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Miles Davis › Live - Evil

cd1 | 5 titres

  • 1 Sivad [15:13]
  • 2 Little Church [3:14]
  • 3 Medley: Gemini/Double Image [5:53]
  • 4 What I Say [21:09]
  • 5 Nem Um Talvez [4:03]

cd2 | 3 titres

  • 1 Selim [2:21)]
  • 2 Funky Tonk [23:26]
  • 3 Inamorata and Narration by Conrad Roberts [26:29]

enregistrement

The Cellar Door, Washington DC, et Columbia 30th Street Studio, New York City, USA, 6 février - 19 décembre 1970

line up

Khalil Balakrishna (sitar), Gary Bartz (saxophones alto et soprano), Ron Carter (contrebasse), Billy Cobham (batterie), Chick Corea (piano électrique), Miles Davis (trompette), Jack Dejohnette (batterie), Steve Grossman (saxophone ténor), Herbie Hancock (piano électrique), Michael Henderson (basse), Dave Holland (basse, contrebasse), Keith Jarrett (piano électrique, orgue), John Mclaughlin (guitare), Airto Moreira (percussions), Hermeto Pascoal (batterie, percussions, piano électrique, voix), Wayne Shorter (saxophone ténor & soprano), Joe Zawinul (piano électrique), Conrad Roberts (narrateur)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz électrique > kozmigroov'

Teo Macero a toujours été considéré comme un des éléments clés qui ont permis à Miles d'atteindre une nouvelle dimension, et je parle bien entendu de sa technique de l'editing studio, celle qui lui a permis de façonner de toute pièce des monuments comme "Circle In The Round", "In A Silent Way" ou "Bitches Brew" ; et je parle là autant des morceaux que des albums du même nom. "Live Evil", bien que redoutable, a pour tâche ingrate de nous montrer le revers de la médaille, autrement dit, les ratés de cette technique qui, au lieu de déchaîner les passions, engendre la frustration. Il faut d'abord savoir que ce double album hybride repose sur deux sources d'enregistrements distinctes ; des sessions studios en compagnie du polyinstrumentiste surdoué Hermeto Pascoal, et d'autres enregistrés en concert au Cellar Door de Washington en compagnie de John McLaughlin. Tel qu'exposé ici, on pourrait croire qu'il y a un monde de différence entre les deux. C'est en partie vrai, mais ce n'est pas là le problème numéro un. Si les premiers sont relativement courts et introspectifs (entre trois et cinq minutes), les seconds sont plutôt longs et terriblement énergiques (vingt minutes et par delà). Non, là où le bât blesse, c'est cette fameuse technique de montage studio qui, si elle se justifiait et se montrait pertinente concernant les morceaux susnommés, semble ici jouer du scalpel à tort et à travers et bien souvent dans les moments les plus inopportuns, faisant retomber la tension comme un soufflé quand celle-ci parvenait péniblement à s'ériger. On l'entend très nettement sur "Sivad" qui passe brutalement du chaud au froid en moins de temps qu'il me faut pour vous écrire ceci. Et malheureusement, ce n'est pas le seul endroit où Macero a sévi... Sans doute faut-il voir dans ce saucissonnage intempestif les impératifs d'un transfert au format 33t qui n'a plus de raison d'être aujourd'hui. En ce sens, la récente mise sur le marché du box six disques "The Cellar Door Sessions" permettra de rétablir la vérité historique et, accessoirement, jeter aux oubliettes ce "Live Evil" qui pourtant a toujours eu de quoi être excellent.

note       Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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(N°6) › lundi 26 février 2018 - 12:25  message privé !
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Pfff, DeJohnette sur "What I Say""… Loin de vouloir rembarrer les Grands Anciens, mais sur ce coup, Proggy, ça va pas… Le boulot de Macero fait intégralement partie du travail musical, comme un grand monteur sur un film. Un album complètement hallucinant, encore un autre. Plus digestible que Bitches Brew, moins cérébral que On the Corner, funky as fuck. Evil Miles is Good Miles.

aur › samedi 13 octobre 2007 - 11:17  message privé !
A noter, le live "another bitches brew" présente le même répertoire avec un Leon Ndugu Chancler encore très jazz (viré rapidemennt car refusant d'endosser le rôle de poids lours à la Budy Miles que Dejohnette avait endossé avec brillo), Mtume et Don Alias aux percus. Le rythme, tout aussi foisonnant, mais ralenti et plus africain, far out. Dans ce contexte, Jarret assure vraiement ! Un témoignage intéressant de l'année 1971 en live.
Note donnée au disque :       
aur › samedi 13 octobre 2007 - 11:13  message privé !
En effet, les moments les plus rèches, péchus, right in your face sont là, sélectionnés par Macero. Mais les Cellar Door Sessions, si elles donnent à entendre un répertoire identique sur chaque set (avec tout de même "it's about that time", et "yesternow"); n'en sont pas moins passionnantes. L'abscence de McLaughlin donne à Jarret et Airto plus de marge pour improviser. On paut dire que ces deux derniers contribuent à une réinvention perpétuelle de ce répertoire ; et Gary Bartz, très bluesy et proche du cri, brille de mille feux. Ce qu'accomplit Keith Jarret sur l'orgue et le fender rhodes joués à l'unisson est tout bonnement innénarrable !
Note donnée au disque :       
Ayler › mercredi 3 octobre 2007 - 10:42  message privé !
Je ne rejoins pas du tout le chroniqueur dans sa critique du travail de Teo Macero. Contrairement aux (excellentes) "Cellar Door Sessions", "Live Evil" a été monté avec l'aval de Miles, qui cautionnait les méthodes de Teo Macero. "Live Evil" n'est pas un Live, mais bien un album à part entière - pensé comme tel (les titres en concert étaient alors inédits). Musicalement, le groupe de Miles a trouvé un équilibre absent des précédents enregistrements en concert. "What I Say" vaut à lui seul l'achat de l'album. L'influence de Jimi Hendrix et de James Brown est désormais primordiale. Enfin, il est intéressant de noter que la présence de McLaughlin lors du dernier concert du groupe au Cellar Door ne change pas véritablement la donne musicale.
Note donnée au disque :       
torquemada › jeudi 9 novembre 2006 - 22:37  message privé !
Ne connaissant pas les "Cellar Door Sessions", je n'ai aucun complexe à y voir une autre oeuvre maîtresse.
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