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Miles Davis › Miles in the Sky

cd | 4 titres | 51:09 min

  • 1 Stuff [17:03]
  • 2 Paraphernalia [12:42]
  • 3 Black Comedy [7:31]
  • 4 Country Son [13:53]

enregistrement

Columbia 30th Street Studio, New York City, USA, 16 janvier - 17 mai 1968

line up

Ron Carter (contrebasse), Miles Davis (trompette), Herbie Hancock (piano, piano électrique), Wayne Shorter (saxophone ténor), Tony Williams (batterie)

Musiciens additionnels : George Benson (guitare électrique sur 2)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Notez que la version internationale remastérisée de 1998 comprend deux prises alternatives des titres "Black Comedy" et "Country Son".

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
freebop > jazz électrique

"Miles in the Sky" est un album déterminant dans la promesse qu'il nous délivre. C'est la première fois en effet que Miles pousse réellement son formidable quintette à s'essayer à de nouvelles formes... disons, pour le moins, extensibles ! De "E.S.P." à "Nefertiti", il nous a été démontré que son groupe possédait une qualité d'écriture qui confine au sublime (les premières plumes étant celles de Wayne Shorter et Herbie Hancock, suivis de près par un Anthony Williams aux dents longues, et un Ron Carter discret mais solide). À l'heure de ce cinquième disque, ils n'ont déjà plus rien à prouver. Alors, au lieu de perdre leur temps à confirmer ce que d'aucun sait déjà, la voie est ouverte aux expérimentations. Herbie Hancock, fasciné par les possibilités du piano électrique, arrive à imposer l'instrument auprès d'un Miles qui, plus que jamais, ne se fie qu'à son intuition, la même qui fait de lui un homme serein et confiant dans tous les choix qui peuvent bien être pris au sein de cette association inédite de fortes personnalités. Paradoxalement, c'est au moment où Miles reprend les choses en main (deux des quatre titres ont sa signature) que le résultat apparaît pour la première fois moins consistant. "Miles in the Sky" est juste un avant goût, un coup d'essai, avant le saut de géant qu'il s'apprête à faire sur "In a Silent Way", puis "Bitches Brew". La guitare de George Benson sur "Paraphernalia" ne fait rien d'autre que de préparer, elle aussi, le terrain pour le providentiel John McLaughlin. Perdu entre l'excellence de "Nefertiti" et les premières failles du quintette mises à jour sur "Filles de Kilimanjaro" à venir, "Miles in the Sky" n'est jamais parvenu à s'imposer réellement. Plutôt que de continuer à voir en lui le maillon faible de la série, il serait plus juste de lui rendre sa place de chaînon manquant ; ce 17 mai 1968, le jazz électrique venait de naître !

note       Publiée le mardi 1 juin 2004

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(N°6) › mardi 27 août 2013 - 13:16  message privé !
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Tony Williams in your motherfucking face. C'est un peu cavalier comme accroche, mais enfin c'est quand même ce qui ressort d'abord quand on en a fait le tour. Et puis Paraphernalia, grosse tuerie de l'été dans mon jardinet. Sans doute pas le Miles le plus connu, mais bien à tort, ça envoie méchamment le bois.

Note donnée au disque :