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Joe Zawinul › Zawinul

5 titres - 35:40 min

  • 1/ Doctor Honoris Causa (13:47)
  • 2/ In a Silent Way (4:48)
  • 3/ His Last Journey (4:36)
  • 4/ Double Image (10:32)
  • 5/ Arrival in New York (1:57)

informations

Atlantic Recording Studio, 6-12 aoôut 1970

line up

Walter Booker (contrebasse), Joe Chambers (percussions), Jack DeJohnette (melodica), Herbie Hancock (claviers, piano électrique), Billy Hart (percussions), Hubert Laws (flûte), Jimmy Owens (trompette), Woody Shaw (trompette), Wayne Shorter (saxophone), Miroslav Vitous (contrebasse), Joe Zawinul (claviers, piano électrique), George Davis (flûte), David Lee (percussions), Earl Turbinton (saxophone soprano)

chronique

jazz / jazz électrique > kozmigroov'

Je vous avais parlé de "Infinite Search" du contrebassiste Miroslav Vitous. Je vous avais touché un mot également de la trilogie fusion chez Blue Note signée Wayne Shorter, "Super Nova", "Moto Grosso Feio" et surtout "Odyssey of Iska". Cet album éponyme de Joe Zawinul est la dernière pièce à rajouter au dossier, le dernier témoin de l'aventure Weather Report qui est alors sur le point de commencer, là, à quelques mois seulement ("Arrival in New York City" introduisant à sa manière l'approche cinématographique qui fera le succès du groupe jusqu'à "Black Market" compris)... Les trois musiciens se retrouvent donc et vont bientôt mettre en commun cette passion qui les anime tous pour une musique plus impressioniste, tout aussi détaillée en riches éléments et autres nuances de mille et une couleurs, mais qui va radicalement s'échapper des voies toutes tracées par les formes les plus restrictives et académiques du jazz. Pas sot, Zawinul a, comme souvent, mis ses services à dispositions d'artistes de talent - et non des moindres puisqu'il s'agit ici ni plus ni moins de Miles Davis lui-même - afin de tester le potentiel de ses propres compositions. Je parle bien entendu du mythique "In A Silent Way" auquel Zawinul donne ici un nouvel éclairage, moins expensif mais tout aussi poignant. Moins abstrait, plus pondéré, l'album jete néanmoins les bases de cette musique impalpable, flottante, preque féérique, comme sortie d'un rêve. Des qualités rares et précieuses. "Doctor Honoris Causa" (dédié à Herbie Hancock qui participe par ailleurs à la fête) et plus encore "Double Image" en sont les manifestations les plus évidentes. Ce disque s'adresse à tous les amoureux de musiques libres et aventureuses. À celles et ceux qui aimeraient aussi élargir leur horizon et entendre ce qui a pu se faire de tout aussi enivrant aux abords de la galaxie Davisienne alors que le trompettiste allait radicaliser son propos. À celles et ceux enfin qui, comme moi, considèrent les premières années de Weather Report comme un instant charnière dans l'histoire du jazz contemporain.

Très bon
      
Publiée le jeudi 27 avril 2006

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    commentaires

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    coronavirus Envoyez un message privé àcoronavirus

    De mon côté le groupe n'a sortie que des Bangers du premier album jusqu'à Night passage. Ensuite, ça se gâte pour de bon

    Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

    WR, c’est hétéroclite. J’ai déjà bavé dessus. Par exemple, les enregistrements de Tokyo sont parmi les plus grands moments de jazz électrique des années 70. Mais, à partir de Black Market, ça sent beaucoup trop le monoï pour moi.

    Note donnée au disque :       
    coronavirus Envoyez un message privé àcoronavirus

    Coltrano : ça dégringolade vers la gloire c'est quoi? Weather Report? Si c'est le cas , WR pour moi représente une facette epoustouflante de Zawinul en dépit du bronzage, des cocktails et des chemises Versace , qui ne m'ont jamais dérangé persoent

    Message édité le 11-06-2025 à 11:10 par coronavirus

    Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

    Citer "Infinite Search" est intéressant- écouter les deux à la suite donne, en effet, une image assez saisissante de cet horizon musical qui s'était ouvert avec le double coup de pied dans la porte "In A Silent Way/ Bitches Brew". Avant d'être ce musicien en transat, admirant son propre bronzage acquis par la grace de son soleil intérieur, Zawinul a été un musique incroyablement exigeant et fécond. Un gars qui a dégringolé vers la gloire.

    Note donnée au disque :       
    Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile
    Ornette a eu des problèmes de santé ces dernières années mais il semble aller mieux. En tout cas, son dernier disque est loin d'être infamant et le bonhomme joue encore. Cecil a l'air en pleine forme lui, toujours aussi explosif. Rollins a le même age qu'eux en effet, mais il musicalement il est foutu depuis longtemps. Puni peut-être pour avoir été adulé trop jeune et avoir brulé ses cartouches quand d'autre tracaient péniblement un sillon?
    Note donnée au disque :