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Compilations - Labels › I, mute hummings

  • 2006 - Ex ovo, EX0001 (1 cd)

9 titres - 76:21 min

  • 1/ Keith Berry -The Crossing (7’22)
  • 2/ Fear Falls Burning -Everything Was Wrong (7’54)
  • 3/ Dronæment -Phonorecord III (7’48)
  • 4/ Troum -Thrausmata Enos Eneirou (12’27)
  • 5/ Jeffrey Roden -The Seeds Of Happiness (Ewa sur le balkon mix par Feu Follet) (11’26)
  • 6/ Paul Bradley -Aurorean (7’31)
  • 7/ Steve Jolliffe -One More Haggard Drowned Man (redundant minimal development mix by Mirko Uhlig) (8’07)
  • 8/ Column One -Live Recording #3 (5’52)
  • 9/ Richard Lainhart -White Nights (remix) (8’09)

extraits audio

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line up

Feu Follet

remarques

« A collection of drone music and dulcet atmospheres » artwork by Gabriele Lantermann layout/design by Mirko Uhlig
limité à 500 ex.

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
drone / fields recordings

Toujours délicat de juger un objet qui, au delà de l’opération promotionnelle visant à faire connaître un tout nouveau label fraîchement débarqué, réinvente quelque peut notre conception des sons. Car c’est bien cela qu’est « I, Mute Hummings » (rien à voir avec le label Mute, ici c’est à prendre au sens premier), compilation de présentation du label Ex Ovo, une signature, qui – espérons-le – fera parler d’elle. Gageons que nous serons amenés à en reparler à l’avenir. En attendant, la démarche qu’il prône est on ne peut plus explicite : proposer une musique drone, atmosphérique, et vouée à la méditation et au silence. Ces 9 morceaux, qui se partagent les presque 80 minutes de cette compilation, semblent tous tournés vers un même but : l’abstraction totale, et la distillation au compte gouttes d’humeurs en sourdine. Ça commence avec une traversée du Styx au milieu des âmes emportées par les flots (« the crossing »), avant de basculer, sur l’autre rive, à l’intérieur même d’une guitare qu’on sent vibrer majestueusement (Envoûtante pièce de Fear Falls Burning), ce qui fait prendre tout son sens à la chanson de George Harrisson – « I look at the world and I notice it’s turning, while my guitar gently weeps ». En effet, on croirait qu’on a posé un stéthoscope au cœur de la voix lactée pour écouter le battement du monde et deviner les humeurs célestes. Si des interférences arrivent avec Dronaement, et cèdent la place a des paysages désolés avec Troum (prévisible, dirons certains), c’est l’onirique « Seeds of happiness » de Jeffrey Roden qui captive le plus. Une pièce progressive, à la construction scénarisée, habitée par d’étranges créatures gazeuses. Même structure étudiée pour la pièce de Steve Jolliffe, un ex-Tangerine Dream (il ne joue que sur Cyclone) égaré dans des contraintes lointaines, pièce ambitieuse précédée et suivie d’un étrange psaume sur une sorte de flûte. Les autres pistes se dévoilent plus comme des tableaux sonores, tantôt proche du noise (Column One), tantôt de l’ambient le plus planant et doucereux, tel que ce classique du moog, White Nights de Richard Lainhart, de 74, ici remixé. Frais et franchement apaisant.

note       Publiée le mardi 30 octobre 2007

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Wotzenknecht › mardi 30 octobre 2007 - 17:36  message privé !
J'ai un album de Dronaement ('Yr') qui est d'excellente facture, et cette compilation me fait penser au label canadien 'Alluvial Recordings' qui officie dans les mêmes branches très en vogue (la faute à Chris Watson ?), bien reposantes, enivrantes sinon envoûtantes.