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King Crimson › Red

cd | 5 titres | 39:55 min

  • 1 Red [06:16]
  • 2 Fallen angel [06:03]
  • 3 One more red nightmare [07:10]
  • 4 Providence [08:10]
  • 5 Starless [12:16]

enregistrement

Olympic Sound studio, Londres, Angleterre, juillet - août 1974

line up

Bill Bruford (batterie), Robert Fripp (guitare, mellotron), John Wetton (basse, chant)

Musiciens additionnels : Mark Charig (cornet à piston 2, violoncelle 1), Mel Collins (saxophone soprano 5), David Cross (violon 4), Ian Mcdonald (saxophone alto 3, 5), Robin Miller (hautbois 2)

remarques

Troisième réédition pour King Crimson, cette fois en HDCD et sous pochette carton (miniature vinyle) en tirage limité

chronique

C'est déjà à titre posthume que paraît en novembre 1974, "Red", le dernier volume de la trilogie métal-jazz écrite en lettres de sang par King Crimson. Orphelin de Jamie Muir sur "Starless and Bible Black", et à présent de David Cross, Robert Fripp décide de mettre un terme à la carrière du groupe, au moment même où il sort le disque idéal qui allait réunir fans de la première heure et ceux conquis par son goût sans compromis du danger. Un éternel favori parmi les amateurs, "Red", qui est, bien entendu, un extraordinaire album, n'emporte pas toute mon approbation car je le trouve tout simplement un peu trop timide par rapport à leurs essais précédents. "Red" tient sa force de sa cohésion ; chacun des titres présents sur ce disque illustre à merveille tout ce que l'on est en droit d'attendre de cette formation : un morceau rock instrumental solide ("Red"), un exemple éloquent de la passion déchirante qui l'a toujours animé ("Fallen Angel"), des passages de bravoure à l'ingéniosité rythmique jamais démentie ("One More Red Nightmare"), leur fougue créatrice dans d'impossibles passages improvisés ("Providence", en concert) et enfin, toute la majesté qu'ils dégagent avec "Starless", où King Crismon retrouve son lyrisme d'antan, mellotron à l'appui, avec le concours des doyens Mel Collins et Ian McDonald. En fait, "Red" ressemble à un compendium, un parfait résumé de leur savoir faire, jusqu'ici. Alors, oui, cet album est fédérateur et déborde de qualité, normal, c'est pas n'importe quel groupe non plus, mais pour le Crimhead acharné, pour celui qui croit en un King Crimson laboratoire unique où la musique rock se met en danger pour toujours aller plus loin, ce dernier album a un goût de trop peu. King Crimson recule, mais ne saute pas. Le temps est suspendu. Arrêt sur image.

note       Publiée le jeudi 6 décembre 2001

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Note moyenne :        89 votes

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torquemada › mardi 31 janvier 2017 - 20:52  message privé !

Si, cancer.

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nicola › mardi 31 janvier 2017 - 20:17  message privé !

Wetton n’avait pas un méchant cancer ?

Klarinetthor › mardi 31 janvier 2017 - 20:09  message privé !

et meme que si on étaient des animaux et uniquement ca on n'aurait ni nom ni sépulture identifiable!

Note donnée au disque :       
Rastignac › mardi 31 janvier 2017 - 17:51  message privé !
avatar

Celui que j'écoute le plus. Sinon, le disque a été écrit au début des années 1970 comme beaucoup de classiques du genre, et, effectivement, à la fin de la vie, y a des chances de mourir.

Klarinetthor › mardi 31 janvier 2017 - 16:56  message privé !

un vrai coup de Trafalgar oui

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