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Wayne Shorter › Second genesis

8 titres - 35:58 min

  • 1/ Ruby & The Pearl (5:59)
  • 2/ Pay As You Go (3:45)
  • 3/ Second Genesis (4:14)
  • 4/ Mr.Chairman (3:19)
  • 5/ Tenderfoot (3:30)
  • 6/ The Albatross (5:27)
  • 7/ Getting to Know You (4:22)
  • 8/ I Didn't Know What Time It Was (5:22)

informations

Chicago, USA, 11 octobre 1960

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité Avec les prises alternatives de "Ruby & The Pearl" (7:40), "Mr.Chairman" (3:17), "Tenderfoot" (2:50), "The Albatross" (5:16) et "Getting to Know You" (4:34), la réédition de cet album en porte la durée totale à 59:35

line up

Art Blakey (batterie), Bob Cranshaw (contrebasse), Wayne Shorter (saxophone ténor), Cedar Walton (piano)

chronique

  • hard bop

Shorter est à peine né qu'il clame déjà sa renaissance ! Ne vous laissez pas duper par le titre, ni par sa pochette d'ailleurs qui précède d'une bonne demi douzaine d'année l'esthétique d'autres disques autrement plus précieux. "Second Genesis" n'est pas déméritant pour autant. C'est juste que les nuances qu'il apporte, dans le fond, par, déjà, une singulière approche de la tonalité, peut paraître inaperçue à l'oreille du profane. À l'occasion de sa seconde session d'enregistrement pour le compte de Vee-Jay, le saxophoniste opte pour la formule du quartette. Si l'on pouvait considérer d'une certaine manière "Introducing Wayne Shorter" comme un gentil coup de pied dans la fourmilière Coltranienne, en se consacrant cette fois exclusivement au ténor, on pourrait presque percevoir son second disque comme sa réponse au colosse Rollins. Cedar Walton et Bob Cranshaw, qui ne croiseront plus jamais la route du saxophoniste, partagent l'affiche aux côtés du grand patron, Art Blakey. Le style pratiqué ne dépaysera pas ceux qui se sont frottés à son précédent effort, et puis, après tout, c'est l'époque qui veut ça... Mais, une fois encore, ce qui distingue, à mon sens, Wayne Shorter, de tous les autres jazzmen suants alors sang et eau pour parvenir à enregistrer leurs disques, c'est la beauté immédiate de ses mélodies ("Pay As You Go"), l'intelligence de ses constructions ("Tenderfoot"), sa manière habile de flirter avec les temps, la forte personnalité de son timbre ("The Albatross", "Getting to Know You"). C'est à dire chacun de ces éléments réunis. Car souvent, on les retrouve éparpillés chez l'un ou l'autre artiste, mais rarement en même temps. En un sens, écouter Wayne Shorter, c'est se faire une certaine idée de l'excellence. "Second Genesis" n'est, pour l'heure, qu'un album empli de promesses, aux esquisses aussi précises qu'incisives. Le meilleur, clairement, reste à venir, quand il s'abandonnera tout entier au jazz modal. Ce sera l'ère Blue Note et elle arrive à grands pas.

note       Publiée le jeudi 10 novembre 2005

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Note moyenne        2 votes

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gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62

Je prend note pour "The big beat", d'autant plus en présence de Bobby Timmons. Je ne saurai dire pourquoi mais j'accroche moins également en présence de Freddie Hubbard et même quelques incursions dans sa disco en leader ne m'ont pas renversé par rapport à ce que j'ai pu découvrir et réécoute de temps à autre chez Morgan (j'inclus les concerts de la dernière heure ou presque au Lighthouse dont à ce jour je me suis délecté du 1er soir avec un penchant en particulier pour les pièces modales !).

Message édité le 05-11-2023 à 20:48 par gregdu62

Note donnée au disque :       
Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

J'ai toujours préféré les Jazz Messengers avec Lee Morgan en lieu et place de Freddie Hubbard, les deux alternant souvent à l'époque dans la formation. "Indestructible" est un des meilleurs disques de la première partie des années 60 (qui est la meilleure du groupe pour faire simple). Un autre bijou, toujours avec Lee Morgan, est "The Big Beat" (à ne pas confondre avec un disque du même nom où Blakey et trois autres batteurs- Elvin Jones, Max Roach et Philly Joe Jones- se partagent l'affiche avec leurs formations respectives). Bobby Timmons est au piano. Un autre immense pianiste largement oublié. Comme Cedar Walton. Fin de mon pâté ennuyeux.

gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62

En fait Cedar Walton recroise la route de Wayne Shorter en 1964 lors de sessions ayant débouché sur l'album "Indestructible" de Art Blakey auquel sont aussi associés Lee Morgan et Reggie Workman qui a la même période enregistrent "Night dreamer" de Wayne Shorter. J'aime beaucoup "Indestructible", être un peu 'fan' de Lee Morgan ça aide ahah mais l'album est vraiment un excellent cru 'hard bop' (avec quelques aspects 'modal' ?) tandis qu'il comporte deux compos de Shorter avec la 6ème piste ajoutée en réédition. Décidément une très belle période Wayne Shorter que l'année 1964.

Message édité le 03-11-2023 à 22:40 par gregdu62

Note donnée au disque :