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Van Der Graaf Generator › Pawn Hearts

3 titres - 45:05 min

  • 1/ Lemmings (11:39)
  • 2/ Man Erg (10:21)
  • 3/ A plague of lighthouse keepers (23:05)

enregistrement

Trident studio, Londres, Angleterre, 1971

line up

Hugh Banton (orgue, claviers, piano, chœur), Guy Evans (batterie, percussions), Peter Hammill (piano, guitare acoustique, chant), David Jackson (saxophone, flûte, chœur)

remarques

chronique

Avec "Pawn Hearts", Van Der Graaf Generator exécute, à peu de choses près, une opération à cœur ouvert sur ses auditeurs. Les trois longs titres qui en dessinent les contours (et encore, "Pawn Hearts" devait être un double album !) font de la découverte de cet univers psychotique une étape peut-être un peu plus ardue que de coutume, mais les sensations qu'ils procurent en retour touchent au divinement diabolique. Ici, nos quatre lascars atteignent le summum de leur art dans un capharnaüm paroxystique (comme disait Dalí) qui n'a point d'égal dans leur discographie. Van Der Graaf Generator met en musique et en mots les tourments de l'homme, sa folie face aux démons intérieurs et ceux qui l'entourent. Une approche si singulière et effrayante dans les textes qu'ils proposent qu'elle aurait du couvrir de honte Jon Anderson et ses historiettes pseudo mystiques de pacotille. Si "Lemmings" est du pur Van Der Graaf avec ses structures complexes et enchevêtrées, dominé par la voix plus sépulcrale et hantée que jamais de Peter Hammill, la suite du programme laissera des marques indélébiles dans les circonvolutions de nos neurones perturbés : "Man Erg" met en exergue de manière flamboyante la dualité de l'homme, et son côté mi-ange, mi-démon, dans un scénario apocalyptique qui atteint son apogée quand Hammill éructe "How Can I Be Free ? How Can I Get Out ? Am I Really Me ? Am I Someone Else ?" Oui, ça cogite, ça bouillonne là-dedans. Ça a trop souffert. Trop longtemps. Faut que ça sorte. Et ces quelques questions existentielles de plus ne sont pas là pour tenter de faire machine arrière. Avec leur pièce maîtresse qui clôt l'album, "A Plague of Lighthouse Keepers", longue de 23 minutes et compartimentée en dix mouvements tantôt apaisants et libérateurs, tantôt enragés et extatiques, Van Der Graaf Generator met un terme à sa seconde incarnation de la manière la plus spectaculaire qui soit, renvoyant tous les progueux qui se la pètent à leur couches culottes.

note       Publiée le mercredi 26 décembre 2001

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boumbastik Envoyez un message privé àboumbastik

Album en état de grâce. Marquage au fer rouge dès la 1ère écoute. Côté voix, y'a du Halford en effet, et du Gentle Giant aussi trouvé-je, par moments.

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Raven Envoyez un message privé àRaven
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C'est plus Halford je trouve, qui a des intonations hammilliennes par moments.

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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Je sais pas si c'est ma phase Dio qui insiste là dessus, mais la voix de Hammill y fait penser, non ?

Raven Envoyez un message privé àRaven
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C'est la merveille des merveilles oui, ce Pawn Hearts. Et ce final est leur sommet absolu. Même si Godbluff, même si Still Life, même si H to He, même si...

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sergent_BUCK Envoyez un message privé àsergent_BUCK
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