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Compilations - Labels › Wildflowers 4 - The New York Loft Jazz Sessions

lp | 5 titres | 34:09 min

  • 1 Hamiet Bluiett : Tranquil Beauty [5:50]
  • 2 Julius Hemphill : Pensive [9:59]
  • 3 Jimmy Lyons : Push Pull [5:36]
  • 4 Oliver Lake : Zaki [9:54]
  • 5 David Murray : Shout Song [2:50]

enregistrement

Studio Rivbea, 24 Bond Street, New York, États-Unis, 14-23 mai 1976

line up

Hamiet Bluiett (saxophone baryton, clarinette), Hayes Burnett (contrebasse), Butch Campbell (guitare), Stanley Crouch (batterie), Olu Dara (trompette), Julius Hemphill (saxophone alto), Fred Hopkins (contrebasse), Michael Gregory Jackson (guitare), Oliver Lake (saxophone alto), Jimmy Lyons (saxophone alto), Don Moye (batterie, percussions), David Murray (saxophone ténor), Billy Patterson (guitare), Charles Bobo Shaw (batterie), Abdul Wadud (violoncelle), Phillip Wilson (batterie), Juney Booth (contrebasse), Bern Nix (guitare), Karen Borca (basson), Henry Maxwell Letcher (batterie)

remarques

L'intégralité des cinq disques vynils a fait l'objet d'une réédition en 2006 dans un box 3cds.

chronique

Il est bien entendu toujours délicat de faire la fine bouche et de tenter d'extraire l'élément qui sort du lot. Et même si la série complète des cinq Wildflowers forment un tout, ce volume 4 apparaît d'emblée comme un des tous meilleurs crus, et c'est paradoxalement le plus court des cinq disques ; de quoi démentir les assertions qui prétendent que le free jazz se perd en longueurs inutiles. Le formidable Hamiet Bluiett ouvre la bal avec un bluesy en diable "Tranquil Beauty" où sa clarinette basse fait des merveilles. L'ombre d'un certain Archie Shepp se met à planer. Le regretté Julius Hemphill prolonge cet état d'esprit douloureux avec le questionnement plus viscéral de "Pensive" ; batterie et guitare télépathes, relans brumeux prodigués par un violoncelle distant et alto passionné sont la recette de cette mise en abîme indolente. Jimmy Lyons, lui aussi, joue de l'alto, si bien que la transition ne se remarque que quelques minutes plus tard, quand l'attention portée aux éléments annexes (contrebasse, basson, batterie, percussions) nous font comprendre que nous sommes bel et bien passés à un autre morceau. Le style et l'écriture est différente, mais "Push Pull" est définitivement jumeau dans l'esprit du titre de Hemphill. Oliver Lake n'élève pas le débat, il est toujours de qualité, mais "Zaki" dégage une formidable intensité, propulsé par la batterie extatique de Phillip Wilson, la basse de l'omniprésent Fred Hopkins et le jeu sournois, tout en dentelles, du guitariste Michael Gregory Jackson. Un soupçon d'ultra modernité s'invite ainsi dans la danse, entre l'urgence du Black Arthur Blythe et le chaos total de Tim Berne. Après un tel abandon, il reste à David Murray la lourde tâche de refermer cet avant dernier chapitre, et le ténor opte pour un coda plus élégant que réellement puissant ; c'est "Shout Song" qui maintient cette tension sourde jusqu'à la dernière note. Construit comme un véritable album, Wildflowers 4 séduit presque instantanément de par son incroyable cohérence.

note       Publiée le samedi 27 juin 2009

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