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Brian Eno › Before and After Science

cd • 10 titres • 39:30 min

  • 1No One Receiving03:52
  • 2Backwater03:43
  • 3Kurt's Rejoinder02:55
  • 4Energy Fools the Magician02:04
  • 5King's Lead Hat03:56
  • 6Here He Comes05:38
  • 7Julie with...06:19
  • 8By This River03:03
  • 9Through Hollow Lands03:56
  • 10Spider and I04:10

enregistrement

Basing Street Studios, Londres, Angleterre, 1976 - 1977

line up

Phil Collins (percussions, batterie), Rhett Davies (percussions, stick, agon-gon), Brian Eno (synthétiseur, guitare, piano, claviers, chant, moog, clochettes, vibraphone, percussions électroniques, CS-80, objets métalliques, AKS), Robert Fripp (guitare), Fred Frith (guitare), Percy Jones (basse), Jaki Liebezeit (batterie), Bill MacCormick (basse), Phil Manzanera (guitare), Dave Mattacks (percussions, batterie), Paul Rudolph (basse, guitare), Hans-Joachim Rœdelius (piano, claviers), Brian Turrington (basse), Andy Fraser (basse, batterie), Peter Moebius (claviers), Kurt Schwitters (voix), Shirley Williams (percussions, timbales)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Après une première écoute, "Before and After Science" ne semble pas apporter grand chose de nouveau à l'édifice de pop ambient que constituait "Another Green World". On ne le sait pas encore, mais ce disque sera le dernier avant bien longtemps où Eno se donnera encore la peine de se frotter à l'idiome pop. De plus en plus sollicité en tant que producteur, Eno caresse aussi le désir de monter son propre label (Obscure, et plus tard Opal) tout en menant de front une carrière dont la disparité à pour dénominateur commun l'expérimentation, que cela soit en compagnie de Robert Fripp, pour une poignée de collaborations au sommet, ou encore avec Roedelius et Moebius, du groupe allemand Cluster, et que l'on retrouve - comme c'est étonnant - sur "By this River". Ce qui sauve le disque et qui lui donne son aura particulière, c'est sa deuxième face, d'une qualité d'introspection (quelle plus belle manière de laisser un souvenir impérissable en clôturant son disque avec des titres évanescents tels que "Through Hollow Lands" et le Floydien "Spider and I" ?) qu'on ne trouvait pas nécessairement sur la première. En effet, excepté l'instrumental "Energy Fools the Magician", les titres qui introduisent "Before and After Science" semblent renouer avec cet allant primesautier que l'on souhaitait presque enterré à jamais avec "Here Come The Warm Jets" et "Taking Tiger Mountain". Oui, seulement, une nuance de taille est tout de même à signaler ; l'approche instrumentale, elle, confirme les développements ébauchés sur "Another Green World". Aussi nous réjouirons nous de pouvoir écouter chanter la basse de Percy Jones sur "Kurt's Rejoinder" ou le sens du groove interiorisé de Jacki Liebezeit (Can) sur le génial "Backwater". Peut-être que mis à part une tendance trop marquée à vouloir concéder du terrain à l'omniprésence du chant, ce qui, en définitive, manque vraiment à "Before and After Science", c'est ce goût mystérieux et cette magie inexpliquable de la découverte à chaque fois renouvellée qui circule dans les veines fluorescentes des "Another Green World". On ne peut pas signer un chef-d'oeuvre à tous les coups...

note       Publiée le jeudi 12 août 2004

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Note moyenne        19 votes

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gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62

Ca faisait un moment que je ne m'étais pas embarqué dans cet album. Une première moitié sympa mais à partir de 'Here he comes' c'est vraiment très fort, pas loin de la magie de "Another green world"

Note donnée au disque :       
nicola Envoyez un message privé ànicola

J’entends de la new wave avec cinq ans d’avance dans ce disque.

merci pour le fusil... Envoyez un message privé àmerci pour le fusil...

Face A : Brian groovy, Face B : Brian tristoune.

Note donnée au disque :       
zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Putain, c'est vachement bien !

Note donnée au disque :       
Kid A Envoyez un message privé àKid A

Quel plaisir que de redécouvrir à chaque écoute "Kurt's rejoinder", cette bombinette en forme de comptine funky-dadaïste (feat. Kurt Schwitters, s'il vous plaît)... Au fond, c'est un vrai album de comptines, douces ou exubérantes, pop, rock, funky, folk... Avec un vrai fond d'introspection et de gravité dans l'impression générale (influencée par la deuxième moitié, forcément). Un adulte qui redécouvre son âme d'enfant, avec la mélancolie sereine attachée à un tel état... Adulte et enfantin, avant et après la science, la boucle est bouclée. C'est pourquoi cet album, à la beauté un peu éclipsée par celle (plus indicible) de son prédecesseur, laisse une empreinte bien plus profonde qu'il n'y paraît. Et c'est aussi peut-être pourquoi Richard D.James fait tellement figure d'héritier évident de ces explorateurs d'émotions ambigües que sont Eno et Wyatt.