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Peter Hammill › Fireships

9 titres - 52:11 min

  • 1/ I Will Find You (4:43)
  • 2/ Curtains (5:43)
  • 3/ His Best Girl (5:00)
  • 4/ Oasis (5:37)
  • 5/ Incomplete Surrender (6:38)
  • 6/ Fireships (7:21)
  • 7/ Given Time (6:32)
  • 8/ Reprise (4:18)
  • 9/ Gaia (5:32)

informations

Terra Incognita, Bath, Angleterre, novembre 1990 - août 1991

line up

John Ellis (guitare), Stuart Gordon (violon), Peter Hammill (chant, guitare, claviers, basse, percussions, piano, cordes, instruments à vent), David Jackson (saxophones alto et soprano, flûte), David Lord (cordes, percussions, claviers, basse, instruments à vent, samples, orchestration), Nick Potter (basse)

chronique

S'il y a bien un élément regrettable et pourtant constant dans la carrière de Peter Hammill, c'est sa fâcheuse tendance à presque tout le temps mal débuter un album. "Fireships" ne déroge pas hélas à la règle avec "I Will Find You", un morceau qui aurait sans peine trouvé sa place sur ce "In A Foreign Town", de sinistre mémoire. Quand surgit de la brume "Curtains", on prend toute la mesure du contraste qui existe entre ces deux morceaux : c'est le jour et la nuit en plein, et, heureusement, c'est cette dernière option que Peter Hammill a choisi de poursuivre pour nous délivrer un nouveau chapitre tout en retenue de sa facette la plus introvertie. Alors, effectivement, l'artiste n'est pas tout à fait sorti de l'emprise du système midi. Et autant vous le dire tout de suite ; va falloir s'y habituer puisqu'il n'est pas prêt de l'abandonner. Toutefois, avec une expérience à chaque fois plus grande, impliquant une compréhension plus étendue et donc aussi une maîtrise qui à chaque fois se perfectionne un petit peu plus, Peter Hammill parvient à en tirer le meilleur parti, plus encore que sur "Out of Water" qui, en quelque sorte, l'y préparait. Donner un semblant de dynamique en pressant la touche "fake quantized drums" demeure plus que jamais une mauvaise idée, comme le prouve la plage titre qui montre ainsi que le chanteur n'est toujours pas parvenu à se mettre à l'abri de cette redondante faute de goût. Sinon, "Fireships", le disque, promène avec lui une atmosphère presqu'irréelle. J'utilisais le terme brumeux tout à l'heure, et ce n'était pas du tout innocent. Quand l'orchestration midi est employée, non pas pour remplacer l'un ou l'autre instrument, mais bien pour contribuer à l'assise de cette ambiance crépusculaire, dessinant des nappes denses et raffinées à la fois, le résultat s'avère être des plus probants. Il y a un côté presque new age dans le déroulement de ces plages, mais cela ne se limite pas à cela grâce notamment à l'intervention éclairée d'un réel ensemble de cordes conduites par David Lord sur "Incomplete Surrender" ou le déjà cité "Curtains". Les interventions plutôt rares de Dave Jackson, cette fois au soprano, suscitent à tous les coups l'émerveillement et illuminent véritablement un morceau comme "Oasis". On en viendrait même jusqu'à regretter que ce vieil ours n'ait pas été mis davantage à contribution tant il développe là une facette inédite et pour le moins fascinante de son talent. Ce n'est toujours pas avec ce disque que Peter Hammill pourra reconquérir les arènes du rock, c'est certain. Mais c'est là le cadet de ses soucis. Tout de même, pouvoir l'entendre réaliser encore des oeuvres à la forte personnalité comme celle-ci est un plaisir qui ne se refuse pas.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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    vincenzo Envoyez un message privé àvincenzo
    Certain prétendent même que c'est son dernier grand disque...
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    torquemada Envoyez un message privé àtorquemada
    Bel album, auquel l'adjectif brumeux sied merveilleusement, tout comme "Everyone You Hold", cinq ans plus tard.
    Note donnée au disque :