Burrel, qui ne s'exprimait pas de cette manière sur Islands. J'imagine très bien Robert Fripp faisant la gueule sur scène sur les passages blues et le reste du groupe grimaçant sur les parties allambiquées. Si d'après la chronique, Burell, Collins et Wallace comptaient faire de la concurence au Grateful Dead, dans ce cas-là, je suis heureux que Fripp ait mis un terme à cette formation. Je suis sûr qu'il en serait mort. Faut pas déconner quand même!: Fripp, c'est Le Boss et les disgrétions blues, sympathiques au demeurant, n'ont rien à faire dans l'évolution de plus en plus tortueuse du groupe. Heureusement qu'il trouvera son meilleur line-up pour Lark's Tongues.
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Ali Baba › jeudi 17 juillet 2003 - 23:59  message privé !
Je suis d'accord c'est brut de decoffffrage et j'aime beaucoup ça.
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