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Miles Davis › Miles Smiles

cd | 6 titres | 41:22 min

  • 1 Orbits [4:35]
  • 2 Circle [5:52]
  • 3 Footprints [9:44]
  • 4 Dolores [6:20]
  • 5 Freedom Jazz Dance [7:11]
  • 6 Gingerbread Boy [7:40]

enregistrement

Columbia 30th Street Studio, New York City, USA, 24-25 octobre 1966

line up

Ron Carter (contrebasse), Miles Davis (trompette), Herbie Hancock (piano, piano électrique), Wayne Shorter (saxophone ténor), Tony Williams (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
freebop

Trois compositions signées Shorter, une Miles et deux standards ("Freedom Jazz Dance", "Gingerbread Boy")... Le changement ne s'est pas fait attendre ! Entre les sessions de "E.S.P." et de "Miles Smiles", une bonne année s'est écoulée et le bond en avant est pour le moins considérable. Si "E.S.P." était bon et en tous points prometteur, "Miles Smiles" a de quoi soulever l'optimisme que son titre suscite tant il explose au-delà de toute espérance les tentatives d'avancées en territoire freebop. Car c'est bien de cela qu'il s'agit ici. Les cinq musiciens sont au sommet de leur art mais celui qui emporte vraiment tous les suffrages n'est autre que Tony Williams. Ses exploits sur scène au Plugged Nickel nous avaient déjà donné un avant goût de tout le talent du bonhomme, mais c'est sur "Miles Smiles" qu'il marque, pour la première fois et de manière concrète, des points significatifs aux côtés de Miles et ses acolytes. Une approche inédite du rythme, virevoltant autour des temps forts avec une mise en musique qui n'appartient qu'à lui, tout en éclats de cymbales et autres ghost notes frémissantes. C'est un électron libre ; bien que ne perdant jamais de vue qu'il est là avant tout pour assurer l'assise du groupe, secondé par ailleurs par le toujours solide Ron Carter, Williams permet à la musique du quintette de s'envoler vers d'autres strates, quelque part en suspension au dessus de nos têtes, dans un ballottement perpétuel tour à tour abstrait et mystérieux. Davis, Hancock et Shorter rivalisent de fulgurances mélodiques sur des titres dont le style d'écriture, au départ, semblait loin d'être d'une évidence absolue ("Orbits", "Dolores"). De son vivant, Miles n'aurait certainement jamais permis que l'on puisse faire de telles comparaisons, mais bien qu'il s'en soit toujours défendu, c'était sa manière à lui de toucher au free jazz initié par Ornette Coleman dix ans plus tôt, dans une forme hybride qu'il aura été le seul à exploiter, à même de satisfaire et ses envies et ses ambitions.

note       Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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tom › samedi 16 décembre 2006 - 20:45  message privé !
fabuleux cette complicité entre les musiciens
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Botherhood › samedi 16 décembre 2006 - 15:28  message privé !
Une énergie, une frâicheur, un véritable envol du quintet: les cinq musiciens s'ecoutent, parlent comme jamais. C'est une musique à la fois intelligente, précise mais qui se lâche finalement dans un free-jazz aussi électrisant qu'un éclair.
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CeluiDuDehors › jeudi 9 novembre 2006 - 19:04  message privé !
Le meilleur album du second quintet en acoustique.
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