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Peter Gabriel › Peter Gabriel 4 Security

8 titres - 45:46 min

  • 1/ The rhythm of the heat
  • 2/ San jacinto
  • 3/ I have the touch
  • 4/ The family and the fishing net
  • 5/ Shock the monkey
  • 6/ Lay your hands on me
  • 7/ Wallflower
  • 8/ Kiss of life

enregistrement

Produit par David Lord et Peter Gabriel. Enregistré à la maison, les deux premières semaines avec Mobile One, puis mixé au studio Crescent, Bath.

line up

John Ellis, Larry Fast, Peter Gabriel, Peter Hammill, Tony Levin, David Lord, Jerry Marotta, Morris Pert, David Rhodes, Roberto Laneri, Stephen Paine, Jill Gabriel, Ekome Dance Company.

remarques

Jusqu'à l'album "So", les titres des albums n'apparaissent nulle part sur le CD.

chronique

Styles
pop
ovni inclassable
Styles personnels
dark pop tribale

Fans de musique sombre ET expérimentale arrêtez-vous ! Cet album est un monument d’inquiétude, d’étrange, de tribalisme effrayant. LE chef-d’œuvre de Peter Gabriel à ce jour, et malgré le magnifique «Passion», il le restera sans aucun doute. La première pièce est déjà sans appel. «The rhythm of the heat» est une incantation possédée, lente et oppressante ; une étrange pulsation rauque d’origine inconnue entame la complainte… la voix vieillie et superbe de Peter Gabriel, comme du fond d’une cage nous raconte son histoire, son sentiment sordide, «the rhythm is below me, the rhythm of the heat »… il nous prévient, peu à peu… « the rhythm is inside me… the rhythm has my soul »…car tout cela finit dans un déchaînement de percussions, toms et cris tribaux qui semblent en appeler aux forces vaudous les plus noires. Cette pièce sublime, «The family and the fishing net» et l’inévitable «Lay your hands on me» sont les pièces étouffantes et noires du recueil. On ne saurait dire d’où viennent les sons : c’est de la flûte, de la guitare saturée, des voix lointaines et un synthé indéfinissable, basses et percussions mates, mais dans une cohérence de textures et de production qui tient tout l’album dans un seul matériau sonore : ce disque est tel une poupée totem ourdie dans une seule glaise… « Vows of sacrifice, headless chickens… Dance in circles, they the blessed… ». Même les morceaux les plus lumineux, «San Jacinto» et «Wallflower», deux des plus grandes pièces du sieur Gabriel, respirent le malaise de l’oppression… la folie latente. Entièrement basée sur une toile de sons et mélodie japonais à l’évolution perpétuelle, «San Jacinto» tourne durant six longues minutes autour de la voix de velour usé du maître, et les pressentiments arrivent sous formes de sons graves qui apparaissent ça et là, tandis que la structure ne bouge pas et que les petits cliquetis asiatiques continuent leur sautillements comme des pantins à pile… L’envolée se précise, les notes se concentrent vers le prenant, puis c’est le synthé profond et ample, la voix implorante, la guitare noire. Quant à «Shock the monkey» et «I have the touch», en cohérence absolue avec le reste de l’album, ils sont l’incarnation ultime et parfaite de la pop-ténébro-tribale ( absolument !) que l’album précédent nous avait présentée. Pour ce disque, Peter Gabriel a choisi de travailler entièrement sans cymbale, sans charleston, rien de la peau… rien que du brut… un album MONUMENTAL.

note       Publiée le mercredi 1 mai 2002

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notes

Note moyenne        23 votes

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Raven › jeudi 28 mars 2019 - 18:18  message privé !
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Pfiou, le vinyle déboîte le caisson. Et me fait pousser la note au max. À foutre dans une playlist avec Discipline, le premier DCD, et Bone Machine... Incroyable "The rhythm of the heat", avec sa grosse montée rythmique saturant les baffles (qui annonce clairement à "The feeling begins" sur Passion). C'est la tronche de Gabriel, sur la pochette, et elle prépare assez bien à l'ambiance de ces tubes d'un genre spécial.

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › vendredi 6 octobre 2017 - 22:58  message privé !

Je l'ai déjà écouté plusieurs fois cet album et pourtant lors d'une nouvelle écoute ce soir, je m'aperçois qu'il me touche comme il ne l'avait jamais fait (notamment sur le morceau "Wallflower"). Fascinant, ce pouvoir qu'ont les grands albums sur nos émotions.

Note donnée au disque :       
dariev stands › mardi 17 janvier 2017 - 17:46  message privé !
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J'aurai envie de dire "go east, young man"... Les deux YMO de la période 81 (BGM et Technodelic) me paraissent assez proche dans la production, mais suis-je objectif vu que j'adore? Je pense que "Philarmony" de Haruomi Hosono est pas si éloigné non plus, voire "Titles" de Mick Karn, qui dans l'esprit est assez japonais (sans aucun lien avec le fait qu'il était dans le groupe Japan, hein!), tous de 82 aussi. Et en creusant dans le puits sans fond de la new wave jap, il y a surement d'autres dans de ce style...

Max50 › lundi 16 janvier 2017 - 20:32  message privé !

Quelqu'un aurait des noms d'albums ou d'artiste dans la même ambiance ?

Dane › jeudi 31 décembre 2015 - 15:03  message privé !

Je découvre l'album à l'instant. Je pense que Lustmord a samplé "the rhythm of the heat" pour son titre "Blood deep in dread" sur Metavoid.