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Peter Hammill › What, now ?

  • 2001 - Fie!, FIE! 9123 (1 cd)

8 titres - 48:56 min

  • 1/ Here Come The Talkies (9:41)
  • 2/ Far flung [across the sky] (3:21)
  • 3/ The American Girl (3:06)
  • 4/ Wendy & The Lost Boy (3:26)
  • 5/ Lunatic In Knots (8:04)
  • 6/ Edge Of The Road (10:03)
  • 7/ Fed to The Wolves (6:22)
  • 8/ Enough (4:53)

enregistrement

Terra Incognita, Bath, Angleterre, décembre 2000 - mars 2001

line up

Manny Elias (batterie), Stuart Gordon (violon), Peter Hammill (chant, instrumentation), David Jackson (saxophone, flûte)

chronique

Bien. De vous à moi, ça commence à devenir compliqué là... C'est qu'on le croyait mort et enterré notre cher Peter. Ils se comptent finalement sur les doigts d'une main les artistes capables d'alterner ainsi des albums médiocres et sans inventivité aucune ("None of The Above") puis revenir avec quelque chose d'aussi... mmmh, comment dire... inespéré que ce "What, now ?". Donner son avis, déjà, parfois c'est limite quand, en plus, on vous prête des intentions que vous n'avez pas. Mais alors, accorder une note, bon sang, vous n'imaginez pas comme cela peut être délicat, cruel. Pour tout dire ; injuste. Y en aura toujours quelques uns pour s'offusquer de me voir me montrer donc beaucoup plus généreux envers les productions les plus récentes de Peter Hammill plutôt qu'à certains de ses anciens disques, dits classiques. Là où certains croient pouvoir y déceler la manifestation de mon esprit de contradiction, c'est en réalité mon point de vue personnel que je tente d'exprimer, débarassé de l'influence possible et même probable de ceux qui aimeraient nous imposer leur mode de pensée. En parlant de "What, now ?", j'ai dit inespéré. J'y ai été sans doute un peu fort. Faut dire aussi que face à la lourde et amère déception laissée par on prédécesseur, on aura vite tendance à faire du bon de l'exceptionnel. Si le style, d'un disque à l'autre, altèrne presque systématiquement approche minimale et prétentions plus rock, l'uniformisation de ton qui se dégage de ses productions depuis "Roaring Forties" en 1995 nous permet d'avoir une vue d'ensemble beaucoup plus claire sur cette partie de carrière, à un tel point qu'on peut parler, à mon humble avis, de nouvelle période, sans doute la plus longue jamais entamée par l'artiste. C'est autant une qualité qu'un défaut, car l'écoute alerte de l'auditeur doit tout le temps lui permettre de faire abstraction du sévère manque de dynamique prodigué par une section rythmique inexistante (Nick Potter n'est plus là, et Manny Elias, c'est tout comme). Alors, forcément, sur un disque comme "What, now ?" qui, dès "Here Come The Talkies" ou avec des chansons telles que "Lunatic in Knots" ou "Edge of The Road", tente de renouer avec l'aspect le plus ouvertement progressif de sa carrière, la satisfaction n'est jamais absolue, comme le visage angélique d'une tendre jeune fille qu'un tarin bien ingrat viendrait enlaidir. On retrouve des échos à "The Future Now" au travers de l'atmosphérique "Far-Flung (across the sky)" et les expérimentaux "Fed to The Wolves" ou encore "Enough", alors que "The American Girl" et "Wendy & The Lost Boy", eux, paraissent bien sages. Sans vouloir me répéter, on dira de "What, now ?" qu'il s'agit d'un nouveau disque bourré de bonnes intentions qu'une réalisation parfois trop fade vient ternir.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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Raven › mercredi 7 juillet 2010 - 11:15  message privé !
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j'adore Hammill, sa disco est très dense, et je ne connais pas (encore) cet album... Hammill en solo n'a jamais vraiment été jusqu'au bout des choses comme l'a souvent dit Proggy, souvent approximatif, souvent en demi-teinte, ambigu, incertain, dans la joie comme dans le désespoir... C'est aussi ça qu'on aime chez Peter : une certaine idée de la retenue dans l'excès, et cette pochette fascinante qui retranscrit ces sentiments quelques peu paradoxaux de belle manière, est un peu à son image : il a voulu mettre Mimie Mathy bourrée sur la photo, mais il a flouté quand même.