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Wayne Shorter › Adam's apple

6 titres - 41:11 min

  • 1/ Adam's Apple (6:47)
  • 2/ 502 Blues [drinkin' and drivin'] (6:35)
  • 3/ El Gaucho (6:32)
  • 4/ Footprints (7:30)
  • 5/ Teru (6:13)
  • 6/ Chief Crazy Horse (7:34)

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 3 et 24 février 1966

line up

Joe Chambers (batterie), Herbie Hancock (piano), Wayne Shorter (saxophone ténor), Reggie Workman (Reginald Workman) (contrebasse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
L'édition internationale propose un titre bonus, "The Collector" (6:55) portant la durée totale du disque à 48:28

chronique

Styles
jazz
jazz modal
Styles personnels
post bop > modal

"Adam's Apple" est noir et puissant. Un café corsé dont l'amertume vous innonde le palais. Ce ne sera donc pas du goût de tout le monde. Le saxophoniste retâte du ténor dans la formule plus cossue du quartette, épisode ponctuel mais ô combien fructueux puisqu'en l'espace de quelques mois il participera à trois sessions distinctes dans une configuration quasi identique dont seul, pourtant, ce "Adam's Apple" émergera officiellement. Parce que cette formule s'y prête à merveille, l'atmosphère générale se veut ici encore assez intimiste (le tétanisant "Teru") et, bien que les compositions soient bonnes, une espèce d'uniformité - oserais-je dire de monotonie dans le chef de certains ? - parcourt tout l'album. Elles n'ont pas la force de persuasion instantanée des petites merveilles que Shorter aligne maintenant sans efforts depuis un certains nombres d'années si bien que la resprise du standard "502 Blues (Drinkin' and Drivin')" est peut-être un des seuls moments de l'album à briller d'un éclat étranger. Rien de tout cela ne nous empêchera de savourer à leur juste valeur des instants de grâce où la rythmique de Joe Chambers s'emballe, comme sur "Chief Crazy Horse" par exemple, et en particulier sur "The Collector" dont la mémoire populaire se souvient peut-être grâce à l'adaptation que lui donnera Miles Davis sous l'appellation "Teo's Bag" sur l'anthologie "Circle in The Round". L'héritage Davisien - mais sommes nous sûrs que les historiens du jazz n'ont pas délibérement inversé les rôles ? - s'illustre également au travers du mythique "Footprints", à la ligne de basse légendaire, que l'ange noir avait popularisé quelques mois plus tôt sur le formidable "Miles Smiles", un des nombreux titres que Shorter lui apportera en guise de dot. "Adam's Apple" ne se donne pas pour mission d'inventer le fil à couper le beurre, c'est certain. Simplement, en bon artisan, Shorter remet la main à l'ouvrage et signe un nouvel album de haute volée, au parfum ambré. À explorer après avoir déjà effectué un petit tour du propriétaire.

note       Publiée le jeudi 10 novembre 2005

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stickgrozeil › mardi 22 novembre 2005 - 17:02  message privé !
Un Wayne Shorter de bonne tenue, avec certains titres qui déchirent Mémé comme 502 Blues, Teru et Chief Crazy Horse, qui contrebalancent les moins essentiels El Gaucho et Adam's Apple, un poil naïf...
Note donnée au disque :