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Wayne Shorter › Juju

cd:42:07 • 6 titres

  • 1Juju08:32
  • 2Deluge06:52
  • 3House of Jade06:53
  • 4Mahjong07:44
  • 5Yes or no06:39
  • 6Twelve more bars to go05:27

informations

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 3 août 1964

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

line up

Elvin Jones (batterie), Wayne Shorter (saxophone ténor), McCoy Tyner (piano), Reggie Workman (contrebasse)

chronique

Je vais vous dire, moi, tout ce qui me pousse à vénérer un disque comme "Juju". Tout ! De la pochette au teint délavé, qui révèle plus qu'elle ne montre, à la musique qu'elle contient, flamboyante, majestueuse, poignante. Tout, absolument tout, fait de ce petit album un joyau que l'on se doit de chérir. "Juju", c'est Le jazz modal tel que le pratiquait John Coltrane en ces années bénies, le même mysticisme, la même fougue. Peut-être plus cérébralisé parce que si Wayne Shorter ne rechigne pas à être l'instrument de la musique qui l'habite, il tient tout de même à bien baliser l'horizon de points de repères plus maléables. Une musique foncièrement spirituelle, mais emprunte aussi d'un certain réalisme. Pas pour autant aveugle, si vous voulez, face à la beauté du monde qui nous entoure. Un faux débat déchire les mélomanes quant à la réelle importance de ce disque, lui préférant son faux frère "Speak No Evil". On reproche à "Juju" d'avoir tout pompé à Coltrane. L'atmosphère, c'est vrai, est la même, mais comment en aurait-il pu être autrement, puisqu'on y retrouve le line-up de "Night Dreamer" excepté Lee Morgan ? De fait, le jeu de Elvin Jones sur la plage titre ne cherche pas à dissimuler les évidences. Alors que Coltrane s'engage dans une course poursuite où le toujours plus haut, toujours plus fort prédominent, cette seconde session Blue Note de Wayne Shorter donne l'occasion au pianiste McCoy Tyner, libre comme l'air ("Mahjong") et son compère, le batteur Elvin Jones, d'exposer d'autres facettes de leur talent, un toucher plus sensible plus en phase avec le travail d'épure qu'a commencé sérieusement à entreprendre le saxophoniste. La seule force évocatrice de "Juju", " Deluge" ou "Mahjong", dans leur absolu pureté, dans leur définition de tout un univers gorgé de nuances en deux ou trois notes pastel, devrait suffire à faire taire les mauvaises langues. Du reste, qui peut raisonnablement résister à tant de beauté ? Est-ce que seulement ça se commente la beauté ? Non. Ça s'admire.

note       Publiée le jeudi 10 novembre 2005

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Note moyenne        11 votes

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Nicko Envoyez un message privé àNicko
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En même temps, quasiment toutes les dates de sorties sont erronées chez nous... Ca va être beau les Top :-/

Nicko Envoyez un message privé àNicko
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Effectivement, je modifie la date...

Tallis Envoyez un message privé àTallis

Yep, enregistré en 1964 mais sorti en juillet 1965.

atog meister Envoyez un message privé àatog meister

A priori, ce disque est sorti en 1965, et pas en 1964.

Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

Il sonne bien comme lui, je trouve, en général. C'est amplifié par sa façon de composer bien à lui. j'écoutais récemment le Night in Tunisia des Jazz messengers et ses interventions sont...bien à lui. Après, dans un cadre plus général, oui c'est sûr qu'on peut aussi bien le rapprocher de JC. PS : ça me fait penser que je connais bien mal le milieu et la fin de sa pariode Blue Note, c'est intolérable.