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Adam And The Ants › Kings of the wild frontier

cd • 18 titres

  • 1Dog eat dog
  • 2Antmusic
  • 3Feed me to the lions
  • 4Los Rancheros
  • 5Ants invasion
  • 6Killer in the home
  • 7Kings of the wild frontier
  • 8The magnificent five
  • 9Don't be square (be there)
  • 10Jolly Roger
  • 11Making history
  • 12The human beings
  • 13Antmusic (alternative mix)
  • 14Antmusic (démo)
  • 15Feed me to the lions (démo)
  • 16The human beings (démo)
  • 17S.E.X. (démo)
  • 18Omelette from outer space (démo)

extraits vidéo

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enregistrement

Rockfield Studios, Angleterre, 1980

line up

Adam Ant (chant), Marco Pirroni (guitare), Kevin mooney (basse), Chris Merrick Hughes (batterie, percussions), Terry Lee Miall (batterie, percussions)

remarques

chronique

Lors du précédent épisode nous avions laissé Adam Ant en bien mauvaise posture; lui qui espérait booster sa carrière en engageant Malcolm McLaren comme manager s'était retrouvé le bec dans l'eau privé de ses musiciens débauchés pour former Bow Wow Wow avec pour unique souvenir du fourbe personnage l'idée de se grimer version corsaire du XVIIIème siècle...Mais Dame Justice veillait. Par on ne sait quel miracle, le jeune homme va retrouver rapidement des nouveaux musiciens, dont Marco Pirroni (ex-Siouxsie and the Banshees) et enregistrer ce second album qui sera un véritable carton et dont la musique en inspirera plus d'un, souvent trop honteux pour le confesser. Parce que 'Kings of the wild frontiers', il faut dire, a souvent été considéré comme une farce, un cirque ridicule de par le look improbable entre guerrier indien, corsaire et bondage punk des musiciens, sans parler des textes bien particuliers ('Antpeople are the warriors, antmusic is the banner' dans 'Kings of the wild frontier') sur les pirates, Clint Eastwood, et surtout les allusions aux 'Ant people' (nom de guerre adoptés par les fans hardcore du groupe). En réalité, derrière ces métaphores inattendues, c'est toute la rage, l'espoir retrouvé (mais aussi les doutes comme en témoigne 'Ants invasion') et la soif conquérante de succès du jeune chanteur qui sont ainsi exprimés, un aspect que bien peu de critiques ont réellement pris la peine de décrypter (lisez les textes de 'Jolly Rogers', 'Kings of the wild frontier'...). Passons; si cette étrange poésie peut laisser de marbre, il serait temps d'examiner la musique qui, elle, n'a rien d'une blague. Maclolm McLaren avait bien senti dans le son de Adam and the Ants une tendance prometteuse très axée sur une rythmique (inspirée des danses africaines) capable de rafraîchir la grisaille post-punk de l'époque d'où sa volonté de se débarrasser de Adam pour mieux l'exploiter. Solidement appuyé dans l'écriture par Marco Pirroni, ce dernier va reprendre la formule en la poussant à son maximum dans une optique à priori totalement improbable et pourtant d'une efficacité redoutable. Parfait exemple de cette philosophie, voici l'hymne 'Kings of the wild frontier' où le jeu de percussions roulant et tribal (totalement repiqué par Marilyn Manson sur 'Beautiful people') mène entièrement le morceau, efficacement épaulé par quelques lancées de guitares épaisses. Ecoutez 'The magnificent five' qui débute comme un titre de rock'n'roll lambda, le voilà soudain déchiré de riffs puissants, et toujours en arrière-fond ces roulements de batterie, tantôt discrets, tantôt appuyés. Sans limite, les musiciens s'autorisent des influences surf ('Los Rancheros'), purement post punk goths ('Ants invasion' et son côté Virgin Prunes), glam ('Feed me to the lions'), funk ('Don't be square') mais à chaque fois, les percussions, des notes de guitare bien amenées, les intonations du chant font la différence. Chaque chanson se construit comme un mixage de différentes 'couches' à priori dépareillées et qui pourtant, à l'écoute, révèlent une cohérence stupéfiante. Avec Pirroni, Adam Ant aura trouvé le partenaire de choix et 'Kings of the wild frontier' déborde d'audace à commencer par cet incroyable jeu de percussions assuré par deux batteurs permettant une revanche flamboyante au jeune homme qui atteint ici l'apogée de sa carrière avant un inéluctable déclin...mais qu'importe quand on a laissé un album de cette trempe, pas vrai ? Pas totalement un chef-d'oeuvre mais pas si loin.

note       Publiée le jeudi 3 mars 2011

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notes

Note moyenne        5 votes

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TribalCrow › jeudi 20 février 2014 - 09:19  message privé !

Hop ! 2 ans après mon com', il perd une boule à cause de quelques petites faiblesses, du coup j'approuve la conclusion : " Pas totalement un chef-d'oeuvre mais pas si loin" et retourne voguer sur la Frontière Sauvage, Jolly Roger au vent !

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TribalCrow › lundi 25 juillet 2011 - 18:34  message privé !

..

Note donnée au disque :       
Scissor Man › mercredi 9 mars 2011 - 21:51  message privé !

Ça évoque beaucoup XTC quand même, pas tous les morceaux mais y'a du Partridge derrière. Pas vilain.

TribalCrow › mercredi 9 mars 2011 - 14:41  message privé !

Adam nouveau look, nouveau line up, cela donne une envie de conquérir à travers des titres Post Punk rafraichissant aux batteries roulantes et tribales("Kings of The Wild Frontiers") et remuants ("Antmusic", "The Magnificent 5" et son riff lourd qui contrebalnce l'aspect plus léger de la chanson avec ses choeurs guerriers). Marco Pirroni fait du très bon boulot, sort de gros riffs à la Link Wray ("Killer in the home" et son motif à la "Rumble"), se prend pour les Shadows sur le délirant western de "Los Rancheros". On a même droit à un "Ant Invasion" bien Gothique et inquiétant. Les titres s'enchainent très bien et possèdent chacun leur petite particularité. Allez carrément toutes les boules, je ne me suis pas encore lassé malgré les nombreuses réécoutes. Même l'aspect rebutant des paroles et du visuel ne n'ont pas arrêté ^^

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Møjo › vendredi 4 mars 2011 - 00:36  message privé !

Bien visé pour le Billy Corgan, pas que sur la pochette d'ailleurs. En revanche j'écoute des trucs bien plus inavouables que Duran Duran :))

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