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King Crimson › Three of a Perfect Pair

cd | 9 titres | 68:13 min

  • 1 Three of a Perfect Pair [4:13]
  • 2 Model Man [3:49]
  • 3 Sleepless [5:24]
  • 4 Man with an Open Heart [3:05]
  • 5 Nuages [That Which Passes, Passes Like Clouds] [4:47]
  • 6 Industry [7:04]
  • 7 Dig Me [3:16]
  • 8 No Warning [3:29]
  • 9 Larks' Tongues in Aspic Part Three [6:05]

enregistrement

Londres, Angleterre, 1983

line up

Adrian Belew (guitare, chant), Bill Bruford (batterie électronique), Robert Fripp (guitare), Tony Levin (basse, chapman stick)

remarques

Troisième réédition pour King Crimson, cette fois en HDCD et sous pochette carton (miniature vinyle) en tirage limité. Cette fois avec pas moins de 6 bonus : "The King Crimson Barber Shop" (déjà présent sur le box "Frame by Frame", 3 remix de "Sleepless" et deux impros, "Industrial Zone A" et "Industrial Zone B"

chronique

Comme on s'y attendait, Three of a Perfect Pair est bel et bien le dernier volet de la trilogie '80 de King Crimson. Rejoignant "Starless and Bible Black" au titre d'album le plus incompris, il partage avec lui plus d'un point commun : tous deux sont entourés d'une aura malfaisante, tous deux sont partagés. Et même si cette fois, il n'est pas question de boucher les trous avec des titres en concert, la division est encore plus flagrante ici qu'elle ne l'était sur l'album de 1974. Le 33 tours illustrait parfaitement cette dualité ; une face A très (trop ?) pop (pourtant la partition de la plage titulaire est encore d'une complexité inhumaine), ponctuée en bout de sillon par un superbe instrumental, Nuages, qui laissait présager ce qui allait survenir sur l'autre face... L'ombre menaçante du Roi Pourpre s'étend peu à peu. Sa présence, indéniable. Il est temps de poser fébrilement l'aiguille sur son côté pile. C'est alors une face B d'anthologie que l'on écoute, une face B où l'on retrouve ce plaisir malsain à se faire malmener par un King Crimson allant au bout de lui-même. Industry, Dig Me, No Warning s'enchaînent, espacés par de courts silence qui ont un poids colossal. King Crimson n'a jamais sonné si jusqu'au-boutiste. Le rock expérimental futuristico hi-tech qu'ils dressent devant nous a de quoi faire peur. Un ciel bleu apparaît. Le soleil irradie des villes de machines aux contours cliniques, où toute trace d'humanité a irrémédiablement disparu. Une troisième partie au mythique Larks' Tongues in Aspic vient, étonnamment, gâcher la joie des retrouvailles, puisque, sans grande conviction, il vient mettre un point final à l'aventure, malgré une intro à dégoûter à vie ceux qui veulent apprendre la guitare. Disque ambivalent, et ambigu au possible. Du King Crimson pur jus.

note       Publiée le jeudi 6 décembre 2001

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Raven › mercredi 2 octobre 2019 - 15:10  message privé !
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On doit pas avoir la même définition, à moins que tu parles du magazine.

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nicola › mercredi 2 octobre 2019 - 14:26  message privé !

Pop et vice ? J’y caserais bien Lana del Rey, tiens.

(N°6) › mercredi 2 octobre 2019 - 14:06  message privé !
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Certe oui. Mais je réagissais à la chro et son "très (trop) pop". C'est quand même pop de loin et de profil tout ça...

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Raven › mercredi 2 octobre 2019 - 13:57  message privé !
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Sinon, pop et vice (ou pop et bizarre, expé, biscornu, tordu, etc...) ne sont pas antinomiques, loin s'en faut. En ce moment j'écoute pas mal Sparks, c'est l'exemple le plus criant.

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Raven › mercredi 2 octobre 2019 - 13:34  message privé !
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Ils auraient dû l'écouter avant d'enregistrer le dernier.

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