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Bobby Hutcherson › Components

  • 1994 - Blue note, CDP 7243 8 29027 2 0 (1 cd)

8 titres - 40:51 min

  • 1/ Components (6:23)
  • 2/ Tranquillity (5:01)
  • 3/ Little B's Poem (5:08)
  • 4/ West 22nd Street Theme (4:42)
  • 5/ Movement (7:29)
  • 6/ Juba Dance (5:21)
  • 7/ Air (4:45)
  • 8/ Pastoral (2:02)

enregistrement

Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 14 juin 1965

line up

Ron Carter (contrebasse), Joe Chambers (batterie), Herbie Hancock (piano), Freddie Hubbard (trompette), Bobby Hutcherson (vibraphone, marimba), James Spaulding (saxophone alto, flûte)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
post bop > free jazz > avant garde

Ce n'est pas le premier album de Bobby Hutcherson sous son nom pour Blue Note ; disons que c'est un de ses rares disponibles (encore que, à présent, le label semble avoir mis les bouchées doubles quant aux rééditions de son pourtant richissime catalogue ; il était temps !). A l'image du titre, cet album fait appel à la logique, à un certain ordre mathématique. Du bien nommé "Tranquility" en passant par la belle écriture de "Little B's Poem" et la mélodie faussement enjouée de "West 22nd Street Theme", les quatres premiers titres portent la marque du vibraphoniste, et sont autant de cartes de visite qui montrent l'étendue du champ qu'il désire explorer. Depuis Milt Jackson, aucun musicien ne pouvait revendiquer une telle maîtrise, une telle science, et par delà, une telle vision de l'instrument et de ses possibilités harmoniques. Seul Gary Burton, à sa suite, pourra y préténdre. Mais dans ses jeunes années et au cours de ses nombreuses collaborations pour le label américain, Hutcherson est tout bonnement indétrônable. Son style, inimitable. Inégalable ! Je me calme... Les quatres titres qui mettent un terme à "Components" sont écrits par le batteur Joe Chambers et sont d'un tout autre ordre. Dès "Movement", on comprend que la dernière moitié du disque travaillera d'avantage sur les textures que sur les ambiances. C'est clairement abstrait, free pour tout dire, mais il n'oublie pas pour autant d'être lyrique ("Air"). "Pastoral" nous fait prendre congé de ce disque, à l'image d'une berceuse pour enfant où toute la beauté du vibraphone surgit. Un disque équilibré, presque scientifiquement scindé, d'une grande richesse du haut de sa beauté trouble.

note       Publiée le jeudi 1 août 2002

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Coltranophile › vendredi 22 juin 2007 - 12:21  message privé !
Oui, ce disque contient clairement deux volumes, un "New Thing" et un plus "free" si on aime ce genre de catégorisation. On oublie quel musicien était Joe Chambers (avec Andrew Hill notamment). Hutcherson est vraiment celui qui a fait sortir le vibraphone du carcan bop, même si Walt Dickerson et Red Norvo avaient commencer à défricher le terrain (l'apport de Milt et du Modern Jazz Quartet est un sujet trop complexe pour pouvoir être catégorique à mon avis). "Components" est un de ses plus grands disques. A écouter aussi "Dialogue" (Sam Rivers et Andrew Hill en sidemen), "Oblique" (Hancock en feu et Joe Chambers à nouveau), "Stick-up" (une reprise de Ornette auprogramme avec McCoy et Joe Henderson)"Patterns" ( Spaulding présent ici aussi, quelle classe! Stanley Cowell, pianiste à redécouvrir pour les fans de McCoy). Ca s'appelle une vrai discographie, surtout que j'adore aussi les disques avec Harold Land qui viendront plus tard. Indispensable.
Note donnée au disque :       
Grim › vendredi 17 octobre 2003 - 20:30  message privé !
Progmonster on va devenir très très copains je crois! Beauté trouble, c'est tout à fait ça. voilà une musique aux sonorités vraiment inhabituelles et au déroulement des notes vraiment magistral. Les appuis rythmiques sont d'une rondeur solide géniale, mais y a surtout Hutcher et son instrument pas croyable. Maîtrise, oui, tu l'as dit progmonster. le type sait jouer c'est clair ;)
Note donnée au disque :