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Compilations - Labels › Trax Records: The 20th Anniversary Edition

  • 2004 - Trax, CTX CD 5001 (3 cd digipack)

cd1 | 21 titres | 75:56 min

  • 1 Robert Owens - Bring Down the Walls [5:11]
  • 2 Adonis - Now Way Back [vocal mix] [3:20]
  • 3 Mr. Fingers Feat. Robert Owens - Can You Feel It [alternate mix] [4:52]
  • 4 Mr. Lee - House this House [3:16]
  • 5 Farley "JackMaster" Funk - Jack the Bass [3:16]
  • 6 Maurice - This is Acid [radio mix] [3:27]
  • 7 The HouseMaster Boyz - House Nation [2:48]
  • 8 Ralphi Rosario Feat. Xavier Gold - You Used to Hold Me [kenny jason mix] [3:25]
  • 9 Frankie Knuckles Presents Marshall Jefferson - The House Music Anthem - Move Your Body [3:26]
  • 10 Mr. Fingers - Washing Machine [2:48]
  • 11 Phuture - Acid Tracks [3:41]
  • 12 Mr. Lee - I Can't Forget [3:09]
  • 13 Z Factor Feat. Screamin' Rachel - Fantasy [3:02]
  • 14 Farley "JackMaster" Funk - Aw Shucks [long version] [3:32]
  • 15 Jesse Velez - Girls Out on the Floor [2:24]
  • 16 Sleezy D - I've Lost Control [3:17]
  • 17 Virgo Four - In a Vision [3:08]
  • 18 William S. - I'll Never Let You Go [3:31]
  • 19 19. Liz Torres - Can't Get Enough [remix] [3:38]
  • 20 20. Master C & J - Dub Love [full version] [3:52]
  • 21 21. Frankie Knuckles with Jamie Principle - Your Love [6:42]

cd2 | 13 titres | 58:20 min

  • 1 Kevin Irving - Children of the Night [radio mix] [3:48]
  • 2 Farley "JackMaster" Funk presents Ricky Dillard - As Always[full vocal version mix] [5:49]
  • 3 Screamin' Rachael - Fun With Bad Boys [5:00]
  • 4 Jungle Wonz - The Jungle [full a-side version] [3:11]
  • 5 Kool Rock Steady - I'll Make You Dance [full version] [3:37]
  • 6 Adonis - Do It Properly [adonis full version] [3:27]
  • 7 Jungle Wonz - Bird in a Gilded Cage [full a-side version] [3:42]
  • 8 Hercules - 7 Ways to Jack [full version] [3:19]
  • 9 Humanoid - Slam [radio mix] [4:27]
  • 10 Sampson "Butch" Moore - House Beat Box [4:08]
  • 11 Frankie Knuckles with Jamie Principle - You Got the Love [long version with rebe jones vocals] [5:23]
  • 12 Frankie Knuckles with Jamie Principle - Baby Wants to Ride [6:59]
  • 13 Paul Johnson feat. Eric Martin - We Live this Life [long version] [5:24]

cd3 | 12 titres | 74:26 min

  • 1 Marshall Jefferson - Move Your Body [7:49]
  • 2 Adonis - No Way Back [vocal mix] [5:01]
  • 3 Mr. Fingers feat. Robert Owens - Can You Feel It [alternate mix] [5:57]
  • 4 Jungle Wonz - The Jungle [full a-side version] [6:02]
  • 5 Master C & J - Dub Love [full version] [6:10]
  • 6 Ralphi Rosario feat. Xavier Gold - You Used to Hold Me [kenny jason mix] [7:00]
  • 7 Frankie Knuckles - Baby Wants To Ride [8:36]
  • 8 Kevin Irving - Children Of The Night [radio mix] [3:55]
  • 9 Farley "JackMaster" Funk presents Ricky Dillard - As Always [full vocal version mix] [6:30]
  • 10 Frankie Knuckles with Jamie Principle - You Got the Love [long version with rebe jones vocals] [6:34]
  • 11 Z Factor feat. Screamin' Rachael - Fantasy [6:09]
  • 12 Maurice - This is Acid [radio mix] [4:38]

extraits vidéo

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remarques

Les 2 premiers cd constituent un long mix par Maurice Joshua et Paul Johnson, le cd 3 est un cd "bonus" des classiques du label en version "non-mixées"

chronique

Styles
soul
house
black music
techno
Styles personnels
house music commendments

J’aime bien partir de la base avant de développer quelque chose, pas vous ? Alors voilà, on peut toujours remonter plus avant dès qu’il s’agit d’électronique, mais là, à part le disco, qui en reste assez éloigné, et certains trucs isolés comme Zapp, on peut difficilement remonter plus loin… Cette compilation est précieuse : elle témoigne de l’acte de naissance de la house music… Non, ne fuyez pas. La house music, comme la plupart des genres ayant connu un succès public, a plutôt bien commencé avant d’être dévoyée à cadence industrielle par la Putafrange Corporation. La place manque pour évoquer toute la genèse, mais en gros, il s’agit là d’une bande de blacks fauchés – et d’une blonde au caractère bien trempé – dans le Chicago industriel du milieu des années 80. Des blacks qui ont eu l’idée de déconstruire le disco à coup de synthés cheap, et surtout de tout faire en autarcie, de la production de leur musique à la fabrication de leurs disques. Par chance, ils connaissaient un mec qui avait sa propre presse à vinyles. Les photos en sont dans le digipack, une fois déplié : c’est un hallucinant amas de tuyaux et de pistons couverts de boue, encore plus dégueulasse que ce qu’on arriverait à imaginer des studios crados de Lee Perry en Jamaïque. Et de là viendra le son poisseux des maxis de la house de Chicago, dont un exemple est donné ici avec l’infâme et glauque Dub Love. C’est la basse qui sort gagnante de ce traitement radical : sourde, imprécise, elle semble avoir traîné dans tous les endroits louches de Chicago pour être revenue si pleine de vices (les torrides The Jungle et You Got The Love). Cette anthologie regroupe tous les classiques du label Trax dans sa période dorée, soit entre 85 et 89, avant que l’angleterre ne prenne le relai. En somme, la quintessence de ce qu’on appelle depuis la ‘Chicago House’, avec le label concurrent mais frère Dance Mania. Commençons par évoquer un tour de force entre Miss Kittin et Prince : Baby Wants To Ride, véritable bras d’honneur adressé à l’Amérique, profession de foi tiraillée entre religion et sexe, et encore, c’est vraiment un euphémisme de 1ère catégorie. Là où Depeche Mode (qui a énormément inspiré à la fois la house et l’indus, les deux factions opposées de Chicago) évoquait ces sujets, Frankie Knuckles pénètre littéralement dans le vif du, hem, sujet, justement. Et le sujet a un tour de hanches plutôt sympathique, à ce qu’on imagine. Ça commence comme un début de sermon religieux, recueilli et baigné de lumière, avant de pénétrer dans la noirceur moite d’un nightclub où les aspirations contraires du jeune Frankie font plus ample connaissance… Le pauvre se met à parler de l’afrique du sud, de l’éthiopie, tout ça lui remonte à la tête, comme la pression de la semaine exorcisée lors de ce rituel du week-end. “Ronnie wants to ride me, because he thinks he’s king / but it’s hard to ride, when you’re living in a fascist dream”. Un monstre sacré de la Great Black Music, à placer à côté de Livin for the city, Sex machine, The Message... ou Move Your Body, qui ça tombe bien est justement là 6 pistes plus loin. Que dire sur ce monument qui a donné à un nouveau genre, que tous ceux qui ont grandi avec l’euro-dance – dont il est l’une des mamelles – ont écouté sans le savoir : la piano house. Que dire si ce n’est qu’il s’agit d’un sermon gospel de 8 minutes où le pianiste de l’église est subitement possédé par le démon, tandis que ses ouailles se mettent à prêcher LA bonne parole, qui tient d’ailleurs en très peu de mots. This is Acid, de Maurice (c’est pas tout à fait Maurice l’épicier du village, celui-là… Il a plus de copines cool, vous allez voir) est basé sur le même schéma, mais se vautrant cette fois dans le stupre le plus total, les sirènes et les cris étant clairement posés là pour nous rendre fou. Et toujours ce goût des contraires : à cette exhubérance presque obscène répond un peu plus loin le Can You Feel It de Mr Fingers, introspectif et ouaté, qui définit cette-fois un genre dont l’heure de gloire grand public se fait toujours attendre (tant mieux, sans doute) : la deep-house. Reste quelques tracks sympas sans plus, comme cette reprise de As de Stevie Wonder qui n’apporte rien de spécial, ou ce You used to hold me qui montre surtout l’origine de certains hits mondiaux de la house vocale anglaise comme Show Me Love de Robin’s ou Ride on Time de Black Box. Et notons qu’il est toujours marrant, au milieu de ces véritables modèles de house pure et originelle, de tomber sur des morceaux plus consensuels, entre italo et new wave, qu’on imagine presque sur la B.O. de Drive ou dans GTA Vice City (Fantasy, le 1er tube, de 85, qui permit à toute la clique de se payer des séances de studio, ou encore l’incongru et très réussi Children of the Night, où les synthés froids obsédants rencontrent la piano house). S’il ne vous faut qu’un seul disque de ce genre jadis fécond, réduit à une verrue musicale aujourd’hui, c’est bien celui-là. Un jalon dans l’histoire de l’électronique, indispensable pour comprendre l’electro anglaise des années 90, ce qui n’est pas rien.

note       Publiée le samedi 21 avril 2012

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22goingon23 › mardi 14 février 2017 - 16:35  message privé !

personne dans la "maison" !? alors je me réponds à moi-même, ayant la bête entre les mains. Cette box est phénoménale et une des plus précieuses archives jamais sorties sous ce format. Le travail au niveau restauration sonore et packaging est magistral. Une véritable palette débauchée de sons : oniriques, cosmiques, hypnotiques, lubriques (on y parle beaucoup de cul of course !). La compile 3 cds est une bonne mise en bouche mais un peu courte (on regrette l'absence de Slam! de Phuture ou As Acid Turns de Lidell Townsell, les premiers Virgo, Ride de M.E....). Une somme fabuleuse, nourrissante !

22goingon23 › dimanche 29 janvier 2017 - 15:40  message privé !

Passionnant et bouillonnant ce label. En 2013 est sortie une box monstrueuse de 16 cds, la TRAX RECORDS BOX regroupant tous les 12' (A & B sides) de 1984 à 1989. Une mine. Un initié ici-bas s'est-il frotté à la bête ?!

dimegoat › vendredi 28 août 2015 - 10:31  message privé !

J'accroche totalement à ce son que je trouve vraiment cru et addictif, tout en gardant une chaleur organique de sous les aisselles. Merde alors, j'aime la house.

Note donnée au disque :       
dariev stands › vendredi 2 janvier 2015 - 16:05  message privé !
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Péché de luxure : www.youtube.com/watch?v=oTbuYH84bfg

(N°6) › jeudi 1 janvier 2015 - 13:45  message privé !
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Franchement il passe tout seul (d'autant plus que le troisième CD est vraiment un bonus avec des titres déjà présents mais non édités). Sortie tout récemment la BO du film "Eden" (2CD) constitue un bon compagnon, un peu plus axé garage et un chouia french house (et pourtant je suis pas fan à la base mais la sélection est bonne), avec d'autres classiques comme "Sweet Harmony" de Liquid (co-produit avec Marshall Jefferson), "The Whistle Song" de Franckie Knuckles, "Sueño Latino" remixé par Derrick May (avec le sample de E2-E4 de Göttsching !!), Promised Land de "Joe Smooth" et même le "Gypsy Woman (She's Homeless)" de Crystal Waters (le truc qui te ruine la journée avec son refrain). Pour une louchée de old-school pur jus tu rajoutes la compile "Killing Yourself Dancing -The Story Of Sunset Records" (2CD encore) de Jérôme Derradji, et t'as de quoi bouffer de la house classique pour un moment.

Note donnée au disque :