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Compilations - Labels › More Better Days

cd | 15 titres | 00:00 min | avant-wave

  • 1 Yasuaki Shimizu - Semi Tori No Hi
  • 2 Mariah - Shonen
  • 3 Mkwaju Ensemble - Tira-Rin
  • 4 Akira Sakata - Meuniere
  • 5 Colored Music - Ei Sei Raku
  • 6 Paradigm Shift - P.S.
  • 7 Yasuaki Shimizu - Yume Dewa
  • 8 Mkwaju Ensemble (Joe Hisaishi!) - Wood Dance
  • 9 Colored Music - Heartbeat
  • 10 Pecker - Kylyn [reprise de Ryuichi Sakamoto int. par Kazumi Watanabe]
  • 11 Atsuo Fujimoto's Beat Jazz - Strangers In Island
  • 12 Mariah - Shinzo No Tobira
  • 13 Kylyn / Kazumi Watanabe - Mother Terra
  • 14 Ryuichi Sakamoto - Plastic Bamboo
  • 15 Kyoko Furuya - Harumi Futoh

cd | 12 titres | 00:00 min | funky & mellow

  • 1 Tamami Koyake - You Wanna Rain
  • 2 Arakawa Band - Funky Fanky
  • 3 Mikio Masuda - Mickey's Samba
  • 4 Shuichi "Ponta" Murakami - Huang Di
  • 5 Eri Ohno - Skyfire
  • 6 Pecker - Concrete Jungle [reprise de Bob Marley]
  • 7 Ryojiro Furusawa - Moonlight Slumber
  • 8 Kiyoshi Sugimoto - Night Train
  • 9 Kazumi Watanabe - Mellow Sunshine
  • 10 Eri Ohno - Living Inside Your Love
  • 11 Kazumi Watanabe/Kylyn - I'll Be There
  • 12 Mikio Masuda - Moon Stone

enregistrement

Entre 1978 et 1983 environ

remarques

Chaque CD a été édité séparément en vinyle avec moins de chansons mais 2 inédits par vinyle.

chronique

Styles
funk
reggae
dub
electro
jazz
new wave
pop
fusion
world music
Styles personnels
techno kayō / ambientpop / city pop

Vous aimez la new wave jap, YMO et les rythmes discoïdes mutant vers un surréalisme de pixels ? Ça se comprend. Vous avez sauté dans le bon tuyau. Parmi les mixtapes et compils qui pleuvent depuis 2 ans autour de la découverte de la jungle du japon musical du début des 80's, en voici une justifiée par son unité, avec ce coup de projo sur un label aventureux, Better Days, branche de Nippon Columbia active surtout de 77 à 86. Nom bien pratique à retenir pour qui veut s’y retrouver, puisque en gros, la techno-pop ultra expé et géniale y côtoie le jazz-fusion clinquant parfois dubby mais parfois longuet… L'autre raison d'être de cette comp, c'est bien sûr qu'elle propose pas mal d'artistes obscurs (pas même de Hosono ici)… Normal vu que Chee Shimizu (le fils de Yasuaki ??), le compilateur, est aussi l’auteur du livre "Obscure Sound", une bible de l’esthétique "balearic" originelle, celle des sons new wave/electro de ce début des 80’s qui a encore tant à révéler. Le tout étant un appel au téléchargement illégal assumé, vu le prix de la majorité des objets (cette compil incluse, bien sûr). On ne râle pas et on se dérouille l’index : ici tout est bon, tout se danse avec une insolente facilité, mais les deux CD n’ont rien à voir. Le premier est dédié à l’ "avant-wave", soit la raison du culte underground autour du label (et du prix des galettes à l’import comme sur place !), et le deuxième au "funky & mellow", soit un disco très éthéré, qu’on dira plus tard "cosmic", ici mâtiné de reggae-dub façon Grace Jones. Pas de surprise, c’est le premier cd qui nous intéresse, même si les sonorités de synthés 16-bits sont partout, côtoyant celles, d’un kitsch moins évanescent et qui me paraît moins évocateur, du jazz-rock qui vient infiltrer ses vilains solos çà et là. Un écueil qu’évite 90% du CD1, quasiment rempli de pépites absolues. C’est pas post-punk pour un yen, c’est carré, parfois rond mais toujours propre, impeccable de bizarrerie lustrée et plastique, pas si éloigné de la B.O. de l’anime Space Cadet, par le même réal que Cowboy Bebop... En bien plus sophistiqué. Trait commun à l’ensemble du cd1 : une science du break orchestral hallucinante, parfois le temps de quelques mesures s’élevant vers le ciel comme une baleine sautant hors de l’eau, avant de retomber sans l’ombre d’un plouf - c’est pas du rock ou du rap ! - dans l’élément bleu, rejoignant les bancs de BPM et le plancton 4/4 sous les flots de basses. Basses qui sont d’ailleurs un peu l’instrument lead, donnant le ton, rêveur et méditatif (en escalier sur Strangers in An Island, sous forme de séquence Berlin School-Gamelan sur Meuniere), canevas sur lequel voix et synthés peuvent onduler au gré du temps comme des posidonies en extase… Couplets, Refrains, Chant, rythme normal ? Connais-pas ! Et pour ceux qui trouveraient tout ça trop new wave colorée, trop tranquille, hop, piste 7 ! Yume Dewa est sans doute l’ovni massif du lot, grand-messe nippone qui obtient sans mal notre implication totale quand on visualise ce gargantuesque pomelo rouge sang se lever dans le ciel sur fond d’une meute de saxophonettes (je n’invente RIEN) en rut en pleine cérémonie shinto. L’âme du Japon, tout simplement. L’idée d’un unisson de voix polyphoniques se retrouve à nouveau, sous forme de chœurs péplum-célestes (des I-Threes !), sur le paradisiaque dub signé Pecker tapissé par le doigté velouté et bien reconnaissable des artisans du riddim Sly & Robbie, le tout s’achevant dans un satori éblouissant qui ridiculise l’intégralité des prétentions "cosmic" ou "balearic" du reste de la planète… Le tout avec Augustus Pablo au piano, pour une reprise de… Sakamoto, bien sûr. Franchement, on ne fait pas beaucoup mieux dans le genre guts of lightness, nulle-part. Je passe sur les 3 premiers titres qui méritent une découverte dans le contexte des albums… Reste un peu de pop cristalline et dénuée de toute vulgarité j-pop (Harumi Futoh), du mutant disco fantomatique et expérimental, à ranger entre Dinosaur L et la Jun Togawa de "Kachiku Kaikyô" (oui), avec Paradigm Shift et le hanté « Heartbeat » de Colored Music et son break soudain lumineux qui replonge aussi sec dans les bulles multicolores (et ces chœurs)… Toujours extrait du seul album de Colored Music (bientôt réédité sans doute), « Ei Sei Raku », qui rassemble un peu tout ce qu’il y a de bien ici : voix shootées, percus du fond du temple, gros rushes de break de synthé (preset "tsunami dans ta face"), tournis, drogue, extase sans "y". Bien sûr, tout ceci émane indirectement du généreux génie et succès 3 YMO, mais surtout du Yasuaki Shimizu, lui aussi zicos de studio, qui se révèle être le patron de cette pré-électro tribale, de ce "fourth world", faute d’un nom plus parlan. Sakamoto ne fait qu’une apparition à la prod, via Kazumi Watanabe et avec l’enchanteur "Plastic Bamboo" (issu de son chef d’œuvre Thousand Knives dont je vous causerai bientôt) avec sa basse ver de terre arc en ciel. Pas besoin de commenter le CD2, bien calé dans un registre disco smooth flirtant avec la city pop, 100% cocktail et soleil, idéal pour ceux d’entre vous qui passent un hiver difficile et n’osent pas monter le chauffage.

note       Publiée le mardi 20 décembre 2016

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Reflection › samedi 24 décembre 2016 - 12:02  message privé !

Ha ! Le voila... Une vraie porte vers... tellement de choses nouvelles. A écouter d'urgence ! Nota : la partie "mellow" est à ne pas snober non plus... On ressent toujours ce petit quelque chose... d'exotique et de peu commun dans nos contrées... Il faut commander la version double CD, la version LP présente moins de titres et est en 2 parties. La version CD à un son excellent déjà. 6/6 pour encourager la découverte de tout ce pan de musique... Merci Dariev !

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › mercredi 21 décembre 2016 - 08:24  message privé !

Une belle alternative à la scène européenne. À creuser...

(N°6) › mercredi 21 décembre 2016 - 02:29  message privé !
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Ah, Mariah, Mariah... Mariah...