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Robert Fripp › A blessing of tears (1995 Soundscapes volume 2 - live in California)

8 titres - 51:51 min

  • 1/ The Cathedral of Tears (6:30)
  • 2/ First Light (7:59)
  • 3/ Midnight Blue (6:07)
  • 4/ Reflection I (6:06)
  • 5/ Second Light (7:33)
  • 6/ A Blessing of Tears (8:28)
  • 7/ Returning I (3:59)
  • 8/ Returning II (5:09)

enregistrement

Californie, USA, 21 janvier - 1er février 1995

line up

Robert Fripp (guitare, sounscapes)

remarques

chronique

Styles
ambient
ovni inclassable
Styles personnels
soundscapes

"A Blessing of Tears" est un album éminemment sensible qui fera rendre les armes à tout ceux qui pensent que balancer des sons, comme ça, au hasard de l'instant, est à la portée de quiconque. Robert Fripp fait ici son deuil consécutif à la disparition de sa mère, transformant cette heure de musique au profil bas, à la tristesse inconsolable, en linceul d'une élégie impudique. "The Cathedral of Tears" ouvre la marche funèbre. Contrairement à ses autres essais, on entre très rapidement dans le vif du sujet, avec ces notes hautes qui tourbillonent dans les airs. Elles nous emportent toujours plus haut. Vers un ailleurs ou un autre que l'on ressent et que l'on pourrait presque toucher du bout des doigts. On baigne en pleine lumière. On succombe à l'appel des anges. Serait-ce cela la musique qui accompagne toute expérience de mort imminente ? "Midnight Blue" et la plage titre sont, parmi ce recueil de blessures vives, deux balises incontournables, deux titres forts et poignants, sur les pas desquels on aime à se retourner. Les pièces auront dorénavant des durées relativement raisonnables, permettant - si nécessaire - de faire passer la pilule plus facilement auprès de ceux qui préféraient jusqu'alors rester à l'écart de cet univers fantômatique. En fait, ce que nous offre à entendre "A Blessing of Tears" balaye sans efforts certains préjugés qui lui ont mené la vie dure, et ce en dehors du fait qu'il s'agisse du contexte en concert. Robert Fripp n'est pas que le cerveau torturé d'une guitare qui l'est tout autant. C'est aussi un être de chair et de sang, capable de ressentir et de transmettre des émotions. La musique des "Soundscapes" colle à merveille avec les peintures de John Miller qui illustrent chacun des quatre volumes. L'immensité de l'espace. La sérénité d'une ligne d'horizon. La plénitude ou plus vraissemblablement la conception que s'en fait notre esprit. Le spectre d'un monde pointant vers l'infini pourtant toujours fermement délimité par un cadre qui le met malgré tout superbement en valeur.

note       Publiée le jeudi 11 novembre 2004

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gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62
J'en reviens donc à equatorial stars qui ne m'ennuie pas du tout !!
Note donnée au disque :       
Tango Mago Envoyez un message privé àTango Mago
Non, c'est tout simplement une disque chiant.
gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62
On m'a proposé les soundscapes de Fripp suite à mon enthousiasme exprimé pour "equatorial stars" de Fripp/Eno. Je ne retrouve pas les sensations décrites par la chronique. Est-ce dû à l'absence de Brian Eno?
Note donnée au disque :       
fracture Envoyez un message privé àfracture
Les Soundscapes... normalement, au bout de dix minutes, cela m'endort... Ce n'est pas que j'aime pas, loin de là, mais c'est tellement relaxant que le résultat est imparable. A une seule exception près: ce disque-ci, très justement chroniqué... Sur ce que j'ai pu écouté de Soundscapes et Frippertronics à ce jour, c'est celui qui m'a largement le plus plu en raison justement de cette atmosphère en même temps sombre et pleine de plénitude qui s'en dégage... Par contre, son nouveau truc avec Eno, The Equatorial Stars...rrrrrrhhhhzzzzzzzzzzzzzzzzzzz