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Compilations - Labels › Wild Planet

cd | 14 titres

  • 1 Download - Toooly Hooof (Remix) [5:04]
  • 2 aDuck - Quackerz (Revision) [3:59]
  • 3 Plateau - Three Years [5:48]
  • 4 Doubting Thomas - Steps [4:10]
  • 5 Skinny Puppy - Rodent (Remix) [5:51]
  • 6 Tear Garden, The - Things That Go Bump In The Night [5:45]
  • 7 Twilight Circus Dub Sound System - Ultra Binghi (Brain Melter Mix) [4:23]
  • 8 Philth - Sanity Shovel [6:08]
  • 9 Floatpoint - Foundflap [3:27]
  • 10 cEvin Key - I Still Ate Her [5:05]
  • 11 Lustmord - Infinite Domain (Version) [6:03]
  • 12 Off And Gone - Decaying Orbit [5:26]
  • 13 The Legendary Pink Dots - Fate's Faithful Punchline (Version) [5:39]
  • 14 Dead Voices On Air Meets Dropstar - Rijn [6:35]

enregistrement

Compiled By - cEvin Key Mastered By - Brian Gardner (tracks: 1 to 4, 6 to 8, 10 to 14), Craig Waddell (tracks: 5, 9)

chronique

Kevin Crompton alias cEvin Key est ce qu'on appelle communément un workaholic, ou bourreau de travail. Il semblerait qu'il n'ait jamais vécu que pour la musique, en enregistrant continuellement, inlassablement, inexorablement ; qu'il soit seul ou accompagné de ses fidèles collaborateurs (Nivek Ogre et le regretté Dwayne Goettel pour Skinny Puppy évidemment mais aussi et surtout Edward Ka-Spel, Mark Walk, Mark Spybey, Phil Western et qui d'autre encore), comme si le champ indéfini de sa musique lui permettait de ne jamais atterrir et de faire passer les douleurs les plus dures comme la perte de Goettel ou les mauvaises périodes durant lesquelles la drogue l'a emprisonné (Vancouver est réputée pour être une ville de circonstance : elle y a même installé 'Insite', un centre d'aide très controversé puisque distribuant des seringues et prodiguant des soins sans jugement moral aux quelques 4700 junkies du simple quartier Downtown Eastside où la came y est vendue pignon sur rue ; Skinny Puppy n'aurait pas pu rêver de meilleur berceau). Il a réussi à se faire un nom, en reprenant notamment à son compte le studio Subconscious Communications et aujourd'hui Scaremeister - son appendice pour les projets commerciaux et publicitaires. 'Wild Planet' fonctionne donc comme un résumé des produits disponibles sur son label ; et il y participe directement dans la majorité des cas : c'est donc avec ceux-là que nous ouvrirons les hostilités. Il est aux commandes du remix IDM plus tordu du dispensable 'Toooly Hooof' de Download (issu de leur troisième album, modestement intitulé III) puis il soulage avec Phil Western nos émotions avec un inédit downtempo de PlaTEAU au mastering imparfait mais au feeling très reposant. Autre inédit, 'Steps' par Doubting Thomas (versant calme et instrumental de Skinny Puppy) légèrement plus tendu dans ses atmosphères mais rappellant le bien-fondé de leur unique album 'The Infidel'. Arrive, alas ! Le gros remix poum-tchak de 'Rodent', ici dans une version un peu plus courte que sur 'Remix Dystemper' ; hurlements de Nivek Ogre, guitares taillées au carré, violence exhortée et cathartique. Et au courageux Edward Ka-Spel de reprendre le micro après ce concassage pour quelques minutes de rêveries synthétiques à la mélodie entêtante. Un peu plus loin, c'est en solo que l'on retrouvera cEvin avec une variante du très tordu et obsédant 'Meteorite' sur Music for Cats. Pour ce qui est des projets dans lesquels il n'intervient pas, on retrouve un inédit de feu Goettel sous son pseudo aDuck, sorte de synthé bouip-bouip qui s'éclate avec une mélodie récurrente et une bonne dose de bidouille entre les notes. Il y a le dub jamaïcain de Twilight Circus ici étrangement représenté car plutôt abstrait dans toute sa première partie ; puis un Philth qui nous renvoie tout droit vers une forme d'IDM soft à la Plaid, pleine de tendresse et de rythmiques complexes, sans toutefois aspirer aux proportions épiques de la mélancolie propre à Bola ou Autechre. Floatpoint nous renvoie un dub psychédélique bien lourd qui vrille en tout sens. C'est avec soulagement que Lustmord vient reposer notre tête, même si celui-ci nous livre une pré-version de son 'Infinite Domain' un brin vieillie avec ses rythmiques samplées et ses grognements patauds. C'est reparti pour une louchée d'électronica avec Off and Gone, un peu épuisant avant la seconde incursion d'Edward Ka-Spel, cette fois accompagné de ses légendaires points roses pour la seule chanson totalement acoustique de la compilation, avec son saxophone langoureux et relaxant (fort bienvenu donc). Bonne idée aussi de terminer sur Dead Voices on Air (ici accompagné de Dropstar) pour une sortie ambient pesante et profonde mettant largement la pâtée à Lustmord. Pour conclure, difficile de s'enfiler 'Wild Planet' d'une traite sans se perdre tant certains projets semblent similaires ; difficile aussi de tenir l'assaut quasi omniprésent de toutes ces rythmiques rapides, complexes et mutantes ; mais passionnant à observer comme le ferait un entomologiste avec sa loupe au dessus d'un nid de fourmis, et vous pouvez être certains que chacune d'entre elle sera étudiée de plus près dans un futur très proche.

note       Publiée le samedi 24 octobre 2009

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Wotzenknecht › samedi 24 octobre 2009 - 10:56  message privé !

Au temps pour moi, j'ai confonfu avec Effector - III est en effet à approfondir

born to gulo › samedi 24 octobre 2009 - 10:52  message privé !

j'ai usé et adoré III à l'époque, et je dois le réécouter depuis ... un moment