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Peter Hammill › Clutch

9 titres - 44:58 min

  • 1/ We Are Written (3:55)
  • 2/ Crossed Wires (3:42)
  • 3/ Driven (3:55)
  • 4/ Once You Called Me (4:40)
  • 5/ The Ice Hotel (5:15)
  • 6/ This Is The Fall (6:44)
  • 7/ Just A Child (4:04)
  • 8/ Skinny (4:42)
  • 9/ Bareknuckle Trade (8:01)

informations

Terra Incognita, Bath, Angleterre, août 2001 - juillet 2002

line up

Stuart Gordon (violon, effets), Peter Hammill (chant, guitare acoustique, luth), David Jackson (saxophone, flûtes)

chronique

On sentait venir ce retour à l'acoustique. À dire vrai, Peter Hammill en avait même vraiment besoin. "None of the Above", digne des plus hauts reliefs hollandais, puis "What, now ?", avaient tout de même pour avantage de tenter de s'affranchir du langage trivialement synthétique, le dernier cité moins, certes, mais compensait toutefois en accordant une place plus grande à la guitare. La pochette de "Clutch" est donc pour le coup assez explicite. Car la couleur de l'album est celle d'un singer/songwriter, d'autant que les errances progressives de "This" ou de ce fameux "What, now ?" n'ont plus droit de cité ici. Croit-on. Si les mélodies de "We Are Written" ou "Once You Called Me", doublé de superbes lignes de violon, tombent vite dans l'oreille, l'enchaînement de ces quatre premières plages est peut-être agréable, mais tout de même pas loin de l'anecdotique. Les choses se corsent sur la deuxième moitié du disque. "The Ice Hotel" continue à développer ce même goût pour l'épure et l'émotion brute, mais avec un côté tout de même nettement plus inquiétant. "This is The Fall" et "Just A Child" sont beaucoup plus graves encore, non seulement au niveau des sujets qu'ils traitent mais aussi et surtout dans leur manière d'en parler. La flûte lointaine de David Jackson, les nappes de cordes dénaturées en arrière plan font basculer ce monde d'apparente quiétude dans la peur et l'angoisse. Un délicat mais moins relevé "Skinny" qui, fait relativement rare, nous permet de goûter au toucher de celui qui se qualifie lui-même de piètre guitariste, et puis on repart de plus belle avec un intense et quasi épique "Bareknuckle Trade". La production, plus moderne, aura peut-être du mal à nous en convaincre mais "Clutch" a tous les atouts en mains pour séduire ceux qui ont su apprécier à leur juste valeur des disques comme "Chameleon in The Shadow of Night" ou encore "Over". Et de fil en aiguille, cela me fait aussi penser que les admirateurs transis de David Bowie, et en particulier celui de "Space Oddity" ou "The Man Who Sold The World", devraient sérieusement se pencher sur Peter Hammill, et pourquoi pas sur ce "Clutch" qui, sans en avoir l'air, réussit à s'imposer comme un antépénultième retour au premier plan.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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    darkoverwestphalia Envoyez un message privé àdarkoverwestphalia
    Je l'aime bien ce Clutch. Les mélodies vocales vont de l'agréable au (presque) somptueux. La guitare se fraye tant bien que mal un chemin, guidé par le toucher si...extrême... de Hammill. Et les quelques touches de saxophone et de viole qui vienennt perturber cette délicate épure ne font qu'en souligner les reliefs. Alors certes, on est loin du génie de In Camera, et certains des thèmes développés tombent un peu à plat, mais dans le genre recueil de chansons -au sens le plus strict du terme- l'album est plus que recommendable
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