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Frank Zappa › Broadway the hard way

cd | 17 titres | 71:13 min

  • 1 Elvis Has Just Left the Building (2:24)
  • 2 Planet of the Baritone Women (2:48)
  • 3 Any Kind of Pain (5:42)
  • 4 Dickie's Such an Asshole (5:45)
  • 5 When the Lie's So Big (3:38)
  • 6 Rhymin' Man (3:50)
  • 7 Promiscuous (2:02)
  • 8 The Untouchables (2:26)
  • 9 Why Don't You Like Me? (2:57)
  • 10 Bacon Fat (1:29)
  • 11 Stolen Moments (2:57) [ reprise de Olivier Nelson & Eric Dolphy]
  • 12 Murder by Numbers (5:37) (avec Sting) [ reprise de Police]
  • 13 Jezebel Boy (2:27)
  • 14 Outside Now (7:49)
  • 15 Hot Plate Heaven at the Green Hotel (6:40)
  • 16 What Kind of Girl? (3:17)
  • 17 Jesus Thinks You're a Jerk (9:15)

enregistrement

Enregistré durant le "Broadway Tour", 1988

line up

Paul Carman (saxophone alto), Bruce Fowler (trombone), Walt Fowler (trompette), Mike Keneally (guitare, synthétiseur, voix), Ed Mann (percussions), Bobby Martin (claviers, chant), Kurt Mcgettrick (saxophone baryton), Scott Thunes (basse), Chad Wackerman (batterie), Ike Willis (guitare, chant), Albert Wing (saxophone ténor), Frank Zappa (guitare, chant)

chronique

Styles
rock
pop
Styles personnels
satirique

Zappa reprend du poil de la bête et va écumer les planches. Il réunit autour de lui dix musiciens ; d'anciennes gloires (Walt et Bruce Fowler), ses fidèles collaborateurs actuels (Ike Willis, Bobby Martin, Ed Mann, Scott Thunes et Chad Wackerman), plus quelques nouveaux visages, dont ceux de Paul Carman, Albert Wing et Kurt MacGettrick aux saxophones. S'apparentant à une parodie de campagne électorale pour déjouer les plans du parti républicain, Frank Zappa retrouve ici le ton irrévérencieux et salvateur qui en a toujours fait une des figures de proue de toutes les forces dissidentes. Cette tournée donnera suffisamment de matière à Zappa pour que ce dernier subdivise le tout en trois disques pleins à craquer de matériel insoumis et provocateur. "Broadway the Hard Way" est le premier de ces volumes à paraître (après que la fin de la tournée ait été précipitée par une incompatibilité d'humeur entre le bassiste Scott Thunes et le reste du groupe). Il est aussi le plus frondeur des trois ; se payant la tête de Reagan, Bush et Oliver North réunis, à la fois sur "Rhymin' Man" ou "Jesus Thinks You're a Jerk". Mais ce ne sont pas les seuls à être égratignés ; les télévangelistes (avec même l'aide de Sting qui reprend son propre "Murder by Numbers"), Michaël Jackson (l'hilarant "Why Don't You Like Me ?") et le PMRC à nouveau (sur le rap "Promiscuous") font les frais d'un Zappa bien décidé à en découdre. Sans la nommer, c'est à peu de choses près une formation réactualisée des Mothers qui voit le jour et qui multiplie, comme ses incarnations précédentes, les exploits techniques, les références abondantes, piochées en grande partie dans les séries télé, et cet immuable sens de la dérision qui en établissait les traits majeurs. Dans une ambiance bon enfant, frivole et fantasque en apparence, et où l'imprévu peut surgir à tout moment, Zappa conclut son plaidoyer en exhortant la foule à ne pas oublier de voter, un droit civique qui a tendance à se perdre, puisque George Bush fut malgré tout le grand vainqueur des élections présidentielles…

note       Publiée le jeudi 25 avril 2002

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kranakov › dimanche 24 mars 2013 - 10:28  message privé !

Des trois doubles rétrospectives de la tournée 88, c'est de loin celui qui me parle le moins. La plupart des blagues ont délaissé les sarcasmes au profit de la didactique et ce qui faisait la subtilité des textes de Zappa a disparu. La dissolution de l'actualité ne fait guère pour maintenir l'intérêt : les trois quarts des références (au moins une allusion à chaque vers) sont désormais devenues des notes en bas de page de la micro-histoire médiatique de deux mois aux USA... Reste ce backing band, une de mes formations favorites, mais dont le brio sera surtout révélé sur le sublime "Make A Jazz Noise Here".

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Thierry Marie › vendredi 20 août 2010 - 13:04  message privé !

J'ai parfois bien du mal à comprendre les notes que donne Progmonster... Un album parfait.

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JM.33 › lundi 23 octobre 2006 - 18:55  message privé !
La tournée éponyme est pour moi la meilleure qu'il m'ai été donné d'entendre ! Les extraits qui font partie de ce disque sont une charge féroce de la société politique et médiatique américaine. Il vaut mieux comprendre l'anglais pour savourer le pamphlet ! Seul le morceau de Sting ne me semble pas à la hauteur. Le double Cd suivant est bien meilleur, mais c'est dû au "tronçonnage" voulu par FZ, ce disque semblant plutôt destiné au public anglo-saxon.
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dju21 › lundi 7 février 2005 - 16:28  message privé !
Effectivement le plus frondeur des albums de la trilogie relatant la dernière tournée de 88. La mécanique est hyper bien huilée malheureusement, on sent le côté musicien de location et le son est assez aseptisé, ce que bizarement on ne retrouve pas sur Make A Jazz Noise Here et The Best Band You Never Heard In Your Life. Enfin, il faut davantage regarder le cynisme des paroles.
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