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Porcupine Tree › Fear of a blank planet

6 titres - 50:46 min

  • 1/ Fear of a Blank Planet (7:28)
  • 2/ My Ashes (5:07)
  • 3/ Anesthetize (17:42)
  • 4/ Sentimental (5:26)
  • 5/ Way out of Here (7:38)
  • 6/ Sleep Together (7:30)

enregistrement

octobre 2006 - décembre 2006

line up

Richard Barbieri (claviers, synthétiseurs), Robert Fripp (soundscapes), Steven Wilson (chant, guitares, piano),Colin Edwin (basse), Gavin Harrison (batterie, choeurs), Alex Lifeson (guitare)

chronique

À titre personnel, je considère que Porcupine Tree est arrivé à pleine maturité artistique avec l’album "Lightbulb Sun", parfaite synthèse entre les aspirations pop, rock, metal, ambient et progressive avec lesquelles Steven Wilson a toujours flirté. Depuis, si on ne peut pas vraiment parler de déclin, force est d’admettre que le groupe a tout de même du mal à passer à autre chose. En accordant volontairement plus de poids aux guitares, en lorgnant ainsi du côté de Tool (passe encore) voire Dream Theater, ils caressent l’espoir de fédérer un nombre toujours croissant d’auditeurs, d’autant qu’ils sont à présent signés sur Roadrunner. "In Absentia" et "Deadwing" n’étaient finalement rien d’autre que la parfaite illustration de cette démarche, Porcupine Tree se laissant glisser sur la pente douce du metal progressif qu’une certaine honte rechigne encore à désigner comme tel. "Fear of A Blank Planet" poursuit sur leur lancée avec, tout de même, la désagréable sensation d'une erreur de casting. Car, contrairement aux apparences, sur ce nouvel album, Porcupine Tree ne verse pas autant qu'on aurait pu le croire dans la surenchère de riffs plombés (il y en a tout même). Par contre, s’ils continuent à emprunter au metal progressif, c’est hélas dans tout ce qu’il a de plus prétentieux. Je vous le dis comme je le pense ; beaucoup vont s’extasier sur ce disque, ne serait-ce qu’à cause du titre "Anesthetize". Non pas pour ses qualités (qu’il faut chercher ; c’est un des trucs les moins musicaux que Steven Wilson ait jamais produit, "Voyage 34" mis à part), mais seulement juste parce qu’il fait dix huit minutes ce morceau, et que, forcément, ça déchire ! Et qu’en plus y a Alex Lifeson qui se tape un solo. Remarquez, y a aussi Robert Fripp, hein, sur "Way Out of Here" pour des soundscapes moins inspirés que la musique d’entrée de Windows Vista. C’est dire. Alors, au milieu des bravos et des prosternations que le groupe ne manquera pas de recevoir de la part des « vrais » spécialistes de la question, je marquerai comme il se doit ma différence en étant une fois de plus encore le seul à oser faire remarquer que le titre de l’album est un pied de nez (déplacé) à Public Enemy, galvaudant à mes yeux l'impact du troisième album de la bande à Chuck D., que les harmonies utilisées par le groupe sont invariablement les mêmes d’un album à l’autre (réécoutez "Gravity Eyelids"), que le talentueux Gavin Harrison a vraisemblablement reçu pour seule consigne de singer Mike Portnoy, que "My Ashes" ne se gêne pas pour se calquer sur "No Quarter" du Zep, que tout simplement Porcupine Tree ne sait plus trop quoi dire, ni à qui il doit s’adresser.

note       Publiée le mercredi 23 mai 2007

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Note moyenne        28 votes

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Filiptif › lundi 18 janvier 2016 - 23:23  message privé !

Le meilleur album de Porcupine tree sans aucun doute. Fluidité est le mot qui caractérise le mieux l'album. Tout est fluide : les mélodies, les sons des claviers qui coulent comme des gouttelettes d'eau sur une vitre embuée, la voix de Steven Wilson fluette et fragile, même les riffs meshuggesques du milieu d'Anesthetize glissent parfaitement. Le genre d'album que je bois d'une seule gorgée sans m'en rendre compte.

6 boules évidemment pour l'album le plus mélancolique de PT.

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Ramon › dimanche 19 janvier 2014 - 13:48  message privé !

Allo, Mr Wilson ?

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H2O › jeudi 31 octobre 2013 - 00:11  message privé !

En tout cas le dernier album solo du 'sieur Wilon vaut le détour, et même plus.

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Pat Bateman › lundi 2 janvier 2012 - 23:31  message privé !

Mon préféré de PT. Limpide, fluide, sans faille. Pas une note qui manque, pas une note en trop, un album presque parfait. La perfection n'étant parait-il pas de ce monde, dans celui de Steven Wilson elle s'appelle Fear of the Blank Planet. Poils aux noisettes.

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H2O › dimanche 13 novembre 2011 - 13:55  message privé !

Moi je le trouve sympa cet album, pas génial mais sympa, 4.5 boules.

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