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Trance To The Sun › Atrocious virgin

cd | 10 titres

  • 1 Sleeping with the natives
  • 2 Thistle lurid
  • 3 Icicle song
  • 4 Map of the lost
  • 5 Reach for the thorat
  • 6 Horse Head Lake
  • 7 Terrible parties
  • 8 Virgins with scissors
  • 9 Homewrecker
  • 10 Song of the silent crew

extraits vidéo

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enregistrement

The Lion's Den, Santa Barbara, Californie, USA

line up

Ashkelon Sain (guitares, basse, synthé, programmation), Ingrid Blue (chant)

Musiciens additionnels : Jon Hunt (chant), Mark Linder, (guitare), Mike Borton (didgeridoo), Daniel Crow Mayhem (synthé)

chronique

Styles
gothique
gothic rock
psychédélique
Styles personnels
eden en flammes...

Le voilà, l’album où Trance to the Sun a frisé la perfection, où l’ether s’est mêlé aux parfums de l’enfer en une étreinte quai parfaite, érotisme obscure et toxique entre cendres et soleil. Dès les angoissantes premières notes de guitare, on sent qu’une dimension particulière est sur le point de se révéler, ce que confirme le beat tribal et lourd qui s’installe. Rarement auparavant le combo n’a assumé aussi fort son background gothique, rament auparavant il n’aura pondu une aussi belle mélodie que celle de ‘Sleeping with the natives’. La voix de Ingrid Blue surprend presque par son timbre angélique s’élevant au milieu de ce tourbillon charbonneux…Angélique ? Rien n’est jamais clair chez Trance to the Sun. A y écouter de plus près, qui de Lilith ou Eve chante réellement ? L’aspect mélodique mieux assumé depuis ‘Urchin tear soda’ permet à la musique de frapper plus profond au coeur sans que Ashkelon Sain ne renie un seul instant son goût pour les expérimentations psychédéliques et le travail des sons. Pourtant, avec ‘Thistle Lurid’, c’est une face encore plus rêche et dure, proche du deathrock que le groupe dévoile, toujours avec cette patte bien à lui niveau sonore. Une pure jouissance et cette fois, plus de doute, Lilith l’a emporté sur Eve. Il eût été trop aisé de se cantonner dans ce registre simplement glauque, c’est pourquoi ‘Icicle song’, sans dissiper la fumée, injecte une dose de mélancolie morbide dans le tableau. C’est une version toxique du jardin d’Eden qui nous est livrée comme si Cain y avait assassiné Abel. L’inspiration va-t-elle s’amenuiser ? Pas du tout, ‘Map of the lost’ puis ‘Reach for the thorat’ poursuivent dans la veine, à tel point que ce n’est plus de heavenly qu’il faut parler mais de hellish. Notamment sur le second où Sain renoue avec les sonorités inconfortables, avec des accords glissants sur un rasoir trop effilé, jamais dissonant, jamais apaisant. L’aspect mélodique plus direct permet de moins étouffer que par le passé mais cette beauté-là n’est jamais rassurante pour autant. Une fois encore, les lignes de guitare se révèlent grandioses, oscillant entre une boîte sèche comme la brume serpente entre les arbres d’une forêt calcinée. Voilà qui autorise également au combo des formats anti-commerciaux oscillant entre six et douze minutes sans que l’auditeur médusé n’y décèle le moindre ennui. Après un ‘Homwrecker’ mélancolique en forme d’achèvement, c’est avec un titre de presque dix-hui minutes que Trance to the Sun choisit de terminer. Etrangement, au départ, ses ambiances plus enfumées, droguées, m’apparaissait comme le seul ‘faux pas’ du disque. D’autant qu’en plein milieu, on a l’impression que les musiciens se mettent à improviser ne sachant plus comment continuer, masquant le trouble au travers de langues de guitare tentant en vain de s’élever vers les cieux au travers d’effets dilués. Après réflexion, ‘Song of the silent crew’ m’apparaît comme une marche titubante au sortit d’un chant de bataille…Imaginez-vous avoir assisté à la disparition du jardin d’Eden au milieu des flammes, sans qu’on en sache plus bien qui, de Cain ou Abel, est réellement la victime, dans un chaos de lumière et de cendres. Alors que les fumées noires se dissipent et laissent enfin réapparaître le soleil, vous, unique témoin, vous rendez compte qu’il reste encore le désert à traverser et que le monde ne sera plus jamais insouciant…Ah oui, c’est donc ça un chef-d'œuvre ?

note       Publiée le jeudi 13 septembre 2018

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