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Frank Zappa › Zoot allures

9 titres - 41:32 min

  • 1/ Wind Up Workin' in a Gas Station (2:29)
  • 2/ Black Napkins (4:15)
  • 3/ The Torture Never Stops (9:45)
  • 4/ Ms.Pinky (3:40)
  • 5/ Find Her Finer (4:07)
  • 6/ Friendly Little Finger (4:17)
  • 7/ Wonderful Wino (3:38)
  • 8/ Zoot Allures (4:12)
  • 9/ Disco Boy (5:11)

enregistrement

Record Plant, Los Angeles, 1976

line up

Captain Beefheart (harmonica), Terry Bozzio (batterie, voix), Napoleon "murphy" Brock (saxophone ténor, chant), Roy Estrada (basse, chant), Andre Lewis (orgue, voix), Davey Moire (chœurs), Dave Parlato (basse), Ruth Underwood (percussions, marimba, vibraphone), Frank Zappa (synthétiseur, basse, guitare, chant), Sharkie Barker (simulation post orgasmique), Ruben Ladron de Guevara (chant), Lu Ann Neil (harpe), Sparky Parker (chœurs)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
rock
pop
blues
Styles personnels
satirique

Lâché, pour ainsi dire, par ses derniers collaborateurs au sein des Mothers, exception faite de Napoleon "Murphy" Brock et Terry Bozzio qui ne le lâchent pas, Frank Zappa va se retrouver, pour la première fois, et depuis très longtemps, à la tête d'un tout petit quintette, trop petit pour ses ambitions démesurées. D'abord s'essayant à une nouvelle formation à grand orchestre dont il conservera les bandes pour des publications ultérieures, Zappa finira par se plier à un certain réalisme en composant avec ce qu'il a sous la main. Roy Estrada, de retour de chez Beefheart, intègre le groupe, ainsi que Davey Moire et Dave Parlato, de manière tout à fait temporaire, sans oublier le coup de main providentiel de Ruth Underwood (sur, entre autres, "Ms.Pinky" et "Friendly Little Finger"). "Zoot Allures" va donc très logiquement revenir à cette veine parodique et iconoclaste qui lui a valu tant de quolibets. Dans le genre, "Disco Boy" et "Wind up Workin' in a Gas Station" font preuve d'un sens de la dérision prononcé, mais ont fort à faire face à trois titres hauts en couleurs ; les instrumentaux "Zoot Allures", tout en subtilité, et le blues possédé "Black Napkins" (parmi ses plus beaux solii de guitare), mais aussi "The Torture Never Stops", récit sado-masochiste qui déploie ses dix longues minutes sur un parterre de râles orgasmiques. Zappa montre qu'il arrive à s'adapter à toutes les situations et s'en tire avec les honneurs. Mais si l'esprit est là, ce retour à un discours simplifié contraste assez violemment avec les productions touffues qu'il nous avait desservi, sans discontinuer, depuis maintenant près de cinq ans.

note       Publiée le jeudi 25 avril 2002

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Raven › samedi 13 février 2016 - 22:17  message privé !
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Ce titre, les couleurs et typos de cette pochette, ce "Torture never stops" ultra-sensuel (le Love on the beat de Zappa et d'abord un de ses tout meilleurs morceaux): une certaine idée du style.

Note donnée au disque :       
Rastignac › samedi 13 février 2016 - 17:14  message privé !
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le lien de la frustration ! " et c'est alors qu..." ; bon, ça fait bonne pub à ce bouquin pop yoga en même temps, j'ai bien envie de lire ce truc maintenant.

Klarinetthor › samedi 13 février 2016 - 16:46  message privé !

Je vais me mettre a celui-ci, il est un peu coincé entre les periodes de Zappa et a pourtant generalement bonne critique; le texte (tronqué helas) a l'origine de mon retour a Zappa, par un homme qui parle particulierement bien du moustachu: https://books.google.co.uk/books?id...

Dun23 › samedi 13 février 2016 - 13:03  message privé !

Il est vrai que comparé au foisonnement de ses prédécesseurs, celui ci semble moins bon. Mais, et ce mais est important, le moustachu fournit un album plus que solide, et bien que j'adore par exemple la version de The Torture never stops du live in NY, celle présente ici est "jouissive" aussi, bien que plus sobre. Me fait l'effet du petit frère de Chunga's Revenge, en fait. Plus proche de l'os que le foisonnement orgasmique des albums qui se situent entre les deux.

Pingshifu › vendredi 11 décembre 2009 - 17:19  message privé !

Pas le meilleur pour moi, mais quand même il mérite une écoute régulière. Les trois titres abondamment cités ici (black napkins, the torture never stops, zoot allures) sont géniaux. Merci Crimson pour l'allusion au jeu de mot !

Note donnée au disque :