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Peter Hammill › None of the above

  • 2000 • Fie! FIE! 9122 • 1 cd

8 titres - 44:30 min

  • 1/ Touch And Go (4:09)
  • 2/ Naming the Rose (5:20)
  • 3/ How Far I Fell (5:57)
  • 4/ Somebody Bad Enough (4:05)
  • 5/ Tango for One (6:45)
  • 6/ Like Veronica (5:56)
  • 7/ In a Bottle (8:02)
  • 8/ Astart (4:16)

enregistrement

Terra Incognita, Bath, Angleterre, 2000

line up

Manny Elias (batterie, percussions), Stuart Gordon (violon), Beatrice Hammill (chœurs), Holly Hammill (chœurs), Peter Hammill (chant, instrumentation)

chronique

Styles
pop

Certes, les productions Hammilliennes des années quatre-vingt dix ne parviendront sans doute jamais à faire de l'ombre à ses tous premiers faits d'armes, mais de petits trésors comme "Fireships" ou "This" nous laissaient quand même sur une note d'espoir, à penser que contrairement à un Jon Anderson, Peter Hammill n'était pas tout à fait cérébralement mort, qu'il avait encore des choses à dire, qu'il les disait bien et qu'il était même encore capable de nous surprendre. Au moment où l'on s'apprêtait donc à rentrer de plein pied dans une nouvelle décennie, mais aussi un nouveau millénaire, notre ombrageux britannique nous offrait ce délicat "None of The Above", titre dont la négation devrait presque être prise au pied de la lettre. Car, en effet, aucun des souhaits formulés plus avant ne vont trouver leur écho sur ce disque, ma foi, fort insipide. Dans la lignée de ses oeuvres les plus intimistes, de "And Close As This" à "Everyone You Hold" inclus (on y retrouve à nouveau ses deux filles, Holly et Beatrice), cette production ne décolle jamais vraiment et rate tout ce que les deux albums précités avaient réussis à accomplir. Seul spasme dans cet horizon aux vertus plus soporifiques que fondamentalement aériennes, "Like Veronica", plage plus ou moins rock mais en fin de compte tout aussi inappropriée. Dans de telles conditions, les huit minutes de "In A Bottle" passent assez mal. Ailleurs, les mélodies n'ont aucune saveur, ou alors elles rappelent de mauvais souvenir ("Somebody Bad Enough" ou "Astart" sonnant comme du mauvais Phil Collins, n'ayant pas peur des maux - jeu de mot). "Naming The Rose" et "Tango for One" seraient à la rigueur les seules plages où il se passe quelque chose au niveau de l'émotion qu'elles sont susceptibles de véhiculer. C'est bien peu, vous le reconnaîtrez. "None of The Above" est de loin un des albums les plus dispensables de l'artiste toute période confondue. Si "Skin" ou "In A Foreign Town" s'avéraient fort peu recommandables, majoritairement en raison de leur production datée, ce premier album inaugurant une décennie nouvelle inquiète car ce sont les compositions qui se montrent ici des plus décevantes. Une sévère baisse de régime sans réel précédent. Un faux pas que l'on espère aussi sans suite.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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