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Miles Davis › Seven steps to heaven

6 titres - 46:31 min

  • 1/ Basin Street Blues (10:34)
  • 2/ Seven Steps to Heaven (6:28)
  • 3/ I Fall in Love Too Easily (6:52)
  • 4/ So Near, So Far (7:04)
  • 5/ Baby Won't You Please Come Home (8:31)
  • 6/ Joshua (7:02)

enregistrement

Hollywood, Los Angeles, Californie et New York City, USA, 16 avril 1963 - 14 mai 1963

line up

Frank Butler (batterie), Ron Carter (contrebasse), George Coleman (saxophone ténor), Miles Davis (trompette), Victor Feldman (piano), Herbie Hancock (piano), Tony Williams (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
post moderne > hard bop

Miles croit avoir trouvé. Mais il n'en est pas encore sûr. Il a fait le grand nettoyage. Aussi exemplaires et fidèles soient-ils, il congédie Paul Chambers et Jimmy Cobb et auditionne de nouveaux remplaçants. Rapidement, au printemps 1963, il se retrouve à la tête d'une nouvelle formation qui comprend Victor Feldman au piano, Frank Butler à la batterie, George Coleman au saxophone ténor et Ron Carter à la contrebasse. C'est ensemble qu'ils enregistrent quelques standards comme "Basin Street Blues", "I Fall in Love Too Easily", "Baby Won't You Please Come Home" ou "Summer Night" ; ce dernier avait d'ailleurs été choisi par Teo Macero pour conclure l'album "Quiet Nights". Si Miles n'est pas satisfait à 100%, il sent qu'il est dans la bonne direction. À tel point, qu'il se remet à composer quelques nouveaux titres. Repêché chez Cannonball Adderley, Victor Feldman, multi-instrumentiste de son état et commis pianiste pour l'occasion, co-signe avec lui les deux pièces les plus emblématiques de ce regain d'espoir déguisé en disque ; sa plage titre, "Seven Steps to Heaven" et "Joshua". Malgré ce début prometteur, attaché à son petit confort, Feldman refuse de quitter le sol californien pour poursuivre l'aventure. Un mois plus tard, Miles embauche deux jeunes talents qui vont redorer le blason de l'écurie Blue Note ; Herbie Hancock et Tony Williams. Ce qui deviendra bientôt son légendaire nouveau quintette se met en place peu à peu. L'ironie du sort veut que ce soit Hancock qui donne vie aux compositions de Feldman, et cette nouvelle mouture de s'illustrer également sur sa brillante reprise du "So Near, So Far" où le jeu du petit prodige de la batterie laisse déjà entrevoir son sourire carnassier. Quant à George Coleman, saxophoniste hard bop talentueux, s'il n'a pas le feu sacré de Saint John Coltrane, il est autrement plus incisif que ne l'était Hank Mobley. Dans la tête de Davis, ce n'est déjà plus l'enfer, et même si la route risque d'être encore fort longue, il est conscient que le paradis, c'est droit devant.

note       Publiée le mercredi 21 septembre 2005

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aur › jeudi 17 août 2006 - 21:19  message privé !
Oops ! J'ai confondu avec Geaorges Barron.
aur › lundi 7 août 2006 - 20:51  message privé !
George Coleman, un saxophoniste pas piqué de vers ! Comme on peut le voir sur l'excellent "Astral Travelling" de Lonnie Liston Smith and the cosmic echoes !!!