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Herbie Hancock › Speak like a child

6 titres - 37:02 min

  • 1/ Riot (4:40)
  • 2/ Speak Like a Child (7:50)
  • 3/ First Trip (6:01)
  • 4/ Toys (5:51)
  • 5/ Goodbye to Childhood (7:05)
  • 6/ The Sorcerer (5:35)

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 6 et 9 mars 1968

line up

Ron Carter (contrebasse), Jerry Dodgion (flûte), Herbie Hancock (piano), Thad Jones (flugelhorn), Mickey Roker (batterie), Peter Phillips (trombone)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité.

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop > modal

Herbie Hancock s'est intensivement consacré au quintette de Miles Davis ces dernières années. C'est ce qui explique le temps relativement long (en jazz, trois ans, c'est énorme) qui s'est écoulé entre "Maiden Voyage" et ce "Speak No Evil" qui, d'office, partait perdant. Pour éviter l'attaque facile, le pianiste choisit une nouvelle fois de surprendre en choisissant une perspective inédite. Durant ces sept années chez Blue Note, l'artiste aura pris un soin particulier à ne jamais évoluer deux fois dans le même contexte, c'est à souligner. Pour cette session de mars 1968, il opte pour un sextet, formation élargie comme sur "My Point of View", mais ne répondant pas aux critères classiques, comme sur "Inventions & Dimensions"... Pas de percussions, mais des cuivres, seulement dans une combinaison qui n'a rien de bien commun : flûte, trombone et flugelhorn ! Toutefois, ce n'est sans doute pas encore suffisant puisque Hancock, qui s'entête décidément à ne rien faire comme tout le monde, va se servir du triumvirat constitué pour la peine de Jerry Dodgion, Peter Phillips et Thad Jones comme d'un véritable ensemble orchestral juste bon à agrandir la palette des timbres et des harmonies employées. Les arrangements ainsi obtenus tendent ainsi à rapprocher "Speak Like A Child" des travaux de Gil Evans, dans un créneau plus intimiste cependant. Le pianiste reste donc seul maître à bord et tout ce beau monde de voguer en pilotage automatique sur un disque finalement plaisant, riche par endroits, pas loin du smooth jazz de salon (la plage titre tout particulièrement), mais qui ne cherche pas spécialement à forcer son talent. Les mordus auront cependant deux bonnes raisons de vouloir jeter une oreille à ce disque de par la présence de "Riot" et "Sorcerer", morceaux que Hancock a concédé au répertoire Davisien et que l'on peut apprécier ici sous le strict angle de vue de son auteur.

note       Publiée le jeudi 18 janvier 2007

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Potters field › vendredi 20 février 2009 - 16:11 Envoyez un message privé àPotters field

celui-là, totale dedicace à un poto qui traine par ici, eu égard au titre du disque.

aur › vendredi 19 janvier 2007 - 18:38 Envoyez un message privé àaur
J'ai henni en écoutant la reprise de "The Sorcerer" au casque : c'est déforcer sa propre composition, elle pert de toute son aura inquiétante et agitée !
edenbeast › vendredi 19 janvier 2007 - 12:58 Envoyez un message privé àedenbeast
a noter l'excellente relecture du morceau eponyme sur le 1er album de Jaco Pastorius
Note donnée au disque :