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Compilations - Labels › Ambrosia Selected by Fishimself (Ultimae Records)

cd | 10 titres | 74:58 min

  • 1 Sub Strata (Max Million & Gusk) [ 6:33]
  • 2 Light Tails (Miktek) [ 5:29]
  • 3 Distant Industries (One Arc Degree) [ 6:13]
  • 4 Principles of Gravity (Aes Dana) [7:28]
  • 5 Homo Imperceptibilis (Sygnals) [9:39]
  • 6 Sun Ritual (Sesen) [7:43]
  • 7 Hyades (Alpha Tek) [7:13]
  • 8 V.A.N.T.A. (Asura) [9:39]
  • 9 Why (Memphidos) [8:33]
  • 10 Ominous Ride (Miktek) [6:27]

remarques

Pour en savoir un peu plus sur le label Ultimae, découvrir ses artistes et entendre des extraits sonores, on visite le site web suivant : http://www.ultimae.com/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
down-tempo, psy down-tempo et up-tempo

Le label Français Ultimae est une équivalence du label Anglais DiN. Comme le label d’Ian Boddy, Ultimae possède une belle brochette d’artistes qui façonnent une étonnante MÉ dont les rythmes doux et lascifs côtoient des ambiances tant cosmiques que psychédéliques. Offert dans un très beau digipack, Ambrosia est une compilation mixée par le DJ Grec Fishimself. Haris Papadimitriou affectionne une musique sans frontières, ni rythmiques et ni ambiantes, où les down-tempos aux nombreuses phases évolutives règnent en maîtres absolus dans les sphères psychotroniques d’un univers parallèle ambiant. Ambrosia coule dans nos oreilles avec l’étonnement de sa polyvalence où 10 titres s’enchaînent comme dans un long voyage aux pays des rythmes ambivalents. Donc, bienvenu au royaume de la sensualité rythmique cérébrale. Bienvenue dans les down-tempos éclectiques d’Ambrosia. Ce superbe maillage des styles débute avec "Sub Strata" de Max Million & Gusk. Le rythme est doux et finement dessiné par des percussions à la fois pesantes et légères. Comme un genre de down-tempo cosmique et astral, le rythme flotte dans structure onirique où arpèges cristallins, suaves filets de voix éthérées, accords de guitare morphiques et couches de synthé emmitouflées dans une brume statique s’enlacent sur un rythme aux subtiles permutations. "Light Tails" de Miktek épouse la même approche cosmico-astrale avec un tempo flottant et sautillant. Les chœurs sont beaux. Ils errent sur une structure de brume qui est légèrement estampillée par de belles percussions. " Distant Industries" d’One Arc Degree suit les cendres rêveuses de "Light Tails" avec un down-tempo cosmique et psychédélique qui étale son rythme lent sur de lourdes percussions métallisées. Le synthé dessine une approche mélodieuse qui flotte à grands coups d’arcs ondulatoires, emportant dans son sillage mélodieux un rythme incertain qui paraît plus près des étoiles que des planchers de danse et qui tergiverse parmi les souffles des sirènes astrales et des chuchotements qui éveillent une douce paranoïa. "Principles of Gravity" d’Aes Dana offre une approche rythmique divisée entre ses passages pulsatoires et ambiants. Le rythme est forgé par des percussions aux formes et sonorités variées, offrant des frappes échoïques et d’autres à effets de gaz cosmiques qui se moulent à des séquences pulsant à différentes cadences et tournoyant dans d’hypnotiques carrousels stroboscopiques alors que les passages ambiants sont nourris de chœurs soumis et de couches cosmiques. Une mélodieuse ligne de piano oscillatrice ouvre "Sygnals" d’Homo Imperceptibilis, de loin mon coup de cœur sur Ambrosia. Cette fine approche mélodieuse tombe dans un rythme lourd de genre up-tempo qui tournoie avec lascivité autour d’une pléiade d’accords fragilisés par une sonorité de verre. De belles couches d’un synthé morphique caressent ce doux down-tempo cosmique qui caquète sous le poids d’une belle approche stroboscopique. La 2ième portion est délicieuse. Le rythme tourne au ralenti, caressé par un doux synthé aux enveloppes violonées qui flottent et chantent sous les coups des percussions hypnotiques. Des percussions qui se dédoublent et multiplient leurs frappes dans une superbe symbiose anarchique. Après une intro ambiante où une pluie de sonorités hétéroclites se déverse dans le néant, "Sun Ritual" de Sesen s’éveille lentement avec une approche rythmique trappée dans ses éléments et ses mouvements cosmiques. "Hyades" d’Alpha Tek continue l’exploitation des ambiances sombres et glauques initiées par Sesen avant d’éclore sur un down-tempo lourd à l’enrobage mélodique légèrement saccadée. Les percussions tombent avec l’asservissement d’un tic-tac pris dans un rythme vaseux qui grelotte sous les tremblements de fins cerceaux et de bons effets sonores tant échoïques que réverbérants. Un peu comme "Sun Ritual", "V.A.N.T.A." d’Asura marine dans une intro ambiante avant de copuler avec un bon rythme progressif qui accroche l’oreille instantanément. C’est un long titre qui caresse des styles aussi variés que le dark ambiant, l’ambiant psychotronique et le down-tempo cosmique pour progresser avec une intense approche cinématographique. C’est un peu comme une chevauchée psychédélique nourrie par des nappes et des accords hachurés et nappée d’une belle enveloppe mélodieuse à l’aura aussi angélique que brumeuse. Une ligne de synthé roucoulante et ondulante permute en une belle et limpide approche séquencée pour chanter les douceurs de "Why" de Memphidos qui tourne dans un univers mastiqué de percussions incomprises. Entre le psycho drame et le psychédélicosmique, "Why" chevauche ambiance éthérée et rythme concassé sur une structure bipolaire où sonorités statiques et blanches côtoient une belle mélodie qui peine à faire respirer ses séquences cristallines. "Ominous Ride" de Miktek conclût ce voyage des rythmes fracturés par une belle pièce de musique où le down-tempo respire par de fines séquences et de beaux accords d’un piano irradiant dans une ambiance très cosmique. Ambrosia est l’entrée idéale pour découvrir le monde musical et les rythmes ambivalents du label Ultimae Records. Si j’ai dégusté à grands coups d’oreilles le sublime Interloper de Carbon Based Lifeforms, le plaisir fut tout autant avec cette savoureuse compilation qui transcende les frontières d’une MÉ aux odeurs de Berlin School pour irradier d’un univers sonore tout aussi percutant. D’une main de maître Fishimself érige un solide opus dont l’homogénéité nous éloigne des compilations typiques avec un habile dosage des rythmes lascifs et langoureux à des ambiances autant éthérées que cosmiques, donnant lieu à un album compact qui n’a aucune faiblesse ni temps mort.

note       Publiée le mercredi 11 janvier 2012

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Wotzenknecht › mardi 9 juillet 2013 - 12:04  message privé !

'Homo Imperceptibilis' de Sygnals vaut à elle seule l'aquisition de la compile ! Quand débarque impérialement la seconde partie... woaaah

Wotzenknecht › mercredi 11 janvier 2012 - 19:45  message privé !

Oui et cette compile est excellente et rafraîchissante (beaucoup de nouveaux noms de la scène grecque) + les deux lyonnais Asura et Aes Dana

ericbaisons › mercredi 11 janvier 2012 - 18:09  message privé !

ultimae, le label aux deux chroniqueurs... très peu peuvent en dire autant.