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Gato Barbieri › Bolivia

  • 2001 • Rca victor 74321851472 • 1 CD digipack

cd • 5 titres

  • 1Merceditas9:04
  • 2Eclypse/Michellina6:21
  • 3Bolivia7:43
  • 4Niños7:11
  • 5Vidala Triste5:30

enregistrement

RCA Studios, New York City, USA, 1973

line up

John Abercrombie (guitare), Gato Barbieri (saxophone ténor, flûte, chant), Stanley Clarke (basse), Jean François Jenny-clark (contrebasse), Airto Moreira (percussions, batterie), Mtume (James M'tume) (congas), Bernard Purdie (batterie), Lonnie Liston Smith (Jr.) (piano), Gene Golden (conga), Moulay Ali Hafid (dumbek)

remarques

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
fusion

Nous sommes en 1973, et grâce, entre autres, à une toute petite motte de beurre bien placée, Gato Barbieri est enfin devenu un artiste mondialement célèbre, vendant ses disques avec une facilité qui en rendrait plus d'un vert de rage. "Bolivia" a en effet pu jouir de l'effet "Last Tango in Paris", devenant rapidement - et le contraire eut été étonnant - son album le plus vendu. Vous savez, l'effet de masse, quand il arrive, y a pas grand chose à faire pour le contrer... En réalité, y'à qu'à subir, et attendre que ça passe. Alors, oui, comme je le disais, gros succès pour Barbieri, et à l'écoute de ce nouvel album, je pense que cette reconnaissance n'est pas uniquement due à l'opération du Saint Esprit. Je veux dire ; on y entend clairement que Barbieri a tout de même su mettre toutes les chances de son côté parce que, si "Bolivia" a incontestablement des airs de famille avec ses productions précédentes, il lui manque par contre ce côté endiablé et tumultueux qui nous rendait le saxophoniste si sympathique et précieux. Dans cet ordre d'idée, "Niños" fait figure de seul rescapé. On peut encore y entendre Barbieri respirer à pleins poumons avant d'éructer sans forcer, mais enfin, voilà, le constat est là et bien là ; insidieusement, la proportion entre titres fougueux et titres disons fadasses s'est lentement mais sûrement inversée. Alors, d'accord, la mélodie de "Bolivia", la plage titre, est un air connu, que nos neurones ont probablement imprimé sans même le savoir, mais ça n'excuse rien. En fait, il est à Barbieri ce que "Europa" est à Santana ; ça lui a grand ouvert les portes de la gloire, mais au passage, il a fait bien plus que de s'aquitter des seuls droits d'entrée. "Merceditas", "Eclypse", "Michellina", tous ces thèmes se succèdent sans vraiment nous emporter et on se rend compte qu'au final il suffit à Barbieri d'être moins dedans pour que du coup cela se répercute sur tout l'ensemble des musiciens. "Vidala Triste" ferme le disque comme une paranthèse. Reste à espérer qu'elle soit définitive.

note       Publiée le lundi 15 août 2005

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notes

Note moyenne        3 votes

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aur › mardi 5 septembre 2006 - 08:36  message privé !
Mouais, les 2 chansonnettes passent plutôt bien, et Ninos est la pièce de résistance. C'est vrai qu'il y a une baisse de régime là. Mais bon, c'est encore largement au dessus d'un album endormi du Santana Band.
Note donnée au disque :