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Peter Hammill › The silent corner and the empty stage

7 titres - 49:45 min

  • 1/ Modern (7:28)
  • 2/ Wilhelmina (5:17)
  • 3/ The Lie [Bernini's Saint Theresa] (5:40)
  • 4/ Forsaken Gardens (6:15)
  • 5/ Red Shift (8:11)
  • 6/ Rubicon (4:11)
  • 7/ A Louse Is Not A Home (12:13)

enregistrement

Angleterre, 1974

line up

Hugh Banton (orgue, basse, claviers, chœurs), Guy Evans (percussions, batterie), Peter Hammill (guitare, piano, basse, harmonium, claviers, mellotron, oscillateur, chant), David Jackson (flûte, saophones alto, ténor et soprano), Randy California (guitare)

remarques

chronique

La débordante créativité de Peter Hammill ne connaîtra presque aucune pause. Il s'est rarement écoulé plus de deux ans entre deux de ses publications, qu'il enchaîne d'habitude avec une précision d'horloger, au rythme d'un disque par an. Et quelque fois même jusqu'à deux albums au cours de la même année ! Année faste donc que 1974 puisque nous serons fournis "In Camera" et "The Silent Corner and The Empty Stage", parmi les toutes meilleures oeuvres jamais réalisées par cet éternel écorché vif. Cette fois, toujours dans ce souci de pousser à chaque fois sa logique un peu plus loin, Hammill s'emploie à étendre le rayon d'action de sa plume la plus sophistiquée. Comme le dit le vieil adage ; chassez le naturel il revient au galop. Car, n'y allons pas par quatre chemins, "The Silent Corner and The Empty Stage" est le plus Van Der Graafien des albums de Peter Hammill. Et ce même si Nick Potter s'éclipse pour mieux ressurgir avec le K Group, mais ne brûlons pas les étapes ; ce sera seulement dans une dizaine d'année. Le guitariste Randy California (ex-Spirit) participe à la fête mais, comme pour Robert Fripp sur "Fool's Mate", son rôle reste anecdotique. Banton, Evans et Jackson, eux, sont beaucoup plus présents, c'est le moins que l'on puisse dire, et donnent de leurs personnes sur, entre autres, "The Lie", "Forsaken Gardens" ou l'ambitieux "A Louse is Not A Home", le tout oscillant dans des atmosphères évoquants tour à tour la folie de "Man-Erg" et la fièvre à venir d'autres titres emblématiques encore en devenir du générateur comme "La Rossa" auquel "Red Shift" prépare le terrain en quelque sorte. De loin, son album esthétiquement le plus rattaché à la grammaire progressive - façon Van Der Graaf Generator s'entend - "The Silent Corner and The Empty Stage" s'impose aussi comme le meilleur compromis pour toutes celles et tout ceux qui veulent aborder la carrière de Peter Hammill en solo sans prendre trop de risques ni être tout-à-fait dépaysés. Il faudra alors compter sur la sensibilité à fleur de peau de l'artiste et ses longs passages introvertis en mode acoustique ("Wilhelmina" et "Rubicon") pour permettre à ceux qui le désirent de poursuivre l'aventure hors des sentiers battus.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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notes

Note moyenne        8 votes

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Raven › jeudi 30 avril 2020 - 02:21  message privé !
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En pleine écoute de cette merveille je me demande toujours - plus encore que devant In Camera - si elle ne serait pas le quatrième grand Van Der Graaf (avec Godbluff, Pawn Hearts et Still Life), comme déjà dit on peut facilement oublier qu'elle est sortie sous le nom de Hammill seul... "The Lie" et "A Louse is not a Home" sont extraordinaires.

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Raven › dimanche 30 juin 2013 - 23:48  message privé !
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Un vieil homme devient veuf. Sous le coup de la tristesse, il mange son alliance. Il ne veut pas se laisser abattre, et décide de continuer à vivre, deux jours après il va même a la piscine municipale. Vingt ans qu'il y était pas allé le vieux... Pendant sa baignade, son ventre fait des gargouillis, et une envie soudaine le prend, impossible à contenir...

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Kronh › dimanche 30 juin 2013 - 23:21  message privé !

Loin de moi l'idée... Bon sang, mais elle représente quoi cette pochette?! Album sympathique cela dit.

Dun23 › dimanche 30 juin 2013 - 13:53  message privé !

Ce dernier commentaire est amusant! Et c'est vrai que maintenant, je m'interroge...

Thierry Marie › mercredi 22 décembre 2010 - 17:34  message privé !

La pochette m'interroge: il n'aurait quand même pas osé le dessin d'un godemiché planté dans un cul féminin...?

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