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The Future Sound Of London › Lifeforms

  • 1994 • Virgin CDV 2722 • 2 CD

cd • 8 titres

  • 1Cascade 6:00
  • 2Ill Flower 3:25
  • 3Flak 4:53
  • 4Bird Wings 1:30
  • 5Dead Skin Cells 6:51
  • 6Lifeforms 5:18
  • 7Eggshell 6:46
  • 8Among Myselves 5:53

cd • 11 titres

  • 1Domain 2:48
  • 2Spineless Jelly 4:42
  • 3Interstat 0:55
  • 4Vertical Pig 6:45
  • 5Cerebral 3:31
  • 6Life Form Ends 5:03
  • 7Vit 6:48
  • 8Omnipresence 6:39
  • 9Room 208 6:13
  • 10Elaborate Burn 3:15
  • 11Little Brother 5:13

extraits vidéo

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line up

Brian Dougans, Garry Cobain

Musiciens additionnels : Robert Fripp (guitare sur Flak), Ozric Tentacles (composition sur 1-3), Klaus Schulze (électronique sur 2-8), Talvin Singh (tabla sur 2-6), Toni Halliday (voix sur 2-5), Liz Fraser (voix sur 1-6)

remarques

chronique

On se réveille, voilà, c'est tout. Sans passé, sans souvenirs. Du néant, à cette jungle extraterrestre, un beau matin de... d'un système solaire autre, où les jours se comptent sur les doigts d'une plante. Lifeforms est une jungle que tant et tant ont foulé, et qui pourtant reste aussi vierge qu'à son premier matin. Réalité virtuelle ? Sans doute – la réalité aurait vite fait valoir ses vulgaires limites qui ici n'ont pas cours. Ici, la biosphère EST le paysage, la jungle EST la biosphère, et l'élément qui vit dans cette jungle, c'est le son. Il se fait parfois musique, certes, mais dans certaines conditions qui semblent plus accidentelles qu'autre chose, comme une réaction chimique qui donnerait soudainement un nouvel éclat vital. Puis, cycliquement, il se refond dans le bouillon primordial qu'il serait vain de décrire : je peux tenter les misérables acceptations des termes ambient, musique électronique – sans blague -, avec quelque chose de new age complètement halluciné, mélangé à du vieux Autechre, et puis des cliquetis et accidents sonores en tous genres ; mais cela sera toujours, comme disait Aperghis à propos des symphonies de Beethoven, comme marcher le long d'une frontière impossible à franchir entre le monde des mots et celui des sons. Et quel dommage ! Ceux qui savent, savent ; et ceux qui ne savent pas encore devrait le savoir : le parcours sinueux à travers les deux faces de Lifeforms est un émerveillement sonore de bout en bout, avec une première partie plus naturaliste, organique, et une seconde peut-être plus cybernétique mais non moins rutilante et chatoyante. Celle liberté compositionnelle absolue qui fait que les titres mutent d'eux-même en des formes sans rapport les unes avec autres, et reliés sans interruption dans d'incessants reflux d'effets psychédéliques donnent un aspect visuel et cinématographique presque jamais égalé, sinon peut-être par Beehatch sur son Brood ; je parle de cet effet non pas de bande-son mais de film sonore complet, qui asservit vos propres images mentales sous une cascade d'éléments grondants et florissant dans votre petit crâne explosé comme à l'ayahuasca. Plus aucune limite alors ne peut arrêter ce flot au delà du son, de l'image, de la musique, de l'ambience, du fond et de la forme (ahurissant 'Vertical Pig') qui déploie joyeusement son univers à la richesse indescriptible. L'expérience individuelle de ce trip complètera bien mieux que moi cet assemblage de mots si maladroitements réducteurs.

note       Publiée le mercredi 19 octobre 2011

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notes

Note moyenne        17 votes

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salida › dimanche 6 avril 2014 - 18:52  message privé !

Future sound of london...en voilà un groupe oublié. Et pourtant je viens de m'enfiler dead cities et ce lifeforms et c'est plutôt bon. Pas étonnant que Liz Frazer ou robert fripp aient fait le déplacement à l'époque...

ricccco › mercredi 8 mai 2013 - 15:27  message privé !

un chef d'oeuvre assurement, mais moins que dead cities

nowyouknow › vendredi 27 avril 2012 - 18:34  message privé !

mélodies et paysages sonores magnifiques. j'ai écouté que le premier cd mais je suis pas loin de trouver ça génial même si c'est un poil daté quand même.

dariev stands › samedi 22 octobre 2011 - 10:31  message privé !
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tiens, je pensais voir le nom de Raven apparaitre, une fois de plus ! ce disque me fait chier. j'en suis le premier étonné. j'adore les clips kitschos en CG 100% 90's par contre, c'est tellement connoté, d'un autre monde aujourd'hui. A noter que Robert Fripp vient gratouiller sur Flak et Liz Fraser hululer sur Lifeforms le morçal.

Seijitsu › mercredi 19 octobre 2011 - 19:53  message privé !

Largement, j'irais pas jusque là. Mais Dead Cities est aussi mon préféré.

Note donnée au disque :