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Frank Zappa › Joe's garage

19 titres - 115:21 min

  • 1/ Central Scrutinizer (3:28) - 2/ Joe's Garage (6:10) - 3/ Catholic Girls (4:26) - 4/ Crew Slut (6:31) - 5/ Fembot in a Wet T-Shirt (4:45) - 6/ On the Bus (4:19) - 7/ Why Does It Hurt When I Pee? (2:36) - 8/ Lucille Has Messed My Mind Up (5:43) - 9/ Scrutinizer Postlude (1:35) - 10/ A Token of My Extreme (5:30) - 11/ Stick It Out (4:34) - 12/ Sy Borg (8:56) - 13/ Dong Work for Yuda (5:03) - 14/ Keep It Greasey (8:22) - 15/ Outside Now (5:50) - 16/ He Used to Cut the Grass (8:35) - 17/ Packard Goose (11:34) - 18/ Watermelon in Easter Hay (9:09) - 19/ A Little Green Rosetta (8:15)

enregistrement

Village Recorders Studio, 1979

line up

Arthur Barrow (basse, voix), Dale Bozzio (voix), Vinnie Colaiuta (batterie), Warren Cuccurullo (guitare, voix), Ed Mann (percussions, vibraphone), Tommy Mars (claviers), Patrick O'hearn (basse), Craig Steward (harmonica), Denny Walley (slide guitar, voix), Ike Willis (chant), Peter Wolf (claviers), Frank Zappa (narration, chant, guitare), Jeff (saxophone ténor), Marginal Chagrin (saxophone bariton), Stumuk (saxophone), Al Malkin (voix)

chronique

Styles
rock
pop
Styles personnels
satirique

Œuvre considérée sous des angles et des points de vues radicalement opposés selon les attentes que l'on place dans l'œuvre de Zappa, "Joe's Garage", initialement publié en deux parties (un premier album contenant l'Acte I, puis un double album contenant les Actes II & III), que la réédition actuelle a permis de réunir sous format de double cd, est un imposant opéra rock qui adopte le profil du "1984" de George Orwell ; dans une société post moderne où l'expression musicale est interdite, le Central Scrutinizer (le Big Brother de service), interprété par Zappa lui-même, met en œuvre sa politique de répression à l'encontre d'un jeune groupe, mené par Joe, qui répète habituellement dans son garage. L'univers décalé et iconoclaste de Zappa va bien sûr amener nos personnages dans des situations rocambolesques dignes d'un Lewis Carol aux mœurs douteuses, sous l'emprise d'ecstasy. La nouvelle équipe intègre à présent d'autres pointures comme Vinnie Colaiuta à la batterie (à l'indépendance rythmique proprement répugnante, comme sur "Keep It Greasy"), ou Warren Cucurullo, futur Duran Duran (oui, oui, vous avez bien lu). Comme pour "Sheik Yerbouti", le degré de sophistication est un cran nettement en dessous, ne fût-ce que dans le premier acte, où il explore les nouvelles musiques qui émergent alors, comme le reggae ("Lucille has Messed My Mind Up"). L'interaction entre la musique et l'histoire relayée est moins étroite que par le passé et privilégie ici une approche plutôt majoritairement technique. Mais la fibre émotionnelle et lyrique reste intacte, voire plus passionnelle que jamais, avec le magnifique "Outside Now", chanté par Ike Willis, ou le solo de guitare plaintif de "Watermelon in Easter Hay". Le message ultime nous est délivré dans un pont qui survient sur "Packard Goose", le Scrutinizer ayant eu raison de Joe, devenu fou, juste bon à s'inventer des parties de guitare imaginaire : "L'information n'est pas la connaissance, la connaissance n'est pas la sagesse, la sagesse n'est pas la vérité, la vérité n'est pas la beauté, la beauté n'est pas l'amour, l'amour n'est pas la musique, la musique c'est ce qu'il y a de mieux". En ce qui me concerne ; une de ses pièces maîtresses.

note       Publiée le jeudi 25 avril 2002

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Dun23 › dimanche 6 janvier 2019 - 17:58  message privé !

Toujours pas remis de Why Does It Hurt When I Pee? (et ce qu'il y a avant, On the Bus, le morceau s'inscrivant dans une sorte de suite) et Keep It Greasey pour ma part. Pas celui que j'écoute le plus, trop long en fait mais s'envoie très bien par tranche. La fin est assez mélancolique, je trouve.

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SEN › samedi 5 janvier 2019 - 15:48  message privé !

Peut être le dernier grand Zappa !

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torquemada › samedi 5 janvier 2019 - 15:46  message privé !

Un peu long et foutraque (les spoken words du Central Scrutinizer...) mais tellement jouissif !

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SEN › mercredi 16 novembre 2016 - 07:56  message privé !

Oui c'est vrai Ship Arriving est pas mal, mais faut reconnaître que les années 80 c'est quand même globalement une catastrophe pour Zappa surtout avec son obsession du Synclavier ! On touchera même le fond avec son album "Francesco Zappa" !

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Klarinetthor › mardi 15 novembre 2016 - 23:59  message privé !

Bah Ship arriving est tres bien aussi, si on aime le versant satirique deja bien present ici.

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