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Wayne Shorter › Second genesis

  • 2002 - Vee Jay, BSCP-30053 (1 cd)

8 titres - 35:58 min

  • 1/ Ruby & The Pearl (5:59)
  • 2/ Pay As You Go (3:45)
  • 3/ Second Genesis (4:14)
  • 4/ Mr.Chairman (3:19)
  • 5/ Tenderfoot (3:30)
  • 6/ The Albatross (5:27)
  • 7/ Getting to Know You (4:22)
  • 8/ I Didn't Know What Time It Was (5:22)

enregistrement

Chicago, USA, 11 octobre 1960

line up

Art Blakey (batterie), Bob Cranshaw (contrebasse), Wayne Shorter (saxophone ténor), Cedar Walton (piano)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
Avec les prises alternatives de "Ruby & The Pearl" (7:40), "Mr.Chairman" (3:17), "Tenderfoot" (2:50), "The Albatross" (5:16) et "Getting to Know You" (4:34), la réédition de cet album en porte la durée totale à 59:35

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop

Shorter est à peine né qu'il clame déjà sa renaissance ! Ne vous laissez pas duper par le titre, ni par sa pochette d'ailleurs qui précède d'une bonne demi douzaine d'année l'esthétique d'autres disques autrement plus précieux. "Second Genesis" n'est pas déméritant pour autant. C'est juste que les nuances qu'il apporte, dans le fond, par, déjà, une singulière approche de la tonalité, peut paraître inaperçue à l'oreille du profane. À l'occasion de sa seconde session d'enregistrement pour le compte de Vee-Jay, le saxophoniste opte pour la formule du quartette. Si l'on pouvait considérer d'une certaine manière "Introducing Wayne Shorter" comme un gentil coup de pied dans la fourmilière Coltranienne, en se consacrant cette fois exclusivement au ténor, on pourrait presque percevoir son second disque comme sa réponse au colosse Rollins. Cedar Walton et Bob Cranshaw, qui ne croiseront plus jamais la route du saxophoniste, partagent l'affiche aux côtés du grand patron, Art Blakey. Le style pratiqué ne dépaysera pas ceux qui se sont frottés à son précédent effort, et puis, après tout, c'est l'époque qui veut ça... Mais, une fois encore, ce qui distingue, à mon sens, Wayne Shorter, de tous les autres jazzmen suants alors sang et eau pour parvenir à enregistrer leurs disques, c'est la beauté immédiate de ses mélodies ("Pay As You Go"), l'intelligence de ses constructions ("Tenderfoot"), sa manière habile de flirter avec les temps, la forte personnalité de son timbre ("The Albatross", "Getting to Know You"). C'est à dire chacun de ces éléments réunis. Car souvent, on les retrouve éparpillés chez l'un ou l'autre artiste, mais rarement en même temps. En un sens, écouter Wayne Shorter, c'est se faire une certaine idée de l'excellence. "Second Genesis" n'est, pour l'heure, qu'un album empli de promesses, aux esquisses aussi précises qu'incisives. Le meilleur, clairement, reste à venir, quand il s'abandonnera tout entier au jazz modal. Ce sera l'ère Blue Note et elle arrive à grands pas.

note       Publiée le jeudi 10 novembre 2005

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