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Miles Davis › Sorcerer

cd | 9 titres | 52:18 min

  • 1 Prince of Darkness [6:27]
  • 2 Pee Wee [4:49]
  • 3 Masqualero [8:53]
  • 4 The Sorcerer [5:10]
  • 5 Limbo [7:13]
  • 6 Vonetta [5:36]
  • 7 Nothing Like You [1:58]
  • 8 Masqualero (alt.take) [7:30]
  • 9 Limbo (alt. version) [5:31]

enregistrement

Produit par Teo Macero. Enregistré par Frank Laico, Columbia Studio B au 30th street studio, New-York, mai 1967.

line up

Ron Carter (basse), Miles Davis (trompette), Herbie Hancock (piano), Wayne Shorter (saxophone ténor), Tony Williams (batterie)

Musiciens additionnels : Paul Chambers (basse 7), Jimmy Cobb (batterie 7), Gil Evans (arrangements 7), Frank Rehak (trombone 7), Buster Williams (basse 9), Bob Dorough (chant 7), Willie Bobo (bongos 7)

remarques

Les titres 8 et 9 sont présents dans la réédition en bonus.

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
freebop

Cet album de Davis est celui du quintet. Comme pour son successeur, "Nefertiti", Davis ne signe rien, mais ici plus encore il se met de côté et laisse briller plus haut Hancock et Wayne Shorter. De "Pee wee", où il ne joue même pas, à "Vonetta", où malgré les soli, c'est bien Herbie Hancock et ses accords sublimes qui illumine le plus, "Sorcerer" est un album de groupe. "Masqualero" la merveilleuse, mélodique, harmonique, tour à tour aérienne, nocturne, lascive et percutante, est une alchimie exceptionnelle de sons, de notes, d'intentions et d'inflexions rythmiques par delà le discours ordinaire du modal : Hancock cherche le narratif et l'atmosphérique dans les armes de l'harmonie, de la joliesse, et les emportements qui les réunissent tous montrent bien que Davis, peu de temps après ça, plongera dans l'électrique. Dans ses neuf longues minutes les musiciens sont peintres, coloristes et conteurs, déjà les fresques futures aux timings symphoniques sont ici esquissées, Davis et ses amis cherchent à réinventer, à se surprendre, à user d'une rythmique aussi bien comme d'une danse, que comme d'une force tribale. Frénétique, le morceau "Sorcerer", pour qui s'y laisse tomber, est une véritable fusion entre les deux solistes, on voit l'un quand c'est l'autre et les deux s'évertuent à décrocher la Lune. Incarnation ultime du freebop, ce jazz rapide et typé, complexe et qui sut explorer jusqu'au bout les richesses mélodiques du modal, "Sorcerer", comme "Nefertiti", est à déconseiller à ceux à qui le jazz déplaît. On ne trouve pas ici l'évidence merveilleuse d'un "ascenseur pour l'échafaud", ni l'hypnotique mystique, universelle, de "Bitches brew". Juste du grand jazz.

note       Publiée le vendredi 21 mai 2004

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(N°6) › jeudi 6 février 2014 - 14:57  message privé !
avatar

Wayne Shorter bordel !!!!! Mais il en a composé combien des morceaux sublimissimes ??? Et "Sorcerer", le morceau, putain… Ce quintet, c'est un pourvoyeur d'orgasmes à répétition.

aur › mardi 8 août 2006 - 10:06  message privé !
Quel album ! "Sorcerer", de Herbie, a déjà un petit air de danse vaudou. Incroyable talent de composition du quintet (j'ai un faible pour les compos de Wayne). Incroyable aussi cette aptitude à distiller le trouble, à danser au dessus des abysses voilés tout en dégageant cette sorte de sérénité placide, imperturbable ! La grosse claque !!!
Note donnée au disque :