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Miles Davis › A Tribute to Jack Johnson

cd | 2 titres | 52:26 min

  • 1 Right Off [26:53]
  • 2 Yesternow [25:34]

enregistrement

Columbia 30th Street Studio, New York City, USA, 7 avril 1970

line up

Billy Cobham (batterie), Chick Corea (piano électrique), Miles Davis (trompette), Jack Dejohnette (batterie), Steve Grossman (saxophone ténor), Herbie Hancock (piano électrique), Michael Henderson (basse), Dave Holland (basse, contrebasse), John Mclaughlin (guitare), Sonny Sharrock (guitare)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
rock
Styles personnels
jazz électrique

Je vais en faire grimper quelques uns aux rideaux, mais qu'importe, j'assume ; "A Tribute to Jack Johnson" est un des rares disques de la période électrique de Miles qui ne me touche pas. Son côté boogie rock trop saillant ne me parle guère. Bien sûr, cela ne remet absolument pas en cause la performance de chaque musicien impliqué ici, mais ce "Right Off" beaucoup trop long et trop avare en modulations autres qu'une simple alternance dans les dynamiques n'est jamais parvenu à me passionner outre mesure. Heureusement, il en va tout autrement de "Yesternow" dont le développement s'articule en deux temps. D'abord une montée tout en retenue guidée par l'impulsion du bassiste Michael Henderson, ensuite une extrapolation du thème repris cette fois par une seconde formation où les claviers électriques cette fois prédominent. De cours passages plus aériens à grand renfort d'échos sur la trompette partage sous certains aspects de grandes similitudes avec ce que l'on appelle déjà en Europe le Kraüt rock. À mi-parcours, on retrouve tel quel des passages de "In A Silent Way" ou "Willie Nelson", si bien que l'on est en droit de se demander ce qui se passait en studio ce jour-là ou si tout simplement Teo Macero était à court de bandes au point de réutiliser les premières qui lui tombaient sous la main... Au moins "A Tribute to Jack Johnson" a-t-il comme vertu de permettre à Miles Davis de reprendre en main sa destinée puisqu'il est, et pour la première fois depuis fort longtemps, crédité en tant que seul compositeur. Les thèmes ne me semblent pas assez fort et la technique encore trop hasardeuse que pour me pousser à considérer ce disque comme une réussite, même partielle. Peut-être ce qui séduit tant le grand public sur ce disque c'est justement son côté immédiat, débarrassé de toutes ces mélodies abstraites et cette superposition d'harmonies qui rendait, à mon goût, sa musique si dense, et donc aussi fatalement moins accessible à l'oreille de tous.

note       Publiée le jeudi 9 novembre 2006

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Winslow › mardi 17 mai 2016 - 15:06  message privé !

Cet album c'est un peu le versant pop de Bitches Brew. Plus direct certes mais peut-être moins subtil.

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Aladdin_Sane › samedi 11 mai 2013 - 18:38  message privé !

Waouh ! Le coffret des sessions completes apporte une nouvelle perspective à cet album. je ne suis pas fan de blues mais quand Miles et ses associés s'y collent, c'est impressionant !

darkmagus › vendredi 22 mars 2013 - 15:06  message privé !

ce disque, honte à moi, je l’avais revendu après le premier achat, et le temps est passé par là, qui me l’a fait voir sous un angle différent : Miles cherche, notamment à se séparer de son ancien langage (ceux qui disent qu’il joue toujours pareil, que seul l’environnement change sont sourds), désormais, et pour un certain temps, il s’inscrit dans le refus de la mélodie, ses notes font penser à des reflets de pierres précieuses, brèves et lumineuses, lui dira qu’il s’immaginait boxer en jouant, ses notes figurant des coups ou des esquives. Le résutat est (encore) un disque unique au vrai sens du terme, Miles a surpris encore une fois, comme avant avec « Birth of the Cool », « Ascenceur », « Porgy », »In a Silent Way »,comme plus tard avec « On the Corner » "Aura" ou « Doo Bop » Miles toujours le même ? Vous plaisantez !

Note donnée au disque :       
Thierry Marie › samedi 12 juin 2010 - 16:24  message privé !

Comment?!!! Seulement 3 sur 6? Pour moi, c'est carrément 6 sur 6, allez 5 et demi pour garder la mesure et juguler ma passion pour Miles. "Right Off" démontre une nouvelle fois le génie de John McLaughlin (eh oui, c'est lui le guitariste et non Sonny Sharrock), un musicien à qui Miles, excusez du peu, à dédier au moins 2 morceaux: "Go Ahead John" et "John McLaughlin" (mais il me reste le vague souvenir d'un certain "Thank You John" que je ne parviens plus à situer). Et Miles dont la trompette déboule et dont le SON transcende une fois de plus musique et silence... Quant à "Yesternow", il démontre toute l'importance des ciseaux de Teo Macero dans l'oeuvre Davisienne... (Comment procéder pour attribuer une note...?)

Note donnée au disque :       
Ayler › mardi 18 septembre 2007 - 12:15  message privé !
Chef d'oeuvre. Un véritable sommet en terme de feeling. Les improvistions de Miles sont à tomber par terre : son jeu est intense, libre et inspiré à la fois. Miles joue le blues, mais sans regarder en arrière. Et son groupe est fantastique.
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