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Peter Hammill › The future now

12 titres - 45:15 min

  • 1/ Pushing Thirty (4:18)
  • 2/ The Second Hand (3:26)
  • 3/ Trappings (3:30)
  • 4/ The Mousetrap [caught in] (4:05)
  • 5/ Energy Vampires (2:53)
  • 6/ If I Could (4:34)
  • 7/ The Future Now (4:10)
  • 8/ Still In The Dark (3:35)
  • 9/ Mediaevil (3:04)
  • 10/ A Motor Bike In Africa (3:09)
  • 11/ The Cut (4:19)
  • 12/ Palinurus (3:43)

enregistrement

Sofa Sound, Surrey, Angleterre, 18 mars et 26 avril 1978

line up

Peter Hammill (guitare, claviers, chant), David Jackson (saxophone), Graham Smith (violon)

remarques

chronique

Styles
folk
pop
rock
Styles personnels
no wave

Le nouveau visage adopté par Van Der Graaf n'aura donc pas fait long feu. Le sulfureux "Vital" mettait un terme à priori définitif à cette fabuleuse aventure. Ce qui fait de "The Future Now" le premier album de Peter Hammill réellement post Van Der Graafien, et désolé pour le néologisme... Le premier aussi qui ouvre un cycle d'atermoiements où Peter Hammill va s'essayer à des expérimentations diverses, pour des résultats tout aussi mitigés. Un disque plus partagé que vraiment contrasté, un peu à l'image de sa pochette. En vérité, Hammill et sa bande jouaient leur va-tout avec leur double témoignage en concert, l'avenir du groupe restant donc bien incertain. C'est donc dans cet état d'esprit radicalement nouveau pour lui que Hammill boucle en moins d'un mois au printemps 1978 ce disque où, de son propre aveu, il essaye de construire quelque chose de sérieux, de concret, dans la perspective d'une carrière solo qui pourrait bien devenir du long terme et non plus de simples exercices de style capricieux. Pour autant, il ne faut pas envisager "The Future Now" sous l'angle d'un hypothétique compromis ! C'est loin d'être le cas, notamment quand on s'arrête sur sa deuxième face, loin de pouvoir prétendre à un quelconque succès commercial. L'empreinte de ses travaux passés persiste, Dave Jackson intervenant sur "Pushing Thirty" et Graham Smith sur l'étrange "Energy Vampires", "If I Could" faisant presque office de post scriptum à "Over", mais de manière générale, une ambiance pas forcément froide, je dirais détachée, s'en dégage. Elle évoquerait presque le second Peter Gabriel, en nettement plus lunatique cependant (cfr son travail vocal toujours aussi phénoménal sur le bien nommé "Mediaevil"). C'est aussi l'époque où les boîtes à rythme se démocratisent et si Peter Hammill parvient à en tirer le meilleur pour dessiner des chansons pop au calibrage irréprochable ("The Second Hand"), son approche sur "A Motor-Bike in Afrika", pas loin de Suicide finalement, ou "The Cut" est plus à même de satisfaire notre culte du sombre et de l'expérimental.

note       Publiée le dimanche 30 avril 2006

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notes

Note moyenne        5 votes

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Raven › vendredi 1 mai 2020 - 22:00  message privé !
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T'es pas le seul. D'ailleurs maintenant que tu en parles, j'ai toujours trouvé un côté Monty Python à celle de In Camera.

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(N°6) › vendredi 1 mai 2020 - 21:51  message privé !
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Je sais pas si je suis le seul, mais il me fait penser à John Cleese sur cette pochette.

Raven › vendredi 1 mai 2020 - 21:25  message privé !
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Un sacré grower celui-là. Bric-à-brac-labo fait maison, post-déprime, foisonnant, très étrange, chaque morceau ou presque est un petit monde à lui seul. Je kiffe "Mediaevil", elle a un p'tit côté morriconien (en plus c'est un super titre).

Note donnée au disque :       
mangetout › samedi 11 décembre 2010 - 15:54  message privé !

Est-ce osé de rapprocher cette trilogie ("The future now"/"Ph7"/"A black box") de celle sortie à peu près à la même époque par Bowie/Eno ?

Sans démériter les superbes "Low", "Heroes" et "The lodger" dire qu'on ne parle que d'eux pour être à l'avant-garde des vaguelettes new-wave/cold-wave/ambiente à venir sans mentionner ces trois albums de Hammill alors que je trouve que dans le genre prospectiviste froid et (r)affiné,ils vont encore plus loin.

vincenzo › vendredi 17 avril 2009 - 21:35  message privé !

Bon, c'est tombé dans le random... Il n'y a que moi qui commente ce disque, tanpis. Ce disque est incroyable : on est encore dans les 70's, il ferme un cycle : des machines, un son froid, clinique, le chant s'intériorise, pas de démonstration superflue. Les titres sont courts, directs et les mélodies essentielles. Cela doit faire bientôt 15 ans que ce disque tourne chez moi...

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