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Compilations - Labels › Artificial Intelligence II

  • 1994 - Warp, WARP CD23 (1 cd)

cd | 10 titres

  • 1 Mark Franklin – Release To The System (Beaumont Hannant Remix) [8:37]
  • 2 Higher Intelligence Agency, The – Selinite [7:01]
  • 3 Link – Arcadian [9:32]
  • 4 B12 – Scriptures [6:58]
  • 5 Autechre – Chatter [7:36]
  • 6 Speedy J – Symmetry [6:08]
  • 7 Beaumont Hannant – Utuba [8:12]
  • 8 Richard H. Kirk – Reality Net [6:47]
  • 9 Balil – Parasight [7:34]
  • 10 Seefeel – Spangle [7:20]

chronique

"Beautiful, feel beautiful. Strange, feel... strange." Ces mots, qui pourraient servir de slogan à ce second volet du doublé de compiles cultes de chez Warp, prêtent sûrement à sourire ; on a dit du volet précédent que cette nouvelle vague électronique empruntait à l'acid house autant qu'à la musíque électronique planante ; on peut aussi lui rattacher la trance et ses dérives dans le bien-être, dans l'émotion candide et dans ses excès de voix féminines suaves. Et force est d'avouer, malgré ma mauvaise foi et mes attaches profondes dans le mouvement, que le premier volume a pris un sacré coup de vieux. C'est d'autant plus marquant qu'Artificial Intelligence II, quant à lui, passe haut la main le ravage des années et se situe toujours, pour beaucoup, dans le très haut du panier de l'electronica ambient analogique dont le recensement démographique formerait un bouquin plus assomant que le Vidal. On retrouve encore une pléthore de compositeurs connus mais cachés sous divers pseudonymes (Ed Handley de Plaid/Black Dog sous le nom Balil, mais aussi Mark Pritchard de Global Communications sous le pseudonyme Link), aux côtés de ceux qui traceront les grandes routes de Warp tels Seefeel et Autechre. Alors, la musique ! Ma foi, la voici beaucoup plus mature que deux ans auparavant, plus aérée certainement comme sur le grandiose 'Release to the System' qui installe une petite jungle d'éléments downtempo sur une ligne de basse mémorable et ne laisse entrer la mélodie qu'à la troisième minute. Plus aérienne aussi, avec le titre de Link, 'Arcadian', mon petit favori, qui vous embarque durant presque dix minutes dans une végétation luxuriante au fond d'une planète inconnue, comme Xen de Half-life mais sans vortigaunt pour vous électrocuter. La rythmique omniprésente et les bleeps acid seront familiers des amateurs de Carbon Based Lifeforms qui ont beaucoup emprunté à cet univers, du moins sur leur premier album. Dans le top 3, je décerne aussi volontiers une palme au titre uptempo de Balil, 'Parasight', plus proche de la trance pure et dure (vous savez, celle d'Oliver Lieb ou Hardfloor, pas celle de Tiesto). Viennent en second lieu les artistes avec une patte reconnaissable, tels Seefeel et leur minimalisme abrutissant, Speedy J un peu noyé dans des pads lourdauds, l'inimitable Beaumont Hannant, ici très calme, signant aussi le remix du premier titre. Je n'ai pas spécialement accroché au titre de Richard H. Kirk, qui malgré ses qualités reste un peu en retrait, peut-être par son côté house, ou funk, ou minimal ; enfin bref, qui évoque un peu trop la musique pour fauteuils rouge que pour plantes carnivores expirant des ronds de fumée. Il y a, et cela m'empêchera de faire péter la note maximale (Dieu sait comme ca me tente), quelques titres en retrait ici, qui sont chouettes mais sans plus, qui sonnent tous un peu pareil comme disait l'autre (la fautes aux machines de l'époque aussi, et au manque d'exploration, ce qui sera amélioré par la suite), donc Higher Intelligence Agency, B12, Autechre (damn!) font encore un peu la même chose, à savoir ce son ambient analogique pouêt-pouêt avant-gardiste en 1991 (The Orb), tendance en 1994 (Optic Eye), soldé en 1998 (Children of Dub). Ca n'en fait pas moins de très grands artistes, mais qui ont bien commencé quelque part comme tout le monde. Diantre, que je l'aime, cette compilation. Mais vous m'avez fait réaliser qu'en fait j'aime surtout trois morceaux extraordinaires, pour sept morceaux finalement dans le vent d'une époque à laquelle il faut avoir adhéré à priori (tout comme les vidéos des Designer's Republic de l'époque, en digital troidé et tout et tout). Il faudra que je vous parle de Space'n'Bass, un jour...

note       Publiée le mardi 12 juillet 2011

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Seijitsu › jeudi 4 octobre 2012 - 22:43  message privé !

Meilleur que le volume II, c'est indéniable ! Même si là aussi, il y a de l'anecdotique (The Higher Intelligence Agency, B12 et même Balil). Et après Musicology, c'est au tour de Richard H. Kirk de signer le titre craignos du disque: l'interminable et énervant Reality Net... Bref, une compilation sympathique mais pas indispensable, malgré la présence de quelques merveilles (le premier titre, celui de Link et de Speedy J, encore une fois au taquet).

Note donnée au disque :       
No background › mercredi 13 juillet 2011 - 11:12  message privé !

Sur celui-là, j'avais retenu Parasight de Balil, excellent.

Note donnée au disque :       
dariev stands › mardi 12 juillet 2011 - 14:45  message privé !
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bon, ben j'avais pas tant sous noté que ça, alors ;-) Et oui, Designer's Republic, c'est la grande classe 90's. Generation Plaise-tes-Chiones, Peter Kitsch, Doc Gyneco, Dj Fred & Arnold T, etc etc... et WipEout. (bon en vrai à l'époque je détestais mais bon)