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Talking Heads › Fear of music

cd | 11 titres

  • 1 I Zimbra [3:06]
  • 2 Mind [4:12]
  • 3 Paper [2:36]
  • 4 Cities [4:05]
  • 5 Life During Wartime [3:41]
  • 6 Memories Can't Wait [3:30]
  • 7 Air [3:33]
  • 8 Heaven [4:01]
  • 9 Animals [3:29]
  • 10 Electric Guitar [2:59]
  • 11 Drugs [5:13]

enregistrement

The Record Plant, Long Island City, USA, 22 avril - 6 mai 1979

line up

David Byrne (chant, guitare, percussions), Brian Eno (synthétiseur, piano, effets, choeurs), Chris Frantz (batterie, percussions), Robert Fripp (guitare), Jerry Harrison (guitare, syhntétiseur, chœurs), Tina Weymouth (basse), Gene Wilder (congas), The Sweetbreathes (choeurs)

chronique

"Fear of Music" et "Remain in Light". Deux fantastiques albums que je ne peux dissocier. Ils partagent tous les deux cette étrange approche à contre-jour, entre lumière et obscurité. La plume est de plus en plus affûtée, acerbe. Byrne finit donc par incarner ce psychopathe dont il se demandait encore il y a peu la signification. Il faut commencer à en avoir peur, c'est certain. Les onze titres de "Fear of Music" tranchent comme la lame d'un couteau. Secs, incisifs. Ils vont droit au but et l'intitulé de chacune de ces chansons est suffisamment explicite. Bienvenue dans un monde effrayant, glacial, où l'on se réchauffe comme on peut aux rythmes abrasifs assurés par la paire Weymouth/Frantz et les guitares passablement funky et schizoïdes d'Harrison. La fête, c'est dans la tête qu'elle se déroule. Et dans cette tête, tout ne tourne pas très rond. Prière de prendre votre attaché-case, et votre costume trois pièces, et allez accomplir votre labeur, comme des milliers d'autres animaux qui, comme vous, déambulent dans nos villes à la recherche d'air pur, quelle vaste blague ! Des milliers d'animaux qui, comme vous, pour survivre n'ont d'autres choix que de se réfugier dans les paradis artificiels prodigués par toutes sortes de drogues. Une première face extatique, une seconde plus introvertie, presque tétanisante ("Drugs"). Les deux sont malades. Les deux sont clairement malades. Les deux véhiculent ce sentiment d'oppression commun aux Pere Ubu, Joy Division et consorts, sans pour autant développer le même langage. Eno préfère reconvoquer l'ange noir des sessions berlinoises de Bowie et introduit donc Robert Fripp auprès des Talking Heads ; c'est "I Zimbra", du "Discipline" avant la lettre... Et on peut en effet se demander ce qu'eut été le King Crimson nouveau sans cette rencontre primordiale. C'est d'autant plus troublant quant on songe aux déclamations de Byrne qu'Adrian Belew (présent sur "Remain in Light") reproduira bientôt à l'envi, au jeu de guitare et ses accords particuliers, aux errances neurotiques de "Animals"... "Fear of Music", le meilleur Talking Heads.

note       Publiée le jeudi 10 mars 2005

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saïmone › samedi 28 février 2015 - 13:11  message privé !
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Mes parents kiffent les Talking Heads, pour cette raison je m'y suis toujours refusé, quel idiot !

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salida › vendredi 31 octobre 2014 - 10:29  message privé !

En écoutant LCD soundsystem j'ai eu envie de me remettre l'original. Quel plaisir de redécouvrir ce disque poussiéreux. Chef d'oeuvre le mot semble presque faible ici. Il y a tout. L'urgence du post-punk, l'ouverture aux "musique du monde", une prod dantesque (merci Eno), une originalité à toute épreuve (bon il faut evidemment dire un grand merci à la trilogie berlinoise, mais comme on reste en famille...), des riffs, des rythmiques et même des solos hallucinés (Cities) et pour couronner le tout des mélodies hyper efficaces. Chef d'oeuvre, ouais sans aucun doute. Ah oui, et enfin aucune baisse de régime sur les derniers titres, juste une folie encore plus prégnante !

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my_friend_goo › samedi 12 juillet 2014 - 14:55  message privé !

"Cities" me donne toujours autant envie de faire la fête et "memories can't wait" me toujours autant flipper

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darkmagus › jeudi 15 novembre 2012 - 10:43  message privé !

Ah mes bons amis, je fais des efforts pourtant, mais non décidément je n’y arrive pas. Bien 15 ans que je n’avait pas écouté Talking H rangé très vite à l’époque au rayon « erreurs d’achat ». Réécouté aujourd’hui, et toujours réfractaire au rock chansonnettes de 3mn et demie, j’accroche vraiment pas, désolé pour tous ceux qui y mettent 6 boules.

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Sigur_Langföl › mardi 26 avril 2011 - 00:32  message privé !

Hé vieux, c'est quand même curieux, parce que moi ce disque, je le trouve aussi solaire qu'une crise de manque à cheval.

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