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Tony Williams › The joy of flying

8 titres - 50:02 min

  • 1/ Going Far (4:17)
  • 2/ Hip Skip (8:07)
  • 3/ Hittin' on 6 (6:20)
  • 4/ Open Fire (6:22)
  • 5/ Tony (6:53)
  • 6/ Eris (3:31)
  • 7/ Coming Back Home (6:09)
  • 8/ Morgan's Motion (8:23)

enregistrement

USA, 1978

line up

Brian Auger (claviers, synthétiseur), George Benson (guitare), Michael Brecker (saxophone ténor), Stanley Clarke (basse), Jan Hammer (synthétiseur, claviers), Herbie Hancock (claviers, synthétiseur), Paul Jackson (basse), Ronnie Montrose (guitare), Cecil Taylor (piano à queue), Tony Williams (batterie), Ralph MacDonald (percussions), Tom Scott (lyricon), Mario Cipollina (basse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
fusion

L'incroyable déclin d'un musicien incontestablement talentueux. Après un New Lifetime prometteur, lui aussi vite parti en eau de boudin, Williams a préféré jeter l'éponge et ne plus s'embarasser du célèbre suffixe. Pourtant, si le disque n'arbore désormais plus que son nom, la persistance des synthétiseurs et le côté définitivement funky des titres de "The Joy of Flying" ne peuvent dissimuler plus longuement qu'il s'agit là peut-être bien de l'épisode le plus tragique de cette saga à vrai dire assez mal négociée. Un vrai patchwork cet album puisque chaque plage voit évoluer une formation différente, tout en s'employant à rester le plus près possible d'une certaine idée de la musique fusion rayon fruits et légumes. Les plus mauvaises pièces du Jeff Beck de "Wired" et "Blow by Blow", du Weather Report dans ce qu'il a pu produire de plus stérile, bref, une collection de pièces tellement aveuglées par la forme - aujourd'hui désuette - qu'ils crurent un temps pouvoir se passer du fond. Cette fois, c'est officiel, il n'y a donc plus de groupe à part entière autour de Williams, mais bien une série d'invités prestigieux (Herbie Hancock, Ron Carter, George Benson, Stanley Clarke, Jan Hammer et même Brian Auger !) pour tenter de faire perdurer un rêve qui a depuis longtemps laissé au vide le soin de prendre sa place. Tout cela reste bien sage, même si, il ne faut pas se leurrer, aucun d'entre nous n'est capable de jouer le quart du tiers de la moitié de ce que font ces types... Ronnie Montrose (de Montrose, et futur Gamma) apporte avec lui son heavy "Open Fire" sans se douter peut-être qu'il sert alors uniquement d'alibi rock à un Tony Williams en pleine perdition. Peut-être était-ce réciproque... "The Joy of Flying" accumule à ce point les casseroles qu'un détail incongru de plus ou de moins ne pourrait plus à ce stade lui être dommageable. Il se conclut donc sur "Morgan's Motion", un inattendu duo entre Tony Williams et le chantre du piano free, Monsieur Cecil Taylor lui-même ! A l'image de son auteur, "The Joy of Flying" est un album terriblement confus.

note       Publiée le vendredi 3 juin 2005

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Toit ouvrant › dimanche 6 mai 2007 - 22:32  message privé !
Affligeant...
docteur.justice › vendredi 15 septembre 2006 - 17:50  message privé !
patchwork tellement disparate qu'inninteressant, précipitez vous sur life time et oubliez ce piege
Note donnée au disque :