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Philip Glass (1937) › La belle et la bête

20 titres - 88:12 min

  • CD 1 - 01/ Ouverture (03:31) - 02/ Les Soeurs (03:47) - 03/ La Demande en Mariage d'Avenant (03:37) - 04/ Le Voyage du Père (05:22) - 05/ Le Domaine de la Bête (07:39) - 06/ Le Retour du Père (02:18) - 07/ La Belle va au Château (08:12) - 08/ Le Dîner (03:43) - 09/ Les Tourments de la Bête (04:50) - CD 2 - 01/ Promenade dans le Jardin (10:10) - 02/ La Saisie des Meubles (01:33) - 03/ La Confiance de la Bête en la Belle (04:59) - 04/ Belle retourne Chez son Père (01:57) - 05/ Belle raconte son Histoire (03:54) - 06/ Le Plan (03:32) - 07/ La Passion d'Avenant (04:06) - 08/ Le Magnifique apparaît (03:10) - 09/ Le Miroir (04:26) - 10/ Le Pavillon (03:44) - 11/ La Métamorphose (04:10)

enregistrement

The Looking Glass Studios, New-York, Etats-Unis, 1994.

line up

Seymour Barab (violoncelle), Jon Gibson (saxophone soprano, flûte), Philip Glass (1937) (claviers), Martin Goldray (caviers), Richard Peck (saxophones alto et soprano), Michael Riesman (direction, claviers), Andrew Sterman (flûte, piccolo, saxophone soprano, clarinette basse), Eleanor Sandresky (claviers), Janice Felty (mezzo-soprano, la Belle), Gregory Purnhagen (baryton, La Bête, L'agent du port, Avenant, Ardent.), John Kuether (baryton, le père, l'usurier), Ana Maria Martinez (soprano, Felice), Hallie Neill (soprano, Adelaide), Zheng Zhou (baryton, Ludovic).

Musiciens additionnels : Sharon Moe (cor français), Sanford Allen, Tim Baker, Regis Iandiorio, Karen Karlsrud, Jenny Koo, Jan Mullen, Linda Quan, Sergiu Schwartz (violon), Alfred Brown, John Dexter, Stephanie Fricker (alto), Semyon Fridman, Beverly Lauridsen (violoncelle), Charles McCracken (basson), James Pugh (trombone ténor), Alan Raph (trombone basse, tuba).

chronique

Styles
musique classique
contemporain
Styles personnels
opéra

Etrange admiration que voue Philip Glass à Jean Cocteau... De fait, le compositeur américain a consacré plusieurs oeuvres à l'univers du poète français, dont la plus connue est certainement cet opéra. Enfin, "opéra", ce n'est pas le terme exact. La démarche expérimentale est la suivante : Glass a pris le célèbre film de Cocteau, il a coupé le son, et il a donné une autre bande-son au film, avec sa propre musique, et les dialogues du film qui sont à présent chantés, de manière exactement synchrone à tout ce qui se passe sur l'écran : un travail de doublage opératique, qui métamorphose bien évidemment l'oeuvre de départ. Je ne vous ferai bien évidemment pas l'injure de vous rappeler l'intrigue de ce conte. Disons simplement que Cocteau s'en était emparé pour en faire une parabole sur la fonction de l'artiste dans le monde. Et Philip Glass, lui, pourquoi s'est-il emparé du film de Cocteau ? Eh bien je n'en sais trop rien. Sans même discuter de la pertinence de cette démarche (pourtant hautement discutable quand même, hein, quand il s'agit de s'emparer du chef d'oeuvre d'un autre pour le mutiler de la sorte), on est en droit de s'interroger sur l'utilité d'une pareille musique. Il n'y a plus grand chose de Philip Glass là-dedans : c'est une vague resucée de Debussy et de Ravel (mais ne compose pas "Pelléas et Mélisande" ou "L"enfant et les sortilèges" qui veut) agrémentée de la guimauve répétitive de l'Américain, reconnaissable çà et là, mais qui n'offre, diluée ainsi, plus grand chose d'intéressant. Autre reproche majeur : la texture sonore d'un orchestre de chambre qui est bardé des synthétiseurs de l'Ensemble Philip Glass : cela épaissit encore considérablement la pâte. Certaines colorations étranges, certains passages intrigants, viennent de temps à autre relever le niveau. Mais cette composition est tout de même à oublier ; et ce n'est pas la performance technique de synchronisation qui y changera quelque chose. Plutôt que de perdre votre temps avec ce disque, mieux vaut regarder à nouveau le magnifique film de Cocteau, grand moment de cinéma sombre et expérimental… même avec sa bande-son d’origine.

note       Publiée le mercredi 13 avril 2005

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kranakov › mardi 17 février 2015 - 23:03  message privé !

Je sors de la représentation donnée à la Cité de la Musique en ce mardi. Tout à fait d'accord avec Girardasse : la "rencontre" du film et de la partition constitue un objet tout à fait singulier et bouleversant qui fait découvrir le film de COCTEAU sous un jour nouveau. Du fait de cet accompagnement méticuleux, un vrai boulot de fétichiste irrévérencieux, on découvre combien le travail du metteur en scène est précis, millimétré, bien loin du flou qu'on prête à une prétendue âme poétique. COCTEAU est de la trempe des plus grands sur ce film-là, celle d'un WELLES, d'un MINNELLI mais avec une vision si idyosyncrasique que son film est absolument unique. On peut certes voir le film dans sa version originale - c'est même souhaitable pour le découvrir - mais on gagne à le visionner avec cette bande-son. En revanche je ne peux pas m'imaginer écouter ce disque… La musique ne me touche guère sans les images. Nous sommes loin du GLASS brillant innovateur des 70s.

Note donnée au disque :       
Jacques Capelovici › dimanche 2 décembre 2012 - 17:38  message privé !

Et "Orphée", c’est du même acabit ?

Girardasse › jeudi 30 mars 2006 - 10:05  message privé !
En depit de tous les defaults sus cites, cette version de "La Belle et la bete" par Glass est magnifique. La scene du diner par exemple est chargee d'emotions. Evidemment le film n'a pas besoin de cet accompagnement pour etre un chef d'oeuvre immortel mais cette bande-son apporte un eclairage original et appreciable...
Note donnée au disque :